Piketty : "Tant qu'il n'y aura pas plus de justice fiscale, ce gouvernement aura du mal à réformer"

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Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS, professeur à la Paris School of Economics et co-directeur du World Inequality Lab.
Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS, professeur à la Paris School of Economics et co-directeur du World Inequality Lab. (Crédits : Jérôme Panconi)
GRAND ENTRETIEN. Révolte des "gilets jaunes", crise écologique, fiscalité progressive... le célèbre économiste revient sur l'actualité et parle de son livre, "Capital et idéologie", où il montre qu'il n'y pas de fatalité à l'aggravation des inégalités.

[Version intégrale de l'interview publiée dans La Tribune Hebdo n°310, en kiosques le 15/11/2019]

LA TRIBUNE -  Un an après le début du mouvement des gilets jaunes, quelles leçons tirez-vous de cette séquence inédite ?

THOMAS PIKETTY - Je pense que le mouvement des gilets jaunes a montré qu'il faut prendre au sérieux les questions de justice fiscale. Le gouvernement actuel ne veut pas entendre parler de justice fiscale. L'exécutif est arrivé au pouvoir en mettant en avant les premiers de cordée et les autres suivront. Il a annulé les hausses sur les carburants et pris des mesures sur les bas salaires mais tant qu'il ne fera pas un geste en termes de justice fiscale, la situation ne sera pas apaisée.

Qu'entendez-vous par le rétablissement de la justice fiscale ?

Je pense que cela passe par le rétablissement d'un impôt sur la fortune moins percé. Il y avait beaucoup de niches pour l'impôt sur la fortune, ce qui en avait réduit le poids. La taxe foncière rapporte à elle seule 40 milliards d'euros alors que les actifs financiers sont exonérés. Un impôt sur la fortune qui pèse sur les 1% des patrimoines les plus élevés devrait rapporter au moins 10 ou 15 milliards d'euros. Tant qu'il n'y aura pas des mesures fortes en matière de justice fiscale, ce gouvernement aura beaucoup de difficultés à faire passer les autres réformes.

Lire aussi : "Gilets jaunes" : "La suppression de l'ISF a desservi le gouvernement"

Que pensez-vous de la réforme sur les retraites ?

Sur les retraites, je suis pour un régime universel mais le problème est qu'il faut le faire de façon juste. Si vous faites cette réforme sans donner l'impression d'un sens de la justice sociale et fiscale, le gouvernement risque de devoir affronter des oppositions très fortes. Pourquoi cette obsession à maintenir ces choix fiscaux ? Nicolas Sarkozy a plombé tout son quinquennat sur le bouclier fiscal et il a fini à la fin de son mandat par supprimer ce dispositif. Il a perdu cinq ans là-dessus. Le gouvernement actuel arrive à un moment où, aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune. En Allemagne, le SPD veut également mettre en place un impôt sur la fortune. Il faut mieux le discuter pour mettre un impôt sur la fortune modéré et ne pas laisser les choses aller trop loin. Il y a un contretemps actuel du gouvernement Macron. Le monde dans lequel on vit a un exigence de justice fiscale très forte.

Comment concilier réduction des inégalités et écologie ?

Je pense que la seule façon de résoudre la crise écologique est la réduction des inégalités. On ne pourra jamais aller vers la sobriété énergétique si l'on n'a pas une forme de sobriété sociale et économique. Tant qu'une minorité pourra prendre son jet privé et émettre des quantités de carbone considérable, comment les plus modestes et les classes moyennes peuvent-ils accepter de changer leur mode de vie ? Pourtant, il va falloir changer ce mode de vie, il ne suffira pas que les plus riches réduisent leurs émissions pour que les choses s'arrangent. Pour que le reste de la société accepte de réduire ses émissions et change son mode de vie, il faut que les plus riches fassent des efforts qui soient visibles et incontestables. Le risque sinon est de revivre le même choc que celui des gilets jaunes. Le gouvernement a rendu impopulaire la taxe carbone qui commençait à fonctionner en France. En donnant l'impression que l'on utilisait les recettes de la taxe carbone non pas pour financer la transition énergétique mais pour financer la suppression de l'ISF, le gouvernement s'est mis dans une situation très compliquée.

Lire aussi : Taxe carbone : l'impossible retour de la hausse ?

Dans votre dernier ouvrage, pourquoi vous êtes-vous intéressé aux systèmes de justification des inégalités ?

J'ai constaté après de nombreuses années de recherche sur ces questions que ce sont les évolutions des idéologies politiques et des rapports de force politiques qui déterminent dans l'histoire l'évolution des inégalités beaucoup plus que des facteurs économiques ou technologiques. Si on essaye de regarder l'évolution des inégalités depuis le XVIIIème siècle, la très forte réduction des disparités au début du XXème siècle et la très forte remontée des inégalités depuis les années 80, les moments de basculement correspondent à des changements politiques ou idéologiques. L'objectif de ce livre est de remettre dans une perspective très longue l'histoire de ces changements, la relation entre ces changements et le processus de développement et de croissance économique pour mieux comprendre la suite.

Parmi les ruptures évoquées, vous citez le passage d'une société ternaire (clergé, noblesse et tiers état) à une société de propriétaires. Quels sont les facteurs historiques et économiques qui ont contribué à cette rupture majeure ?

La société ternaire correspond à la société des trois ordres avec la classe religieuse, la classe noble et guerrière, et le tiers état. C'est une typologie qui existe également en Inde avec les Brahmane qui sont la classe intellectuelle, les Kshatriya qui sont la classe noble. En réalité, ces sociétés sont beaucoup plus complexes. Cette description des trois fonctions correspond à une idéologie. C'est une façon de décrire la légitimité de ceux qui apportent la sagesse avec la culture religieuse, ceux qui apportent la stabilité et l'ordre et les autres sont sommés de leur obéir. C'est un schéma qui est un discours plus qu'une réalité sociale.

