Piketty : "Tant qu'il n'y aura pas plus de justice fiscale, ce gouvernement aura du mal à réformer"

GRAND ENTRETIEN. Révolte des "gilets jaunes", crise écologique, fiscalité progressive... le célèbre économiste revient sur l'actualité et parle de son livre, "Capital et idéologie", où il montre qu'il n'y pas de fatalité à l'aggravation des inégalités.
Grégoire Normand

22 mn

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS, professeur à la Paris School of Economics et co-directeur du World Inequality Lab.
Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS, professeur à la Paris School of Economics et co-directeur du World Inequality Lab. (Crédits : Jérôme Panconi)

[Version intégrale de l'interview publiée dans La Tribune Hebdo n°310, en kiosques le 15/11/2019]

LA TRIBUNE -  Un an après le début du mouvement des gilets jaunes, quelles leçons tirez-vous de cette séquence inédite ?

THOMAS PIKETTY - Je pense que le mouvement des gilets jaunes a montré qu'il faut prendre au sérieux les questions de justice fiscale. Le gouvernement actuel ne veut pas entendre parler de justice fiscale. L'exécutif est arrivé au pouvoir en mettant en avant les premiers de cordée et les autres suivront. Il a annulé les hausses sur les carburants et pris des mesures sur les bas salaires mais tant qu'il ne fera pas un geste en termes de justice fiscale, la situation ne sera pas apaisée.

Qu'entendez-vous par le rétablissement de la justice fiscale ?

Je pense que cela passe par le rétablissement d'un impôt sur la fortune moins percé. Il y avait beaucoup de niches pour l'impôt sur la fortune, ce qui en avait réduit le poids. La taxe foncière rapporte à elle seule 40 milliards d'euros alors que les actifs financiers sont exonérés. Un impôt sur la fortune qui pèse sur les 1% des patrimoines les plus élevés devrait rapporter au moins 10 ou 15 milliards d'euros. Tant qu'il n'y aura pas des mesures fortes en matière de justice fiscale, ce gouvernement aura beaucoup de difficultés à faire passer les autres réformes.

Lire aussi : "Gilets jaunes" : "La suppression de l'ISF a desservi le gouvernement"

Que pensez-vous de la réforme sur les retraites ?

Sur les retraites, je suis pour un régime universel mais le problème est qu'il faut le faire de façon juste. Si vous faites cette réforme sans donner l'impression d'un sens de la justice sociale et fiscale, le gouvernement risque de devoir affronter des oppositions très fortes. Pourquoi cette obsession à maintenir ces choix fiscaux ? Nicolas Sarkozy a plombé tout son quinquennat sur le bouclier fiscal et il a fini à la fin de son mandat par supprimer ce dispositif. Il a perdu cinq ans là-dessus. Le gouvernement actuel arrive à un moment où, aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune. En Allemagne, le SPD veut également mettre en place un impôt sur la fortune. Il faut mieux le discuter pour mettre un impôt sur la fortune modéré et ne pas laisser les choses aller trop loin. Il y a un contretemps actuel du gouvernement Macron. Le monde dans lequel on vit a un exigence de justice fiscale très forte.

Comment concilier réduction des inégalités et écologie ?

Je pense que la seule façon de résoudre la crise écologique est la réduction des inégalités. On ne pourra jamais aller vers la sobriété énergétique si l'on n'a pas une forme de sobriété sociale et économique. Tant qu'une minorité pourra prendre son jet privé et émettre des quantités de carbone considérable, comment les plus modestes et les classes moyennes peuvent-ils accepter de changer leur mode de vie ? Pourtant, il va falloir changer ce mode de vie, il ne suffira pas que les plus riches réduisent leurs émissions pour que les choses s'arrangent. Pour que le reste de la société accepte de réduire ses émissions et change son mode de vie, il faut que les plus riches fassent des efforts qui soient visibles et incontestables. Le risque sinon est de revivre le même choc que celui des gilets jaunes. Le gouvernement a rendu impopulaire la taxe carbone qui commençait à fonctionner en France. En donnant l'impression que l'on utilisait les recettes de la taxe carbone non pas pour financer la transition énergétique mais pour financer la suppression de l'ISF, le gouvernement s'est mis dans une situation très compliquée.

Lire aussi : Taxe carbone : l'impossible retour de la hausse ?

Dans votre dernier ouvrage, pourquoi vous êtes-vous intéressé aux systèmes de justification des inégalités ?

J'ai constaté après de nombreuses années de recherche sur ces questions que ce sont les évolutions des idéologies politiques et des rapports de force politiques qui déterminent dans l'histoire l'évolution des inégalités beaucoup plus que des facteurs économiques ou technologiques. Si on essaye de regarder l'évolution des inégalités depuis le XVIIIème siècle, la très forte réduction des disparités au début du XXème siècle et la très forte remontée des inégalités depuis les années 80, les moments de basculement correspondent à des changements politiques ou idéologiques. L'objectif de ce livre est de remettre dans une perspective très longue l'histoire de ces changements, la relation entre ces changements et le processus de développement et de croissance économique pour mieux comprendre la suite.

Parmi les ruptures évoquées, vous citez le passage d'une société ternaire (clergé, noblesse et tiers état) à une société de propriétaires. Quels sont les facteurs historiques et économiques qui ont contribué à cette rupture majeure ?

La société ternaire correspond à la société des trois ordres avec la classe religieuse, la classe noble et guerrière, et le tiers état. C'est une typologie qui existe également en Inde avec les Brahmane qui sont la classe intellectuelle, les Kshatriya qui sont la classe noble. En réalité, ces sociétés sont beaucoup plus complexes. Cette description des trois fonctions correspond à une idéologie. C'est une façon de décrire la légitimité de ceux qui apportent la sagesse avec la culture religieuse, ceux qui apportent la stabilité et l'ordre et les autres sont sommés de leur obéir. C'est un schéma qui est un discours plus qu'une réalité sociale.

En réalité, les frontières entre la noblesse, la bourgeoisie et les élites locales étaient beaucoup plus complexes. Dans ce discours, ce qui est intéressant est l'idée de présenter les inégalités comme étant au service d'un projet devant servir l'intérêt général. Apporter de la sagesse avec une culture écrite, c'est utile. Apporter l'ordre, c'est utile. Dans l'absolu, c'est un projet qui peut se tenir. Dans toutes les sociétés, il y a un besoin de justifier l'ordre social. Les élites ne peuvent pas se contenter de dire aux autres catégories d'obéir simplement. Cela ne pourrait pas fonctionner.

Ces sociétés ternaires qui vont s'effondrer vont devoir faire face à la montée de l'État centralisé et vont perdre leur légitimité. À partir du moment où l'État moderne est capable de garantir l'ordre sur tout le territoire, la noblesse perd de sa légitimité. Avec le mouvement des Lumières et avec le développement d'une classe intellectuelle laïque avec des universités, des écoles, la classe religieuse perd également de sa légitimité. Dans certains cas, la transition est accélérée par des processus révolutionnaires comme en France.

Comment ces transitions se sont-elles déroulées à l'étranger ?

Dans d'autres pays comme le Royaume-Uni ou la Suède, les transitions ont été plus progressives. Toutes ces transitions débouchent au XIXème siècle sur les sociétés de propriétaires qui reposent sur l'égal accès à la propriété pour tous. Il y a une égalité formelle face au droit. C'est une forme d'émancipation par rapport au système d'Ancien régime. Le droit de propriété est garanti par l'État. ll a le monopole de la violence légitime. Au lieu d'avoir des élites guerrières au niveau local, c'est l'État qui garantit le droit de propriété. En même temps, il y a une limitation. Les droits de propriété existants vont être très protégés mais l'État ne va pas chercher à ouvrir le droit de propriété.

Au moment de la Révolution française, il y a des débats sur la redistribution des terres. Par exemple, lorsque les paysans payaient des corvées au seigneur, est-ce qu'il faut supprimer ces corvées et donner la terre au paysan sur laquelle il travaille ? Ou est-ce que les corvées ne sont pas des loyers ? C'est cette dernière vision assez conservatrice qui s'impose. Il y a une forme de peur d'une remise en cause du droit de propriété si on remet en question les corvées. Au XIXème siècle, il y a une forme d'égalité professionnelle face au droit de propriété mais l'égalité réelle est limitée.

Comment les inégalités ont-elles évolué au cours du 19ème siècle ?

Les archives successorales dans le cas de la France montrent que la concentration de la propriété augmente au long du XIXème siècle et à la veille de la Première guerre mondiale, elle est encore plus élevée qu'au moment de la Révolution française. Il y a une forme d'échec avec une certaine hypocrisie. Les élites françaises de la IIIème République nient un peu cette réalité. La France est le dernier pays d'Europe occidentale à créer l'impôt sur le revenu par la loi de juillet 1914. Le Sénat accepte de mettre en oeuvre cet impôt pour financer la guerre contre l'Allemagne. Cela correspond à une vision des élites politiques et économiques de la IIIème République. Comme la France a déjà fait la révolution, à quoi ça sert de mettre en place cet impôt spoliateur, intrusif ? C'est une forme d'hypocrisie. Quand on observe les archives des impôts successoraux de 1913, la concentration de la propriété est aussi extrême que dans les autres sociétés européennes. La Révolution française n'a pas changé grand-chose de ce point de vue. Il faut attendre le XIXème siècle pour que cette situation change.

Vous évoquez l'échec de la Révolution française à produire plus d'égalité. Quelles ont été les raisons de cet échec ?

Il y a des rapports de force politiques à prendre en compte. Le groupe des propriétaires n'a pas envie de perdre ces biens. Dans ces luttes politiques, il y a également des rapports de force idéologiques. L'argument des propriétaires est d'expliquer que si on redistribue les propriétés, on ne saura pas où s'arrêter. À l'époque, la société n'avait pas d'expérience de redistribution à grande échelle, d'impôt progressif sur tout le territoire. Il y a des projets d'impôt progressif sur les revenus, les successions qui sont discutés au moment de la Révolution française. Plusieurs propositions de Condorcet, de Thomas Paine sont formulées avec des dotations en capital financées par un impôt progressif sur les successions très proches de certains impôts adoptés au XXIème siècle.

Quels sont les arguments avancés de la part des opposants à ce type de dispositif?

Au moment de la Révolution, ces propositions ne sont pas adoptées. L'argument est que ces dispositifs vont mener la société au chaos. Cet argument va prendre de l'ampleur au moment de l'abolition de l'esclavage. Des intellectuels libéraux comme Tocqueville expliquent qu'il faut indemniser les propriétaires d'esclaves et non pas les esclaves. Une bonne partie de l'élite économique et politique avait peur de se faire exproprier pour financer cette compensation d'esclaves. Il aurait fallu sans doute aller assez loin dans la redistribution des propriétés en général.

Il y a un refus de débattre sereinement de la redistribution des propriétés et des limites qu'il faut mettre à l'inégalité de la propriété. Ce refus de discuter d'une propriété privée raisonnable, qui permet à chacun de posséder une entreprise, de posséder sa terre, montre une certaine peur. À force de sacraliser le droit de propriété quelque soit son ampleur et ses origines, cela complique la résolution de problèmes économiques, environnementaux. L'une des leçons du XIXème siècle est que cette peur d'ouvrir la boîte de pandore des inégalités peut bloquer la résolution de problèmes plus importants. Le XXème siècle va permettre de rentrer dans ce processus démocratique de réduction des inégalités.

Comment la France a-t-elle mis fin à ce système de compensation pour les propriétaires esclavagistes ?

Dans le cas d'Haïti qui représentait la plus grande concentration d'esclaves au XIXème siècle, la France a exigé une dette pour le prix de la liberté. En 1791, il y a eu une révolte d'esclaves. La France est obligée de reconnaître la fin de l'esclavage pour Haïti. Ensuite, Napoléon rétablit l'esclavage en Martinique, en Guadeloupe jusqu'en 1848. Saint-Domingue devient indépendante sous le nom d'Haïti. Quand la monarchie française accepte finalement de reconnaître l'indépendance d'Haïti, elle le fait uniquement avec une dette imposée à Haïti. Cette dette s'élève à l'équivalent de trois années de production nationale, ce qui correspond à 300% du PIB. Cette dette va perdurer jusque dans les 1950. L'île va payer à la France et à ses banques des sommes qui sont ensuite reversées aux propriétaires d'esclaves en France pour compenser la perte de leur propriété. Ce sont des paiements très bien documentés.

Comment les relations entre les autorités et Haïti vont-elles évoluer ?

En 1904, au moment du centenaire de la déclaration d'indépendance d'Haïti, les autorités refusent de se rendre sur l'île pour les commémorations. Elles considèrent que les autorités locales sont très mauvais payeurs. Certaines archives montrent qu'au moment de l'esclavage, certaines années, l'équivalent de 70% de la production de l'île partait pour les propriétaires d'esclaves. Pour financer la dette, la France arrive à extraire 5 à 10% de la production de l'île chaque année comme repaiement de dette, parfois avec du retard.