En réalité, les frontières entre la noblesse, la bourgeoisie et les élites locales étaient beaucoup plus complexes. Dans ce discours, ce qui est intéressant est l'idée de présenter les inégalités comme étant au service d'un projet devant servir l'intérêt général. Apporter de la sagesse avec une culture écrite, c'est utile. Apporter l'ordre, c'est utile. Dans l'absolu, c'est un projet qui peut se tenir. Dans toutes les sociétés, il y a un besoin de justifier l'ordre social. Les élites ne peuvent pas se contenter de dire aux autres catégories d'obéir simplement. Cela ne pourrait pas fonctionner.

Ces sociétés ternaires qui vont s'effondrer vont devoir faire face à la montée de l'État centralisé et vont perdre leur légitimité. À partir du moment où l'État moderne est capable de garantir l'ordre sur tout le territoire, la noblesse perd de sa légitimité. Avec le mouvement des Lumières et avec le développement d'une classe intellectuelle laïque avec des universités, des écoles, la classe religieuse perd également de sa légitimité. Dans certains cas, la transition est accélérée par des processus révolutionnaires comme en France.

Comment ces transitions se sont-elles déroulées à l'étranger ?

Dans d'autres pays comme le Royaume-Uni ou la Suède, les transitions ont été plus progressives. Toutes ces transitions débouchent au XIXème siècle sur les sociétés de propriétaires qui reposent sur l'égal accès à la propriété pour tous. Il y a une égalité formelle face au droit. C'est une forme d'émancipation par rapport au système d'Ancien régime. Le droit de propriété est garanti par l'État. ll a le monopole de la violence légitime. Au lieu d'avoir des élites guerrières au niveau local, c'est l'État qui garantit le droit de propriété. En même temps, il y a une limitation. Les droits de propriété existants vont être très protégés mais l'État ne va pas chercher à ouvrir le droit de propriété.

Au moment de la Révolution française, il y a des débats sur la redistribution des terres. Par exemple, lorsque les paysans payaient des corvées au seigneur, est-ce qu'il faut supprimer ces corvées et donner la terre au paysan sur laquelle il travaille ? Ou est-ce que les corvées ne sont pas des loyers ? C'est cette dernière vision assez conservatrice qui s'impose. Il y a une forme de peur d'une remise en cause du droit de propriété si on remet en question les corvées. Au XIXème siècle, il y a une forme d'égalité professionnelle face au droit de propriété mais l'égalité réelle est limitée.

Comment les inégalités ont-elles évolué au cours du 19ème siècle ?

Les archives successorales dans le cas de la France montrent que la concentration de la propriété augmente au long du XIXème siècle et à la veille de la Première guerre mondiale, elle est encore plus élevée qu'au moment de la Révolution française. Il y a une forme d'échec avec une certaine hypocrisie. Les élites françaises de la IIIème République nient un peu cette réalité. La France est le dernier pays d'Europe occidentale à créer l'impôt sur le revenu par la loi de juillet 1914. Le Sénat accepte de mettre en oeuvre cet impôt pour financer la guerre contre l'Allemagne. Cela correspond à une vision des élites politiques et économiques de la IIIème République. Comme la France a déjà fait la révolution, à quoi ça sert de mettre en place cet impôt spoliateur, intrusif ? C'est une forme d'hypocrisie. Quand on observe les archives des impôts successoraux de 1913, la concentration de la propriété est aussi extrême que dans les autres sociétés européennes. La Révolution française n'a pas changé grand-chose de ce point de vue. Il faut attendre le XIXème siècle pour que cette situation change.

Vous évoquez l'échec de la Révolution française à produire plus d'égalité. Quelles ont été les raisons de cet échec ?

Il y a des rapports de force politiques à prendre en compte. Le groupe des propriétaires n'a pas envie de perdre ces biens. Dans ces luttes politiques, il y a également des rapports de force idéologiques. L'argument des propriétaires est d'expliquer que si on redistribue les propriétés, on ne saura pas où s'arrêter. À l'époque, la société n'avait pas d'expérience de redistribution à grande échelle, d'impôt progressif sur tout le territoire. Il y a des projets d'impôt progressif sur les revenus, les successions qui sont discutés au moment de la Révolution française. Plusieurs propositions de Condorcet, de Thomas Paine sont formulées avec des dotations en capital financées par un impôt progressif sur les successions très proches de certains impôts adoptés au XXIème siècle.

Quels sont les arguments avancés de la part des opposants à ce type de dispositif?

Au moment de la Révolution, ces propositions ne sont pas adoptées. L'argument est que ces dispositifs vont mener la société au chaos. Cet argument va prendre de l'ampleur au moment de l'abolition de l'esclavage. Des intellectuels libéraux comme Tocqueville expliquent qu'il faut indemniser les propriétaires d'esclaves et non pas les esclaves. Une bonne partie de l'élite économique et politique avait peur de se faire exproprier pour financer cette compensation d'esclaves. Il aurait fallu sans doute aller assez loin dans la redistribution des propriétés en général.

Il y a un refus de débattre sereinement de la redistribution des propriétés et des limites qu'il faut mettre à l'inégalité de la propriété. Ce refus de discuter d'une propriété privée raisonnable, qui permet à chacun de posséder une entreprise, de posséder sa terre, montre une certaine peur. À force de sacraliser le droit de propriété quelque soit son ampleur et ses origines, cela complique la résolution de problèmes économiques, environnementaux. L'une des leçons du XIXème siècle est que cette peur d'ouvrir la boîte de pandore des inégalités peut bloquer la résolution de problèmes plus importants. Le XXème siècle va permettre de rentrer dans ce processus démocratique de réduction des inégalités.