En 2004, le président Jacques Chirac a peur d'aller au bicentenaire et qu'on lui réclame des comptes. Plusieurs diplomates français ont conseillé à l'Élysée de ne pas se déplacer. Aujourd'hui encore, ce sont des sujets en discussion. Sur le reste des abolitions en 1848, il va y avoir des compensations à la Réunion, à la Martinique et à la Guadeloupe. Aujourd'hui, certains descendants d'esclaves ont réinvesti une partie des compensations dans d'autres secteurs comme le tourisme.

Y a-t-il eu des systèmes de compensation dans d'autres pays ?

Au Royaume-Uni, des historiens ont étudié dans les archives parlementaires britanniques la liste de paiements. Environ 3.000 familles de propriétaires d'esclaves ont reçu en moyenne des paiements représentant environ 20 millions de livres de compensation. Ce sont surtout des grands propriétaires.

Quelle est la relation entre la démocratie et le droit de propriété ?

La relation entre le droit de propriété et la démocratie est une relation compliquée. La propriété peut être une émancipation si tout le monde peut accéder à la propriété. Si c'est uniquement la propriété de certains, elle peut devenir un outil oppressant.

Pour réconcilier la propriété et la démocratie, il faut développer des systèmes fiscaux et juridiques permettant d'équilibrer les droits du propriétaire avec les droits des salariés, les droits des consommateurs, les droits environnementaux. La démocratie est un équilibre entre les droits de propriété qui restent importants à condition de mettre des limites.

Vous pointez les excès du propriétarisme, notamment au sein de l'entreprise. Existe-t-il des outils pour mieux répartir la propriété sociale au XXIe siècle ?

Entre le début du XXe siècle et les années 1970-80, il y a une très forte réduction des inégalités. Cette baisse s'effectue par un accès à l'éducation, une redistribution des propriétés et un équilibre entre les droits des propriétaires et les droits des salariés à travers le droit du travail. Dans des pays de tradition sociale-démocrate comme l'Allemagne ou la Suède, il y a un partage du pouvoir entre les actionnaires et les salariés dans les entreprises. En Allemagne, la moitié des droits de vote dans les conseils d'administration sont attribués à des représentants depuis les années 1950 dans les grandes entreprises. En Suède, c'est un tiers, mais ce droit s'applique dans les plus petites entreprises. La moitié des droits de vote et 10% du capital peuvent permettre de faire basculer la majorité.

Il y a parfois des cas où des collectivités locales peuvent détenir un pourcentage du capital. C'est le cas de la Basse-Saxe qui détient 20% des droits de vote chez Volkswagen, premier constructeur automobile mondial. Avec les droits de vote attribués à la majorité, il est possible de faire basculer la majorité sans avoir la majorité au capital. Du point de vue d'un actionnaire anglo-saxon ou français, c'est un sacrilège par rapport au droit de propriété. Pourtant, c'est une pratique qui fonctionne plutôt bien. Ce ne sont pas des pays sous-développés en termes de productivité industrielle. Ce système était décrié par les actionnaires allemands ou suédois au début.

Comment la propriété sociale est-elle définie dans le droit allemand ?

Dans la constitution allemande, la propriété sociale est définie avec des ayants droits qui impliquent les actionnaires et les salariés. Comme la constitution l'autorisait, l'Allemagne a pu mettre en place des lois de cogestion ou de codétermination dans les années 50. Elles ont permis ce partage du pouvoir au sein de l'entreprise. Si on voulait le faire en France ou aux États-Unis, les réfractaires pourraient utiliser des arguments constitutionnels pour ne pas le faire. Il faudrait modifier certains articles de la Constitution.

Ce partage du pouvoir dans les cas de l'Allemagne et de la Suède a permis une plus grande implication des salariés dans les stratégies de long terme dans les entreprises. L'implication des salariés dans les entreprises de ces pays est un succès. Aujourd'hui, il y a un consensus dans ces pays sur ce type de gouvernance. Personne ne propose de revenir là-dessus.

thomas piketty

Thomas Piketty lors d'une conférence à l'école d'Economie de Paris. Crédits : Aurélie Boivin.

Où en est la France sur la question de la propriété sociale au sein des entreprises?

En France, depuis la loi de 2013, il y a un siège pour les représentants des salariés. La loi Pacte pousse à deux sièges. On reste très loin des standards allemand ou suédois. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, il y a 0 siège. Beaucoup de sénateurs démocrates aux États-Unis ou de députés travaillistes au Royaume-Uni font des propositions de loi pour étendre ce système allemand ou suédois. Il y a actuellement des changements qui se sont accélérés avec la crise financière de 2008. La plus grande résilience des modèles suédois et allemand à la crise a conduit beaucoup d'observateurs en France et outre-Manche à changer leur vision avec un meilleur équilibre des pouvoirs.

Quels ont été les autres outils utilisés pour réduire les inégalités ?

Il y a aussi l'impôt progressif sur les successions qui a permis de réduire fortement les inégalités au XXème siècle dans les pays anglo-saxons. Autant les pays nordiques ont été très loin dans la cogestion, les pays anglo-saxons ont été très loin dans la progressivité fiscale avec Roosevelt dans les années 30 jusqu'à dans les années 70-80 avec des taux de 70-80% sur les très hauts revenus et les successions, ce qui a joué un grand rôle pour réduire les inégalités.

Au total, toutes les mesures concernant l'éducation, la propriété sociale avec la cogestion, l'impôt progressif ont permis au cours du XXème siècle de réduire les inégalités mais aussi une très grande prospérité. La croissance de l'après-guerre a été rendue possible par une plus grande mobilité sociale et un plus grand partage des pouvoirs. Je pense qu'il y a des leçons à en tirer. En ce début de XXIème siècle, au moment où les sociétés sont plus éduquées, nous avons besoin de cette circulation du pouvoir, de la propriété.

Il y a une forme de sacralisation quasi monarchique de l'individu unique qui ne correspond pas à la réalité de nos sociétés. Je trouve surprenant de voir des personnes qui se revendiquent progressistes et qui défendent des principes monarchiques en économie. Dans les années 80-90, à la suite du reaganisme et à la suite de la chute de l'union soviétique qui a conduit en partie à une forme de désillusion, le mouvement de réduction des inégalités s'est interrompu. Je pense que ce mouvement peut reprendre.

Vous évoquez la nécessité d'un socialisme participatif. En quoi consiste-t-il ?

Je propose de généraliser la cogestion allemande et suédoise à tous les pays. L'idée est d'avoir la moitié des droits de vote pour les salariés dans les conseils d'administration. Je pense que l'on peut aller plus loin en plafonnant les droits de vote des actionnaires individuels dans les très grandes entreprises. Le but est d'équilibrer et de faire circuler le pouvoir.