Comment la France a-t-elle mis fin à ce système de compensation pour les propriétaires esclavagistes ?

Dans le cas d'Haïti qui représentait la plus grande concentration d'esclaves au XIXème siècle, la France a exigé une dette pour le prix de la liberté. En 1791, il y a eu une révolte d'esclaves. La France est obligée de reconnaître la fin de l'esclavage pour Haïti. Ensuite, Napoléon rétablit l'esclavage en Martinique, en Guadeloupe jusqu'en 1848. Saint-Domingue devient indépendante sous le nom d'Haïti. Quand la monarchie française accepte finalement de reconnaître l'indépendance d'Haïti, elle le fait uniquement avec une dette imposée à Haïti. Cette dette s'élève à l'équivalent de trois années de production nationale, ce qui correspond à 300% du PIB. Cette dette va perdurer jusque dans les 1950. L'île va payer à la France et à ses banques des sommes qui sont ensuite reversées aux propriétaires d'esclaves en France pour compenser la perte de leur propriété. Ce sont des paiements très bien documentés.

Comment les relations entre les autorités et Haïti vont-elles évoluer ?

En 1904, au moment du centenaire de la déclaration d'indépendance d'Haïti, les autorités refusent de se rendre sur l'île pour les commémorations. Elles considèrent que les autorités locales sont très mauvais payeurs. Certaines archives montrent qu'au moment de l'esclavage, certaines années, l'équivalent de 70% de la production de l'île partait pour les propriétaires d'esclaves. Pour financer la dette, la France arrive à extraire 5 à 10% de la production de l'île chaque année comme repaiement de dette, parfois avec du retard.

En 2004, le président Jacques Chirac a peur d'aller au bicentenaire et qu'on lui réclame des comptes. Plusieurs diplomates français ont conseillé à l'Élysée de ne pas se déplacer. Aujourd'hui encore, ce sont des sujets en discussion. Sur le reste des abolitions en 1848, il va y avoir des compensations à la Réunion, à la Martinique et à la Guadeloupe. Aujourd'hui, certains descendants d'esclaves ont réinvesti une partie des compensations dans d'autres secteurs comme le tourisme.

Y a-t-il eu des systèmes de compensation dans d'autres pays ?

Au Royaume-Uni, des historiens ont étudié dans les archives parlementaires britanniques la liste de paiements. Environ 3.000 familles de propriétaires d'esclaves ont reçu en moyenne des paiements représentant environ 20 millions de livres de compensation. Ce sont surtout des grands propriétaires.

Quelle est la relation entre la démocratie et le droit de propriété ?

La relation entre le droit de propriété et la démocratie est une relation compliquée. La propriété peut être une émancipation si tout le monde peut accéder à la propriété. Si c'est uniquement la propriété de certains, elle peut devenir un outil oppressant.

Pour réconcilier la propriété et la démocratie, il faut développer des systèmes fiscaux et juridiques permettant d'équilibrer les droits du propriétaire avec les droits des salariés, les droits des consommateurs, les droits environnementaux. La démocratie est un équilibre entre les droits de propriété qui restent importants à condition de mettre des limites.

Vous pointez les excès du propriétarisme, notamment au sein de l'entreprise. Existe-t-il des outils pour mieux répartir la propriété sociale au XXIe siècle ?

Entre le début du XXe siècle et les années 1970-80, il y a une très forte réduction des inégalités. Cette baisse s'effectue par un accès à l'éducation, une redistribution des propriétés et un équilibre entre les droits des propriétaires et les droits des salariés à travers le droit du travail. Dans des pays de tradition sociale-démocrate comme l'Allemagne ou la Suède, il y a un partage du pouvoir entre les actionnaires et les salariés dans les entreprises. En Allemagne, la moitié des droits de vote dans les conseils d'administration sont attribués à des représentants depuis les années 1950 dans les grandes entreprises. En Suède, c'est un tiers, mais ce droit s'applique dans les plus petites entreprises. La moitié des droits de vote et 10% du capital peuvent permettre de faire basculer la majorité.

Il y a parfois des cas où des collectivités locales peuvent détenir un pourcentage du capital. C'est le cas de la Basse-Saxe qui détient 20% des droits de vote chez Volkswagen, premier constructeur automobile mondial. Avec les droits de vote attribués à la majorité, il est possible de faire basculer la majorité sans avoir la majorité au capital. Du point de vue d'un actionnaire anglo-saxon ou français, c'est un sacrilège par rapport au droit de propriété. Pourtant, c'est une pratique qui fonctionne plutôt bien. Ce ne sont pas des pays sous-développés en termes de productivité industrielle. Ce système était décrié par les actionnaires allemands ou suédois au début.

Comment la propriété sociale est-elle définie dans le droit allemand ?

Dans la constitution allemande, la propriété sociale est définie avec des ayants droits qui impliquent les actionnaires et les salariés. Comme la constitution l'autorisait, l'Allemagne a pu mettre en place des lois de cogestion ou de codétermination dans les années 50. Elles ont permis ce partage du pouvoir au sein de l'entreprise. Si on voulait le faire en France ou aux États-Unis, les réfractaires pourraient utiliser des arguments constitutionnels pour ne pas le faire. Il faudrait modifier certains articles de la Constitution.