Le second levier important est de revenir sur ce qui a fonctionné en termes d'impôt progressif sur les revenus et sur les successions. Il faut mettre en place un impôt progressif annuel sur la propriété. L'impôt sur les successions est un levier intéressant mais il connaît des limites pour des personnes qui ont fait fortune à 30 ans. Dans des sociétés qui ont de longues espérances de vie, au delà d'un grand niveau de fortune, il faut redonner une partie à la collectivité chaque année sans attendre la succession pour faire circuler le pouvoir. Certains techno milliardaires expriment ce type de volonté mais les fondations qui reçoivent ces dons sont présidées par ces mêmes personnes fortunées, les conseils d'administration sont composés par des membres de leurs familles. Ce n'est pas vraiment la circulation du pouvoir. Le but est de faire en sorte que cet idéal d'horizontalité parfois défendu par ces milliardaires deviennent une réalité.

Je pense que l'on a besoin de personnes qui créent des entreprises, d'entrepreneurs qui réussissent mais nous n'avons pas besoin de personnes qui accumulent des centaines de millions et des dizaines de milliards. Nous avons besoin d'une circulation du pouvoir et non pas de cette hyperconcentration.

Vous faites la proposition d'une dotation de 120.000 euros pour les jeunes de 25 ans. Par quels leviers comptez-vous la financer ?

Cette proposition serait financée par l'impôt progressif sur la propriété. Cet outil résulterait de la fusion de la taxe foncière et de l'impôt sur la fortune. Actuellement, il y a deux impôts sur le patrimoine en France. Le plus important est la taxe foncière en termes de masse. Elle rapporte 40 milliards d'euros contre 5 milliards pour l'impôt sur la fortune avant sa suppression. Tout le monde s'intéresse à l'impôt sur la fortune car il s'adresse aux riches mais en réalité la taxe foncière représente beaucoup plus d'argent. Elle repose sur les propriétaires les plus modestes et de façon très injuste. Une personne qui a emprunté 300.000 euros pour un appartement, et qui a seulement pu rembourser 10.000 euros, va payer le même impôt, y compris si la personne est endettée, qu'une personne qui n'est pas endettée et possède un portefeuille financier de 3 millions d'euros. Il n'y a aucune logique économique

Je propose de transformer cet impôt injuste sur le patrimoine en un impôt progressif. Le taux doit dépendre du patrimoine net en prenant en compte les dettes financières et les portefeuilles financiers. C'est ce type de levier qui permettrait de financer cet héritage pour tous de 120.000 euros. Cela permettrait de rajeunir le patrimoine. Les héritages sont touchés à des âges tellement avancés que l'on ne peut plus rien en faire. L'idée de socialiser l'héritage a été défendue par Emile Durkheim.

Chili, Liban, Irak... quelles sont les raisons de cette crise actuelle ?

Le modèle d'autorégulation des marchés, de libéralisation à grand pas, de la théorie du ruissellement s'est retrouvé confronté à des réalités qui n'étaient pas conformes aux attentes. Dans les pays qui ont tenté ce modèle, nous avons plutôt assisté à une baisse de la croissance. Ronald Reagan expliquait que, même si les inégalités augmentaient, la baisse de la fiscalité sur les grandes fortunes allait générer tellement d'innovation et de croissance que les salaires et les revenus allaient augmenter comme jamais. Sauf qu'aux États-Unis, le taux de croissance a été divisée par deux.

Aujourd'hui, on se retrouve soit avec une réponse nationaliste et identitaire, soit avec des débats relatifs à une plus grande redistribution. Le libéralisme pur et dur n'est plus un discours qui peut fonctionner, hormis sur une petite élite de gagnants de la mondialisation. La meilleure preuve est que le parti républicain aux États-Unis se retrouve avec ce discours protectionniste et nationaliste qui est la conséquence de l'échec du reaganisme. Comme il n'y a pas eu cette croissance bénéficiant à tout le monde, il y a un sentiment d'abandon dans les classes moyennes et les classes populaires. Donald Trump a accusé les Mexicains et les Chinois d'avoir volé la croissance de l'Amérique blanche. Les gagnants du système économique doivent prendre conscience du danger qui pèse sur le système. Face à tous ces mouvements de révolte, il est temps de reconstruire un modèle économique plus équitable et plus durable sur le plan environnemental, ce qui impose de réduire les inégalités.

capital et idéologie

(*) Capital et idéologie, Seuil, 1232 pages, 25,90 euros.










Grégoire Normand

22 mn

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Commentaires 113
à écrit le 20/11/2019 à 12:23
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Il sait trés bien vendre son bouquin comme tout bon marchand, et il est trés populaire en France, pays ou il est de bon ton de crier que les riches sont responsables de la pauvreté, alors que plus de 700 milliards sont dépensés dans les aides sociale...

à écrit le 20/11/2019 à 9:17
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Piketty veut absolument nous piquer plus.

à écrit le 20/11/2019 à 9:01
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Il n'arrive pas à sortir de son credo, les ingalités sont une obsession pour cet économiste pourtant les pays qui réussissent le mieux favorisent l'entreprenariat pas la (re)distribution

à écrit le 20/11/2019 à 7:20
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Il soutenait aux Présidentielles, à la fois les Extrême-Gauche Communiste, Mélenchon-BeubeuHamon, aux memes programmes : celui de Piketty Ils ont au moins leur Ministre Marxiste des Finances

à écrit le 19/11/2019 à 9:42
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Tant qu' il existera une UE prédatrice au seul service du globalisme qui adressera ses GOPE ou feuille de route de Bruxelles une fois l' an à chaque chef d' ..état -alors que les français ont dit non à l' UE en 92 à 52 % p...

à écrit le 19/11/2019 à 8:24
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Voilà un économiste! qui en dehors de son bureau n' a jamais géré une entreprise eu un poste ministériel même pas une région qui donne des leçons d'économie au monde entier. Les politiques courent après ces zozos qui en dehors de théories qui sont pl...

le 20/11/2019 à 11:57
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Extraordinaire: vous considérez donc que "l'économie" est la pierre angulaire de la relation entre les humains, que donc le lien social doit être fondé de façon inconditionnelle et par injonction, à l'application de ses règles, et donc qu'en dehors d...

à écrit le 19/11/2019 à 4:24
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Équité fiscale ? Pour ça il faut demander au 49 % qui payent des impôts ! Ensuite quand on travaille on à moins de droits quelqu'un qui ne travaille pas !!! Bon l'équité elle est où ? Pour finir ce système débile fait passer des paliers et si tu pass...

le 19/11/2019 à 17:55
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40 % qui payent l'impot sur le revenu … et moins de 20% qui payent la taxe d'habitation (même s'ils ne passent qu'un mois par an dans l'habitation). La république en marche … sur la tête.