Ce partage du pouvoir dans les cas de l'Allemagne et de la Suède a permis une plus grande implication des salariés dans les stratégies de long terme dans les entreprises. L'implication des salariés dans les entreprises de ces pays est un succès. Aujourd'hui, il y a un consensus dans ces pays sur ce type de gouvernance. Personne ne propose de revenir là-dessus.

thomas piketty

Thomas Piketty lors d'une conférence à l'école d'Economie de Paris. Crédits : Aurélie Boivin.

Où en est la France sur la question de la propriété sociale au sein des entreprises?

En France, depuis la loi de 2013, il y a un siège pour les représentants des salariés. La loi Pacte pousse à deux sièges. On reste très loin des standards allemand ou suédois. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, il y a 0 siège. Beaucoup de sénateurs démocrates aux États-Unis ou de députés travaillistes au Royaume-Uni font des propositions de loi pour étendre ce système allemand ou suédois. Il y a actuellement des changements qui se sont accélérés avec la crise financière de 2008. La plus grande résilience des modèles suédois et allemand à la crise a conduit beaucoup d'observateurs en France et outre-Manche à changer leur vision avec un meilleur équilibre des pouvoirs.

Quels ont été les autres outils utilisés pour réduire les inégalités ?

Il y a aussi l'impôt progressif sur les successions qui a permis de réduire fortement les inégalités au XXème siècle dans les pays anglo-saxons. Autant les pays nordiques ont été très loin dans la cogestion, les pays anglo-saxons ont été très loin dans la progressivité fiscale avec Roosevelt dans les années 30 jusqu'à dans les années 70-80 avec des taux de 70-80% sur les très hauts revenus et les successions, ce qui a joué un grand rôle pour réduire les inégalités.

Au total, toutes les mesures concernant l'éducation, la propriété sociale avec la cogestion, l'impôt progressif ont permis au cours du XXème siècle de réduire les inégalités mais aussi une très grande prospérité. La croissance de l'après-guerre a été rendue possible par une plus grande mobilité sociale et un plus grand partage des pouvoirs. Je pense qu'il y a des leçons à en tirer. En ce début de XXIème siècle, au moment où les sociétés sont plus éduquées, nous avons besoin de cette circulation du pouvoir, de la propriété.

Il y a une forme de sacralisation quasi monarchique de l'individu unique qui ne correspond pas à la réalité de nos sociétés. Je trouve surprenant de voir des personnes qui se revendiquent progressistes et qui défendent des principes monarchiques en économie. Dans les années 80-90, à la suite du reaganisme et à la suite de la chute de l'union soviétique qui a conduit en partie à une forme de désillusion, le mouvement de réduction des inégalités s'est interrompu. Je pense que ce mouvement peut reprendre.

Vous évoquez la nécessité d'un socialisme participatif. En quoi consiste-t-il ?

Je propose de généraliser la cogestion allemande et suédoise à tous les pays. L'idée est d'avoir la moitié des droits de vote pour les salariés dans les conseils d'administration. Je pense que l'on peut aller plus loin en plafonnant les droits de vote des actionnaires individuels dans les très grandes entreprises. Le but est d'équilibrer et de faire circuler le pouvoir.

Le second levier important est de revenir sur ce qui a fonctionné en termes d'impôt progressif sur les revenus et sur les successions. Il faut mettre en place un impôt progressif annuel sur la propriété. L'impôt sur les successions est un levier intéressant mais il connaît des limites pour des personnes qui ont fait fortune à 30 ans. Dans des sociétés qui ont de longues espérances de vie, au delà d'un grand niveau de fortune, il faut redonner une partie à la collectivité chaque année sans attendre la succession pour faire circuler le pouvoir. Certains techno milliardaires expriment ce type de volonté mais les fondations qui reçoivent ces dons sont présidées par ces mêmes personnes fortunées, les conseils d'administration sont composés par des membres de leurs familles. Ce n'est pas vraiment la circulation du pouvoir. Le but est de faire en sorte que cet idéal d'horizontalité parfois défendu par ces milliardaires deviennent une réalité.

Je pense que l'on a besoin de personnes qui créent des entreprises, d'entrepreneurs qui réussissent mais nous n'avons pas besoin de personnes qui accumulent des centaines de millions et des dizaines de milliards. Nous avons besoin d'une circulation du pouvoir et non pas de cette hyperconcentration.

Vous faites la proposition d'une dotation de 120.000 euros pour les jeunes de 25 ans. Par quels leviers comptez-vous la financer ?

Cette proposition serait financée par l'impôt progressif sur la propriété. Cet outil résulterait de la fusion de la taxe foncière et de l'impôt sur la fortune. Actuellement, il y a deux impôts sur le patrimoine en France. Le plus important est la taxe foncière en termes de masse. Elle rapporte 40 milliards d'euros contre 5 milliards pour l'impôt sur la fortune avant sa suppression. Tout le monde s'intéresse à l'impôt sur la fortune car il s'adresse aux riches mais en réalité la taxe foncière représente beaucoup plus d'argent. Elle repose sur les propriétaires les plus modestes et de façon très injuste. Une personne qui a emprunté 300.000 euros pour un appartement, et qui a seulement pu rembourser 10.000 euros, va payer le même impôt, y compris si la personne est endettée, qu'une personne qui n'est pas endettée et possède un portefeuille financier de 3 millions d'euros. Il n'y a aucune logique économique

Je propose de transformer cet impôt injuste sur le patrimoine en un impôt progressif. Le taux doit dépendre du patrimoine net en prenant en compte les dettes financières et les portefeuilles financiers. C'est ce type de levier qui permettrait de financer cet héritage pour tous de 120.000 euros. Cela permettrait de rajeunir le patrimoine. Les héritages sont touchés à des âges tellement avancés que l'on ne peut plus rien en faire. L'idée de socialiser l'héritage a été défendue par Emile Durkheim.