à écrit le 18/11/2019 à 23:41
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Piketty, c'est la collectivisation de la propriété et du patrimoine, ou comment encourager ceux qui ne veulent pas travailler en leur octroyant généreusement ce que d'autres ont gagné en travaillant durement toute leur vie !

à écrit le 18/11/2019 à 18:48
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Sans chercher bien loin l'idée d'héritage ad'eternam à héritiers directs pourquoi ne pas transférer automatiquement aux héritiers de 2 ème rang, soit les petits-enfants qui trouveront facilement ces 120000€ indispensables. Quid des HLM, ces pauvres ...

à écrit le 18/11/2019 à 16:22
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" Le gouvernement actuel arrive à un moment où, aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune." Oui, mais les américains qui travaillent sur le sujet disent clairement ne pas vouloir répéter l'échec du système d...

à écrit le 18/11/2019 à 15:59
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Ce brave homme ne s'intéresse qu'à l'argent l'égalité la vrai c'est aussi l'égalité de jouissance du temps. Tu as peux travaillé, tu as disposé de temps, tu as engrangé l'usage ton propre temps mais moins d'argent. Tu as beaucoup travaillé, tu as sa...

le 20/11/2019 à 6:39
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Et les rentiers? Ça marche comment?

à écrit le 18/11/2019 à 13:58
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la France est malade d'un Etat obèse et malhonnête qui taxe tout pour grossir encore. Tant que Macron demandera aux "autres" et aux régions de supporter ses prétendues réformes au lieu de commencer par son propre gouvernement et son administration d'...

à écrit le 17/11/2019 à 18:50
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Cela fait 60 ans que nos dirigeants font dans la "justice sociale". Ça débouche sur trois millions de chômeurs, un endettement public hors de contrôle et un ascenseur social en panne. Il faut substituer "l'efficacité fiscale" à la "justice sociale";...

le 18/11/2019 à 14:09
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Exactement ! singularité du pays champion mondial des prélèvements obligatoires et champion du monde de la redistribution sociale : Et la gauche FR la plus rouge d'europe en redemande. Non ! Oui à l'Efficacité !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...

à écrit le 17/11/2019 à 18:36
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Avec Piketty, on voit bien que l’on est plus dans l’idéologie que dans le capital !!! Comment peut-on envisager de ponctionner encore plus les citoyens alors que les prélèvements sont proches d’atteindre 50% du PIB annuel !!! En fait, ce que recomman...

à écrit le 17/11/2019 à 18:28
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tant qu'on gavera les ponctionnaires les français crèveront. Les ponctionnaires ne sont que des assistés sociaux

à écrit le 17/11/2019 à 16:32
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Ce gouvernement est TOTALEMENT décrédibilisé ! Il lui sera impossible de regagner la moindre confiance et il va continuer a degrader et enfumer les pays pour le reste du mandat .....sauf révolte généralisée !!!

à écrit le 17/11/2019 à 11:18
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En quel honneur un économiste tel que M. Piketty nous assomme avec ses principes de justice fiscale qui n’ont pas de sens dans notre république et dans un pays où les taux de prélèvements publics sont déjà supérieurs à la moyenne internationale. Le...

le 17/11/2019 à 16:41
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C'est comme la relance médiatique des gilets jaunes … Tous ces thèmes ont une logique. La faute à qui si le journalisme est mal payé ?

à écrit le 17/11/2019 à 10:33
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Piketty = marxiste doux rêveur Désolé de briser le rêve mais le marxisme on a déjà donné avec Lénine Staline Mao Polpot and co. Au XXeme siècle ça a fait plus de 100 millions de morts.....!

à écrit le 17/11/2019 à 9:38
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Mr Piketty nous ressort les vieilles lunes de l'économie politique à la française. Mais l'économie n'est pas politique : elle est plus ou moins bien gérée, c'est tout. L'idéologie n'a rien à voir avec ça : cf la Chine communiste capitaliste. Et le...

à écrit le 17/11/2019 à 8:40
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Un grand visionnaire Il a soutenu Hollande pour un 2 eme mandat Et ensuite le winner Hamon 2 purs Socialiste irréel

à écrit le 16/11/2019 à 18:29
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rien ne change, ni ne changera, aussi des éruptions de violences sont à prévoir, une abstention record.....

à écrit le 16/11/2019 à 18:06
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Gros démago !!!!

le 16/11/2019 à 20:18
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La démagogie est à chercher du côté de ceux qui nient les chiffres et les faits. Qui apportent des solutions simplistes demandant peu de réflexion et d'analyse.Vous pouvez critiquer Piketty. Mais franchement le traiter de démago...

à écrit le 16/11/2019 à 18:00
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Pour le capitalisme, l'Homme est une ressource qu'il faut asservir Pour le libéralisme, l'Homme est une ressource qu'il faut asservir et qu'il faut museler Pour le politique, le citoyen n'est qu'une ressource financière visant à établir un budg...

le 17/11/2019 à 0:10
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J'ai ton phrasé, c'est ainsi, mais avec un peu de market, oui tu aimes les sous sous, mais t'auras la vie sans le sou. Froidement et assurément ressource financière. Au singulier ça le fait! Toute la question est donc en ce cas de dire qu'il y a ...

à écrit le 16/11/2019 à 16:35
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Donc, on refait ce qui a grandement contribué a plomber l’économie française pendant des décennies : remettre un ISF ne fera qu’encourager les riches à payer peut être un peu moins d’impôt, et surtout investir et surtout créer des emplois, ....mais d...

le 16/11/2019 à 17:34
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Le système capitaliste ce sont les usa : le reste c’est «  rien ». Fin de l’histoire.

à écrit le 16/11/2019 à 14:35
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Le patrimoine s'acquiert sur le temps long. Les ménages en France font, contrairement à l'Etat, un budget sur des hypothèses de revenus et de dépenses. Or, pour combler des déficits successifs, l'Etat n'a de cesse de changer la fiscalité pour allourd...

à écrit le 16/11/2019 à 12:47
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il est gentil piketti avec ses analyses. Les français ne l'ont pas attendu pour comprendre le cancer qui ronge ce pays.

le 16/11/2019 à 14:14
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La mort et les impots, évidemment ! Mais, en cette saison, on peut aussi citer une croyance persistante dans le père Noel.

à écrit le 16/11/2019 à 11:44
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Comme le disait Winston Churchill : "Le capitalisme c'est le partage inégal de la richesse, tandis que le communisme c'est le partage égal de la pauvreté". Quelle est la forme d'"idéologie" la plus juste ? On dirait que le Bon Dieu a fait son ch...

le 20/11/2019 à 7:06
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Quel terrible manque d’ambition politique que de penser qu’il n’y aurait que 2 modèles possibles en 2019. L’histoire devrait plutôt vous faire réfléchir à un troisième système plutôt que de persévérer à ne voir que les 2 derniers qui ont échoué.