Chili, Liban, Irak... quelles sont les raisons de cette crise actuelle ?

Le modèle d'autorégulation des marchés, de libéralisation à grand pas, de la théorie du ruissellement s'est retrouvé confronté à des réalités qui n'étaient pas conformes aux attentes. Dans les pays qui ont tenté ce modèle, nous avons plutôt assisté à une baisse de la croissance. Ronald Reagan expliquait que, même si les inégalités augmentaient, la baisse de la fiscalité sur les grandes fortunes allait générer tellement d'innovation et de croissance que les salaires et les revenus allaient augmenter comme jamais. Sauf qu'aux États-Unis, le taux de croissance a été divisée par deux.

Aujourd'hui, on se retrouve soit avec une réponse nationaliste et identitaire, soit avec des débats relatifs à une plus grande redistribution. Le libéralisme pur et dur n'est plus un discours qui peut fonctionner, hormis sur une petite élite de gagnants de la mondialisation. La meilleure preuve est que le parti républicain aux États-Unis se retrouve avec ce discours protectionniste et nationaliste qui est la conséquence de l'échec du reaganisme. Comme il n'y a pas eu cette croissance bénéficiant à tout le monde, il y a un sentiment d'abandon dans les classes moyennes et les classes populaires. Donald Trump a accusé les Mexicains et les Chinois d'avoir volé la croissance de l'Amérique blanche. Les gagnants du système économique doivent prendre conscience du danger qui pèse sur le système. Face à tous ces mouvements de révolte, il est temps de reconstruire un modèle économique plus équitable et plus durable sur le plan environnemental, ce qui impose de réduire les inégalités.

capital et idéologie

(*) Capital et idéologie, Seuil, 1232 pages, 25,90 euros.










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Commentaires
a écrit le 20/11/2019 à 12:23 :
Il sait trés bien vendre son bouquin comme tout bon marchand, et il est trés populaire en France, pays ou il est de bon ton de crier que les riches sont responsables de la pauvreté, alors que plus de 700 milliards sont dépensés dans les aides sociales par an, et que la France est le pays le plus taxé au monde avec plus de 20% de fonctionnaires record européen, 65% des foyers ne paient pas d'IR et plus on impose les classes moyennes et plus la pauvreté augmente. Et Macron qui en rajoute une couche en supprimant la taxe d'habitation, résultat la taxe foncière va flamber, mais normal les propriétaires sont des riches capitalistes !!!
a écrit le 20/11/2019 à 9:17 :
Piketty veut absolument nous piquer plus.
a écrit le 20/11/2019 à 9:01 :
Il n'arrive pas à sortir de son credo, les ingalités sont une obsession pour cet économiste pourtant les pays qui réussissent le mieux favorisent l'entreprenariat pas la (re)distribution
a écrit le 20/11/2019 à 7:20 :
Il soutenait aux Présidentielles,
à la fois les Extrême-Gauche Communiste,
Mélenchon-BeubeuHamon, aux memes programmes : celui de Piketty


Ils ont au moins leur Ministre Marxiste des Finances
a écrit le 19/11/2019 à 9:42 :
Tant qu' il existera une UE prédatrice au seul service du globalisme qui adressera ses GOPE ou feuille de route de Bruxelles une fois l' an à chaque chef d' ..état -alors que les français ont dit non à l' UE en 92 à 52 % puis à 54 % en réponse au traité de Rome 10 ans après-, il n' y aura ni justice fiscale ni sociale car il n' y a personne pour en décider dans un environnement sans souveraineté ..
Demandez aux deux chefs d' états souverains que sont Trump et Poutine.
CQFD-
UPR, Frexit, vite..
a écrit le 19/11/2019 à 8:24 :
Voilà un économiste! qui en dehors de son bureau n' a jamais géré une entreprise eu un poste ministériel même pas une région qui donne des leçons d'économie au monde entier. Les politiques courent après ces zozos qui en dehors de théories qui sont plus du niveau d'un roman de l'économie que de la complexité des rouages de cette science qui n' a pas de règles bien définies. L'économie est bien trop complexe pour qu'un homme ou une femme pense avoir la science de l'exactitude. Les plus humbles ont d'ailleurs supprimé de leur carte de visite le mot économiste remplacé par essayiste plus dans la réalité des incertitudes.
Réponse de le 20/11/2019 à 11:57 :
Extraordinaire: vous considérez donc que "l'économie" est la pierre angulaire de la relation entre les humains, que donc le lien social doit être fondé de façon inconditionnelle et par injonction, à l'application de ses règles, et donc qu'en dehors de ce concept, au demeurant flou, point de salut. Je suppose que vous considérez également que son bras armé, le capitalisme, en est sa pierre angulaire. Bien triste vision qui nous ramène aux périodes les plus noires de l'histoire de l'humanité.
a écrit le 19/11/2019 à 4:24 :
Équité fiscale ? Pour ça il faut demander au 49 % qui payent des impôts ! Ensuite quand on travaille on à moins de droits quelqu'un qui ne travaille pas !!! Bon l'équité elle est où ? Pour finir ce système débile fait passer des paliers et si tu passes d'un € alors boum ! Tout ça est Complètement nulle, résultat la France est le pays avec le plus de taxes !!?? Ça va ou tout ce blé !!!
Réponse de le 19/11/2019 à 17:55 :
40 % qui payent l'impot sur le revenu … et moins de 20% qui payent la taxe d'habitation (même s'ils ne passent qu'un mois par an dans l'habitation).
La république en marche … sur la tête.
a écrit le 18/11/2019 à 23:41 :
Piketty, c'est la collectivisation de la propriété et du patrimoine, ou comment encourager ceux qui ne veulent pas travailler en leur octroyant généreusement ce que d'autres ont gagné en travaillant durement toute leur vie !
a écrit le 18/11/2019 à 18:48 :
Sans chercher bien loin l'idée d'héritage ad'eternam à héritiers directs pourquoi ne pas transférer automatiquement aux héritiers de 2 ème rang, soit les petits-enfants qui trouveront facilement ces 120000€ indispensables.
Quid des HLM, ces pauvres gens se sont fait voler leur droit à devenir propriétaires grâce à leurs loyers pourtant excessifs.
a écrit le 18/11/2019 à 16:22 :
" Le gouvernement actuel arrive à un moment où, aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune." Oui, mais les américains qui travaillent sur le sujet disent clairement ne pas vouloir répéter l'échec du système de taxe sur la fortune qui avait été appliqué en Europe ! On ne peut envisager une taxe sur la fortune sans meler à cela le systeme d'imposition sur les revenus et sur l'héritage : tout se tient.
a écrit le 18/11/2019 à 15:59 :
Ce brave homme ne s'intéresse qu'à l'argent l'égalité la vrai c'est aussi l'égalité de jouissance du temps. Tu as peux travaillé, tu as disposé de temps, tu as engrangé l'usage ton propre temps mais moins d'argent. Tu as beaucoup travaillé, tu as sacrifié beaucoup de temps, tu a engrangé plus d'argent. Qui te donnera du temps contre ton capital? Personne c'est plus simple de te rançonner en oubliant le temps que tu as donné.
Pas d'égalité possible
Réponse de le 20/11/2019 à 6:39 :
Et les rentiers? Ça marche comment?
a écrit le 18/11/2019 à 13:58 :
la France est malade d'un Etat obèse et malhonnête qui taxe tout pour grossir encore. Tant que Macron demandera aux "autres" et aux régions de supporter ses prétendues réformes au lieu de commencer par son propre gouvernement et son administration d'Etat, les rangs des gilets jaunes et de leurs cohortes de casseurs grossiront aussi.
a écrit le 17/11/2019 à 18:50 :
Cela fait 60 ans que nos dirigeants font dans la "justice sociale". Ça débouche sur trois millions de chômeurs, un endettement public hors de contrôle et un ascenseur social en panne. Il faut substituer "l'efficacité fiscale" à la "justice sociale"; et vite !
Réponse de le 18/11/2019 à 14:09 :
Exactement !
singularité du pays champion mondial des prélèvements obligatoires
et champion du monde de la redistribution sociale :

Et la gauche FR la plus rouge d'europe en redemande.


Non !

Oui à l'Efficacité !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Fiscale
a écrit le 17/11/2019 à 18:36 :
Avec Piketty, on voit bien que l’on est plus dans l’idéologie que dans le capital !!! Comment peut-on envisager de ponctionner encore plus les citoyens alors que les prélèvements sont proches d’atteindre 50% du PIB annuel !!! En fait, ce que recommande Piketty c’est, pour supprimer les inégalités, d’opérer un nivellement par le bas de notre société .....
a écrit le 17/11/2019 à 18:28 :
tant qu'on gavera les ponctionnaires les français crèveront. Les ponctionnaires ne sont que des assistés sociaux
a écrit le 17/11/2019 à 16:32 :
Ce gouvernement est TOTALEMENT décrédibilisé !
Il lui sera impossible de regagner la moindre confiance et il va continuer a degrader et enfumer les pays pour le reste du mandat .....sauf révolte généralisée !!!
a écrit le 17/11/2019 à 11:18 :
En quel honneur un économiste tel que M. Piketty nous assomme avec ses principes de justice fiscale qui n’ont pas de sens dans notre république et dans un pays où les taux de prélèvements publics sont déjà supérieurs à la moyenne internationale.

Le volet mobilier de l’ISF rapportait 3MM€. Pourquoi sortir des promesses à 10MM€ si ce n’est par pure démagogie pour une partie de la population avide de saigner une autre partie qui ne peut pas se défendre démocratiquement.

Existe-t-il à La Tribune un journaliste qui peut contredire M. Piketty dans un entretien ?
Réponse de le 17/11/2019 à 16:41 :
C'est comme la relance médiatique des gilets jaunes …
Tous ces thèmes ont une logique.
La faute à qui si le journalisme est mal payé ?
a écrit le 17/11/2019 à 10:33 :
Piketty = marxiste doux rêveur

Désolé de briser le rêve mais le marxisme on a déjà donné avec Lénine Staline Mao Polpot and co. Au XXeme siècle ça a fait plus de 100 millions de morts.....!
a écrit le 17/11/2019 à 9:38 :
Mr Piketty nous ressort les vieilles lunes de l'économie politique à la française.
Mais l'économie n'est pas politique : elle est plus ou moins bien gérée, c'est tout.
L'idéologie n'a rien à voir avec ça : cf la Chine communiste capitaliste.
Et le système éducatif français dont il est un pur produit a encore de gros progrès à faire : après tout, c'est grâce à lui si les Français sont notoirement nuls en économie.
L'idéologie, on s'en tape : c'est pour les conversations de bistrot.
a écrit le 17/11/2019 à 8:40 :
Un grand visionnaire