à écrit le 16/11/2019 à 11:08
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Comme le disait W. Churchill, dont la compétence et l'expérience n'ont rien à envier à celles présumées de M. Picketty : "Le capitalisme, c'est le partage inégal des richesses, tandis que le communisme, c'est le partage égal de la pauvreté". Que...

à écrit le 16/11/2019 à 11:07
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Avec lui il y plus d'idéologie que de capital. Il fréquente plus les salons BCBG et les bars que les entreprises. Il a des succès en librairie grâce à la pub des médias et à l'ignorance des Français pour la vraie économie.

à écrit le 16/11/2019 à 11:04
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Une précision s'impose : Mr Picketty est-il résident fiscal français ? Sinon, rien de neuf au royaume du "mourir ensemble" !

à écrit le 16/11/2019 à 8:00
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Pour certains, la justice fiscale = les fourmis laborieuses et économes doivent payer pour les cigalles qui, quelles que soient leurs rentrées d'argent et quels que soient les avantages qui leur sont accordés, seront toujours à sec. Et de toute façon...

à écrit le 16/11/2019 à 5:36
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L'impôt annuel sur la propriété est une ineptie, bien que je sois d'accord sur beaucoup de point avec T.Picketty : en quel honneur devrions nous nous acquiert d'un " loyer" envers l'état pour un bien pour lequel nous avons déjà payé un monceau de tax...

le 16/11/2019 à 21:19
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100 % d'accord avec manx

à écrit le 16/11/2019 à 2:08
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Seuil de Taxation de l'Assurance Vie, non revalorisé de l'inflation depuis le coup de massue fiscal 1997, de la Ministre Communiste Aubry " vice-première ministre " de fait, de Jospain : ce qui représente de fait 50% de taxation aggravée. Son poul...

à écrit le 16/11/2019 à 1:42
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Caramade Piketty : .l'impot FR sur le mort ou la morte est le plus lourd et confiscatoire du monde, et le quadruple de l'Allemagne. "Comme celà ne suffisait pas " !! "Hollande-pays bas " l'a doublé dès son élection. .L'I.S.F proposé p...

le 16/11/2019 à 5:39
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Pauvres riches!!! Versons donc une petite larme !!! Le gouvernement ferait mieux de se préoccuper des classes moyennes et populaires...les riches ont déjà été largement servis par le sieur macron...

à écrit le 15/11/2019 à 23:03
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Comme le disait W. Churchill, dont les compétences et l'expérience n'ont rien à envier à celles présumées de M. Picketty : "Le capitalisme c'est le partage inégal des richesses, tandis que le communisme c'est le partage égal de la pauvreté".

à écrit le 15/11/2019 à 19:44
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Cela faisait longtemps que M. Piketty n'avait pas trouvé à se faire remarquer. Au moment où le modèle allemand tousse continuer à le louer, c'est bien de lui. Il faut être un doux rêveur pour arriver à penser que les trente glorieuses sont un effet d...

à écrit le 15/11/2019 à 19:09
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J'avoue avoir abandonné plutôt au début de l'interview. Personnellement, les discours sociaux du PS sont inaudible à cause de leurs trahisons systématique quand ils arrivent au pouvoir. Tant qu'il sera au PS il restera, pour moi, quelqu'un de d...

à écrit le 15/11/2019 à 17:10
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La société française est complètement en morceaux. Là où moins de 50 % de ceux qui paient de l impôt sur le revenu ne comprennent pas pourquoi ils sont assomés d'impôts pendant que ceux qui n en payent pas les méprise et traitent de riches alors que ...

le 15/11/2019 à 19:08
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Encore une fois réduire les impôts au seul impôt sur le revenu n'est pas sérieux. Tous les français payent des impôts. Ce rappel fait on peut commencer à réfléchir à la hauteur des prélèvements, à leur répartition, à comment et combien redistribuer. ...

le 15/11/2019 à 20:36
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Oui mais si l'on sait que le français est une langue diplomatique, nous sommes enfermé dans des certitudes qui souvent donne des rapports de force et peu de consensus. La question est de savoir si l'on peut continuer a assumer une économie qui t'e...

à écrit le 15/11/2019 à 16:56
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Ce gouvernement n' a pas de mal à réformé en novlangue bruxellloise puisqu' en français décodé, il s' agit de GOPEter une fois l' an pour tous les chefs d' état de l' UE cad d' accepter les politiques d' austérité succe...

le 15/11/2019 à 18:00
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n' a pas de mal à réformer.. dsl

à écrit le 15/11/2019 à 16:46
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Je ne suis pas en désaccord avec Piketty sur le fait qu'il y a un sentiment d'injustice fiscale. Mais en même temps, il n'y a pas de pays de l'OCDE et de l'UE qui redistribue plus que la France. Dans ces conditions, comment améliorer le ressenti sans...

le 15/11/2019 à 20:17
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Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Les Français sont comme les grenouilles qui demandaient un roi, ils ne savent plus qui mettre à leur tête tout simplement parce qu'ils ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils veulent. Après guerre...

le 15/11/2019 à 20:21
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Moi le problème de ces propos au vue de la pure reproduction sociale (ethno raciale aussi) est un peu a mon avis un financement a bon compte. Vous prenez les conditions d'un enfants de quartier, nous pouvons comparer les moyens y compris d'un poin...

à écrit le 15/11/2019 à 16:33
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Le sommet de la justice fiscale c' est le communiste avec 2 options - la chine des milliardaires et la misère de campagne et du prolétariat - le Vénézuéla ou Cuba ou comme il n' y a plus a distribuer, l' égalitarisme est facile a faire. tout le r...

le 15/11/2019 à 18:47
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Les populations du monde subissent l’histoire sans comprendre vraiment mais l’histoire est écrit seulement par certaines plumes trempées d’or à travers les époques Le temps balaye tout...et surtout ... n’importe quoi à son passage...

le 15/11/2019 à 20:40
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Dans la mesure ou l'analyse peut se tenir vraiment a minima, euh je pense aussi que le transfert de richesses collectives vers ceux qui disposent des capitaux se fait bien largement depuis un moment. Pour la justice sociale, faisons comme les us, ...

le 15/11/2019 à 20:41
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même à Cuba ou au Venezuela, certains (la mafia castristre ou chaviste) sont plus égaux que les autres, le plus grand nombre.

à écrit le 15/11/2019 à 16:29
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un sentier sans gloire pour nos dignitaires qui ont sacrifié nos agriculteurs !. tous les gouvernements ont péri par l abus de leur principe

à écrit le 15/11/2019 à 15:37
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On connaît les succès de l'égalitarisme socialiste. Ce gourou a la mémoire courte.