Il a soutenu Hollande pour un 2 eme mandat
Et ensuite le winner Hamon

2 purs Socialiste irréel
a écrit le 16/11/2019 à 18:29 :
rien ne change, ni ne changera, aussi des éruptions de violences sont à prévoir, une abstention record.....
a écrit le 16/11/2019 à 18:06 :
Gros démago !!!!
Réponse de le 16/11/2019 à 20:18 :
La démagogie est à chercher du côté de ceux qui nient les chiffres et les faits. Qui apportent des solutions simplistes demandant peu de réflexion et d'analyse.Vous pouvez critiquer Piketty. Mais franchement le traiter de démago...
a écrit le 16/11/2019 à 18:00 :
Pour le capitalisme, l'Homme est une ressource qu'il faut asservir

Pour le libéralisme, l'Homme est une ressource qu'il faut asservir et qu'il faut museler

Pour le politique, le citoyen n'est qu'une ressource financière visant à établir un budget, sinon pourquoi il n'y a pas de statut de citoyen européen ? libre circulation capitaux et marchandises, voila ce à quoi l'Homme est réduit actuellement.

La seule justice fiscale ne suffira pas à changer cette vision des choses... vive les GJ, les pauvres, les SDF, la fonction publique qui manifeste pour rappeler au monde que l'Homme ne se résume pas qu'à un porte-monnaie et rappeler le politique à ses devoirs.
Réponse de le 17/11/2019 à 0:10 :
J'ai ton phrasé, c'est ainsi, mais avec un peu de market, oui tu aimes les sous sous, mais t'auras la vie sans le sou. Froidement et assurément ressource financière. Au singulier ça le fait!

Toute la question est donc en ce cas de dire qu'il y a matière a formaliser un modèle contre culturel, que j'attends, amenant aussi ma pierre a l'édifice culturel !!!

Cependant constatant en fait que cela bénéficie aux multinationales, donc je suis en stand by. Attendant que le vide aspire les cerveaux perdus !!!

Parlons peu mais parlons juste PIC SOUS

Il existe des choses actuellement qui feraient sens pour le peu que les clones (j'appelle cela au fait disons d'un système pyramidale sans contrôle qui semble faire jour quand même).

J'entends le système par toutes les fonctions dites régaliennes sont dans un triste état, pour que de fait celle ci se transforme en fonction des moyens que l'on dispose (c'est déjà le cas, mais la économiquement nous y serons totalement.

Le "laisser faire" qui a sens dans l'anglais, dit aussi le type de capitalisme que nous avons. L'hyperconcentration des moyens et pas des idées!!

C'est cela, l'argent n'est rien si l'idée n'est pas !!

Et finalement ils disent, les sous sous dans la po poche !!
a écrit le 16/11/2019 à 16:35 :
Donc, on refait ce qui a grandement contribué a plomber l’économie française pendant des décennies : remettre un ISF ne fera qu’encourager les riches à payer peut être un peu moins d’impôt, et surtout investir et surtout créer des emplois, ....mais dans d’autres pays.... il faut sûrement réguler le capitalisme, mais arrêter de stigmatiser ceux qui contribuent à son dynamisme économique.
Réponse de le 16/11/2019 à 17:34 :
Le système capitaliste ce sont les usa : le reste c’est «  rien ».
Fin de l’histoire.
a écrit le 16/11/2019 à 14:35 :
Le patrimoine s'acquiert sur le temps long. Les ménages en France font, contrairement à l'Etat, un budget sur des hypothèses de revenus et de dépenses. Or, pour combler des déficits successifs, l'Etat n'a de cesse de changer la fiscalité pour allourdir toujours plus les prélèvements, et en particulier l'IR de ceux qui le payent encore et de ce fait, lEtat rompt des hypothèses prises pour l'acquisition sur du temps long. Il en va de même pour les entreprises, Pmes, ... cassant alors toute véléité d'investir et d'entreprendre.
La vraie solution de justice fiscale sur le long terme est de maîtriser la dépense publique et non déshabiller Pierre pour habiller Paul. Hélas, on n'en prend pas le chemin.
a écrit le 16/11/2019 à 12:47 :
il est gentil piketti avec ses analyses. Les français ne l'ont pas attendu pour comprendre le cancer qui ronge ce pays.
Réponse de le 16/11/2019 à 14:14 :
La mort et les impots, évidemment !
Mais, en cette saison, on peut aussi citer une croyance persistante dans le père Noel.
a écrit le 16/11/2019 à 11:44 :
Comme le disait Winston Churchill :
"Le capitalisme c'est le partage inégal de la richesse, tandis que le communisme c'est le partage égal de la pauvreté".

Quelle est la forme d'"idéologie" la plus juste ? On dirait que le Bon Dieu a fait son choix depuis longtemps.
Réponse de le 20/11/2019 à 7:06 :
Quel terrible manque d’ambition politique que de penser qu’il n’y aurait que 2 modèles possibles en 2019.
L’histoire devrait plutôt vous faire réfléchir à un troisième système plutôt que de persévérer à ne voir que les 2 derniers qui ont échoué.

a écrit le 16/11/2019 à 11:08 :
Comme le disait W. Churchill, dont la compétence et l'expérience n'ont rien à envier à celles présumées de M. Picketty :
"Le capitalisme, c'est le partage inégal des richesses, tandis que le communisme, c'est le partage égal de la pauvreté".