à écrit le 15/11/2019 à 15:36
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Bonjour , M.Piketty est aveuglé par toutes ses connaissances et sa culture générale ; Actuellement ( réalité ) le dialogue social est rompu ( coupe et inexistant sauf entre ceux du même groupe ( qui ont le pouvoir et l’argent)); soit vous êtes da...

à écrit le 15/11/2019 à 15:29
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Merci pour votre analyse. si vous rendez l'impôt foncier progressif, vous baisserez son rendement, comment pouvez-vous en retirer les moyens financiers pour abonder le porte monnaie des jeunes avec 125 000 euros ? Par ailleurs entre ceux qui paie...

à écrit le 15/11/2019 à 14:52
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Bah... M.Piketti a raison quand il soulève la problématique de l'accroissement des inégalités, mais cette problématique doit être tempérée par la situation des moins favorisés, laquelle s'améliore (la courbe de l'éléphant). Et j'avoue ne pas comprend...

le 15/11/2019 à 15:30
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Oui, "l'attitude spoliatrice de l'état ne pourra aller bien loin" sans causer une expatriation massive et irreversible des moins démunis et un appauvrissement du pays qui dégradera la situation politique et sociale à un niveau de guerre civile. Pik...

à écrit le 15/11/2019 à 14:26
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Le mot "réforme" est apparue dans le langage politique qu'a partir de notre entré dans l'UE de Bruxelles, cela ne peut être qu'une coïncidence!!

à écrit le 15/11/2019 à 14:23
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Il est fort ce pikkkettti. Il vient nous vendre son livre ( ses salades)..... Il va pas nous raconter le contraire. ......

à écrit le 15/11/2019 à 14:23
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Je ne sais pas ce qu'est personnellement la justice fiscale. C'est une notion très subjective. Si on voulait être totalement neutre, on dirait que d'une part les services publics doivent être payés par leurs utilisateurs (par des taxes ou des redevan...

le 15/11/2019 à 22:35
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Félicitations : vous venez de démontrer en quelques lignes que les maths n'apportent rien à l'économie. Au lieu de mettre en avant une idée simple, vous avez voulu faire plus sérieux en traduisant cette idée simple en équation. Histoire de cacher le ...

le 17/11/2019 à 20:45
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@Elfe Noir Votre réponse est le symbole de ce qu'est devenue la France en 30 ans. Avant-dernière au classement PISA en maths en Europe devant Chypre, une gentille fonction linéaire affine est maintenant "incompréhensible du commun des mortels". "Les...

à écrit le 15/11/2019 à 14:22
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OK les plus riches Français sont taxés et réduisent leurs émissions de GES. Les autres Français suivent avec des aides pour changer leurs vieux diesels pour des voitures moins polluantes et moins consommatrices de ressources fossiles... Soit ! Et q...

le 15/11/2019 à 20:27
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Les Américains, les Indiens et les Chinois font ce que faisaient les Européens depuis 1970, ils pensent qu'ils ont bien le droit de "profiter du progrès", ils verront si vraiment la pollution pose un problème plus tard. Aujourd'hui, c'est l'Inde qui ...

à écrit le 15/11/2019 à 14:21
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Je ne sais pas ce qu'est personnellement la justice fiscale. C'est une notion très subjective. Si on voulait être totalement neutre, on dirait que d'une part les services publics doivent être payés par leurs utilisateurs (par des taxes ou des redevan...

à écrit le 15/11/2019 à 14:19
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C'est bien gentil de chialer sur les pauvres, mais si la solution c'est de voler les autres cela ne permet pas de gouverner, parce qu'il n'y a pas de croissance, car personne ne veut bosser pour rien. Piketti est un farceur de gauche, et on sait ce q...

à écrit le 15/11/2019 à 14:07
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Piketty à raison, la justice fiscale est un élément essentiel pour pouvoir réformer. Cependant comme personne ne voudra reculer sur ses positions, la distance va s'agrandir, la pression monter, et trop de pression, malgré des soupapes de sécurité, (d...

à écrit le 15/11/2019 à 14:06
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Piketty à raison, la justice fiscale est un élément essentiel pour pouvoir réformer. Cependant comme personne ne voudra reculer sur ses positions, la distance va s'agrandir, la pression monter, et trop de pression, malgré des soupapes de sécurité, (d...

à écrit le 15/11/2019 à 13:54
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ça commence mal avec Mr Piketty : il parle d'idéologie tout de suite. Le capitalisme n'est pas une idéologie. La preuve ? : ça marche très bien en Chine communiste. Toujours ce vieux travers de l'université française qui veut des débats en économie...

le 15/11/2019 à 15:20
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On voit lorsqu'on touche au vrai par les réactions qui en résultent... Cela vous horrifie tant que cela qu'on parle d'idéologie en économie politique. Certains ont pourtant transformé ce nom initial en "science" économique pour clore tout débat sur l...

à écrit le 15/11/2019 à 13:41
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Oui d’accord pour plus de justice fiscale: il n’y a que 50% des français qui payent l’impôt sur le revenu !

le 15/11/2019 à 14:19
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Cela te donne une idée de la faiblesse des salaires dans ce pays aujourd'hui.

le 16/11/2019 à 5:54
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Bien vu, lachose ! Et en corolaire, la faiblesse des retraites, bon nombre de retraités etant sous le seuil d'imposition....

à écrit le 15/11/2019 à 13:34
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Picketty raisonne comme si l'argent des impots n'était pas gaspillé ou détourné dans tous les sens.Il se trompe fondamentalement

à écrit le 15/11/2019 à 13:28
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il suffit de regarder ou la sncf voir la ratp qui sont sous tutelle de l'etat et leur pdg s'aumente a leur aise sans se preocuper des bas salaire alors oui le mandat de m macron a du plomb dans l'aile

le 15/11/2019 à 14:32
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Le salaire des PDG des entreprises publiques et limité à 450 000€. Actuellement 9 PDG du public atteignent cette limite. On est loin des salaires des PDG du privé qui ont augmenté en moyenne de 12% l'année dernière, soit un salaire moyen de 5,7 mill...

le 16/11/2019 à 5:58
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à laustralien22 n l'énormité écoeurante de ces deux catégories de salaires ne saurait les justifier l'une par rapport à l'autre.....alors que les bas salaires subissent de plein fouet les " réformes" dévastatrices du gouvernement...

à écrit le 15/11/2019 à 12:40
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"aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune" à partir de 50 millions de $ je crois (pays de milliardaires), nous faisons pauvres avec notre 1,3 million (mais calculé sur 800 millions, l'ancien seuil, bizarreri...

à écrit le 15/11/2019 à 12:37
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Un personnage qui cherche légitimité à sa doxa collectiviste auprès du mouvement des gilets jaunes. Tout est dit.

à écrit le 15/11/2019 à 12:05
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“Un impôt sur la fortune qui pèse sur les 1% des patrimoines les plus élevés devrait rapporter au moins 10 ou 15 milliards d'euros.” Seulement en théorie. Un tel impôt fera fuire sans aucun doute tous ou presque ces 1% de patrimoines les plus élevé...

le 15/11/2019 à 13:02
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Du coup, le mieux est de ne plus laisser votre argent sur votre compte, de fait cela amènera ceux qui espère se faire de l'argent sur la masse, de devoir utiliser la masse monétaire de ceux qui disposent des capitaux. Actuellement on prête aux all...

le 16/11/2019 à 6:02
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"quand on est citoyen des USA on est soumis à l’impôt des USA indépendamment du pays où l’on a sa résidence " voilà la réforme urgence à mettre en place!! Fini l'école fiscal des rats qui quittent le bateau !!

le 16/11/2019 à 6:03
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"quand on est citoyen des USA on est soumis à l’impôt des USA indépendamment du pays où l’on a sa résidence " voilà la réforme urgente à mettre en place!! Fini l' exile fiscal des rats qui quittent le bateau !!

à écrit le 15/11/2019 à 12:03
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Il est gentil Piketty, les Français n'ont pas attendu ses analyses foireuses pour comprendre le cancer qui ronge ce pays.

le 15/11/2019 à 15:22
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D'accord avec vous sur le fait que les travailleurs vivent déjà tout cela depuis 30 ans mais ne jettons pas la pierre à Piketty. C'est le premier universitaire et primé par le prix de la banque de Suède qui l'explicite. Il aide énormément la cause en...

à écrit le 15/11/2019 à 12:00
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Piketty oublie quand meme que la reduction des inegalites aux XX sciecle c est surtout du a 2 guerres mondiales -> Elimination de pas mal d heritiers males + forte inflation. Pour la suggestion de taxer moins l immobilier si endetté, c est stupide...

à écrit le 15/11/2019 à 12:00
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La détention du capital n'a pas à être taxée, quant aux revenus dudit capital ils sont largement plus taxés en France qu'ailleurs. Enfin en ce qui concerne sa transmission, nombre de pays ne pratiquent pas de droits de succession. On a donc de fortes...

le 16/11/2019 à 6:07
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Bien sûr !!! Donnons encore d'avantage aux plus riches, ils n'en ont jamais assez.....

à écrit le 15/11/2019 à 11:48
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"La taxe foncière rapporte à elle seule 40 milliards d'euros alors que les actifs financiers sont exonérés." SI on ne devait rendre qu'une seule aberration majeur cela devrait être celle-là dont la conséquence dramatique est une explosion du coût...

le 15/11/2019 à 13:44
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L explosion du cout du logement vient surtout de l Etat qui subventionne a fond le secteur depuis 20 ans (Scellier, Pinel, PTZ, APL …) et accessoirement de la BCE avec des taux negatifs (du coup plein de liquidite mais comme les gens n ont pas confia...

le 15/11/2019 à 14:39
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Une bulle spéculative c'est une convergence d'intérêts qui tirent les prix vers le haut, alors oui l'Etat les tire vers le haut parce qu'il y a intérêt comme vous le précisez mais de ce fait la finance également y a intérêt puisqu'il y a du fric à pr...

le 15/11/2019 à 16:53
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Je ne suis pas sur de savoir en quoi la taxation supplémentaire des actifs financiers va favoriser une diminution du prix du logement, ni l'exonération de la taxe foncière d'ailleurs. Dans tous les cas, le prix du logement augmente parce que la raret...

le 15/11/2019 à 17:05
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Il y a plus de 20 constructions de tours de plus de 35 étages pour des appartements dans le centre de Montréal. Une ville de loin plus petite que Paris. Sans compter le nombre équivalent bâti dans les 10 dernières années. Cette construction en hauteu...

le 16/11/2019 à 9:09
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@ multipseudos: " et que les taux d’intérêts sont au plus bas" Les prix ont explosé bien avant la chute des taux, tu parles pour ne rien dire. "Il y a plus de 20 constructions de tours de plus de 35 étages pour des appartements dans le centre...

à écrit le 15/11/2019 à 11:41
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Curieux pour un économiste de renom de ne pas savoir que 10% des foyers payent 80% de l'impôt sur le revenu?

à écrit le 15/11/2019 à 11:31
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La France a déjà 57% de prélèvements obligatoire, avec des barèmes d'imposition les plus élevés de tous les pays développés, avec les résultats que l'on sait, à savoir deux fois plus de chômeurs que dans les autres pays développés. Et ce monsieur vou...

le 15/11/2019 à 13:31
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Pas tout à fait, 57% c'est la fraction de la dépense publique dans le PIB, le taux de PO c'est autour de 45%... mais il n'en reste pas moins que c'est l'un des taux de PO les plus élevés des pays développés... et malgré ça, ça craque de partout : hô...

à écrit le 15/11/2019 à 11:25
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j'ai une bonne nouvelle pour lui, vu qu'il confond etats unis ou y a effectivement de fortes inegalites, et france...... afin de reduire les inegalites dans l'argent ET dans le travail, je connais de plus en plus de professions liberales et de chefs...

à écrit le 15/11/2019 à 11:17
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Thomas Piketty ne sait-il pas que la France est déjà le pays qui a le taux de taxation des revenus du capital est le plus élevé en Europe? Il a même augmenté en 2017. C'est ce que l'on découvre dans le dernier rapport de la Commission européenn...

le 15/11/2019 à 11:55
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On paie ce niveau délirant par un chômage très élevé lié à un sous-investissement fort des entreprises. Sait-on par exemple qu'en matière de nombre et d'âge des robots industriels la France est loin derrière, non seulement l'Allemagne, mais aussi l'I...

le 15/11/2019 à 12:10
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Le Portugal "nouveau pays de l'extrême gauche", vous voyez ça où? Moi ce que je constate, c'est qu'entre mon salaire chargé versé réellement par mon employeur et mon net restant après le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source, mon salaire a...

le 15/11/2019 à 13:42
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Entre votre coût salarial et votre salaire net d'impôt, il y a une part importante (plus de la moitié) qui correspond aux cotisations retraite patronales et salariales . Les revenus financiers n'ouvrant aucun droit à pension il ne parait pas aberrant...

le 15/11/2019 à 14:31
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Les revenus du travail donnent droit à des prestations sociales et participent à la cotisation à la retraite. Ce qui n'est pas le cas des flux financiers. Par ailleurs, il faudrait peut être mettre en place un système universel ou tous les revenus, d...

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