Quelle "idéologie" est la plus juste ?
a écrit le 16/11/2019 à 11:07 :
Avec lui il y plus d'idéologie que de capital. Il fréquente plus les salons BCBG et les bars que les entreprises. Il a des succès en librairie grâce à la pub des médias et à l'ignorance des Français pour la vraie économie.
a écrit le 16/11/2019 à 11:04 :
Une précision s'impose : Mr Picketty est-il résident fiscal français ?
Sinon, rien de neuf au royaume du "mourir ensemble" !
a écrit le 16/11/2019 à 8:00 :
Pour certains, la justice fiscale = les fourmis laborieuses et économes doivent payer pour les cigalles qui, quelles que soient leurs rentrées d'argent et quels que soient les avantages qui leur sont accordés, seront toujours à sec. Et de toute façon aujourd'hui dans ce monde qui marche sur la tête, il y a moins de justice qu'il n'y en a jamais eu
a écrit le 16/11/2019 à 5:36 :
L'impôt annuel sur la propriété est une ineptie, bien que je sois d'accord sur beaucoup de point avec T.Picketty : en quel honneur devrions nous nous acquiert d'un " loyer" envers l'état pour un bien pour lequel nous avons déjà payé un monceau de taxes à la construction ou l'achat et pour lequel nous continuons à être saignés à blanc par la hausse démentielle de la taxe foncière !!! C'est du délire !!
Réponse de le 16/11/2019 à 21:19 :
100 % d'accord avec manx
a écrit le 16/11/2019 à 2:08 :
Seuil de Taxation de l'Assurance Vie, non revalorisé de l'inflation depuis le coup de massue fiscal 1997, de la Ministre Communiste Aubry " vice-première ministre " de fait, de Jospain : ce qui représente de fait 50% de taxation aggravée.

Son poulain Beubeu Hamon meme avec le soutien du Communiste U.S Bernie Sanders,
6% à la dernière présidentielle. Programmes Mélenchon-Hamon, jumeaux l'un de l'autre.
Pour rassurer Piketty, l'Extrème Gauche Communiste a réalisé 27% en avril 2017,
Beubeu Hamon+Mélenchon+Poutou+Arthaud. Ce qui est Sérieusement très haut.
a écrit le 16/11/2019 à 1:42 :
Caramade Piketty :

.l'impot FR sur le mort ou la morte est le plus lourd et confiscatoire du monde,
et le quadruple de l'Allemagne.
"Comme celà ne suffisait pas " !! "Hollande-pays bas " l'a doublé dès son élection.


.L'I.S.F proposé par la gauche U.S : le parti démocrate, serait déclenché au seuil
de 300 Millions de dollars. 300 fois le seuil FR


.L'I.F.I a remplacé l'I.S.F, et les assujettis sont harcelés de contrôle.
A leur place je liquiderais tout.


.Fait nouveau depuis 2ans, les " riches " que les FR haissent, ne quittent plus la FR
L'hemmoragie a cessé.
Si j'en faisait partie, pour etre parfaitement tranquille, je me naturaliserais dans un pays favorable, et doté d'une STABILITE Fiscale et politique, sans vraie gauche :
Alternances entre droite et centre.


.Enfin, excepté la Corée du Nord Communiste, la FR est le pays du monde,
le plus égalitaire par son système redistributif fiscal-social.
Réponse de le 16/11/2019 à 5:39 :
Pauvres riches!!! Versons donc une petite larme !!! Le gouvernement ferait mieux de se préoccuper des classes moyennes et populaires...les riches ont déjà été largement servis par le sieur macron...
a écrit le 15/11/2019 à 23:03 :
Comme le disait W. Churchill, dont les compétences et l'expérience n'ont rien à envier à celles présumées de M. Picketty : "Le capitalisme c'est le partage inégal des richesses, tandis que le communisme c'est le partage égal de la pauvreté".
a écrit le 15/11/2019 à 19:44 :
Cela faisait longtemps que M. Piketty n'avait pas trouvé à se faire remarquer. Au moment où le modèle allemand tousse continuer à le louer, c'est bien de lui. Il faut être un doux rêveur pour arriver à penser que les trente glorieuses sont un effet de l'impôt progressif sur le revenu et pas de la naissance de la société de consommation alimentée par le crédit et couplée à la nécessité de la reconstruction de l'Europe après un événement qui est pour lui un mot vide de sens "l'après-guerre". Ben oui, la guerre, cela veut dire des traumatismes indélébiles, des morts et des destructions, tout cela a des conséquences économiques importantes. Si nos Gouvernements sont si attachés à la "croissance", c'est bien justement parce qu'ils ont peur de ce qui pourrait advenir en économie si nos modèles type société de consommation et de loisirs disparaissaient. Ils savent faire fonctionner ces modèles là, le développement durable ou la fameuse croissance zéro des années 1970, c'est la boîte de Pandore, nul ne sait ce qu'elle provoquerait comme chômage, hausse des prix... Or, la stagflation, on a connu et ce n'était pas drôle pour tout le monde. Et dire que M. Piketti veut nous faire croire qu'il ignore que l'impôt sur la fortune est un impôt rare dans le Monde, faut dire qu'il est surtout un relent de la lutte des classes style K. Marx qui date un peu donc, alors que la TVA a été copiée dans de multiples pays, pourquoi ? Il serait temps que cet économiste regarde vers le futur au lieu de rester figé sur les idées socialistes d'un monde révolu. Les ouvriers et autres "prolétaires" d'aujourd'hui ne sont pas miséreux comme ceux décrits par Zola. Simplement, s'ils mangent à leur faim, vont en vacances, ont un téléphone portable, ils rêvent d'une maison à eux et pour ceux qui en ont une, d'une piscine... Au passage, pour une fois, la croissance des trente glorieuses est attribuée aux Français et pas aux immigrés puisque "une plus grande mobilité sociale et un plus grand partage des pouvoirs", cela ne peut désigner les immigrés de fraîche date.
a écrit le 15/11/2019 à 19:09 :
J'avoue avoir abandonné plutôt au début de l'interview.

Personnellement, les discours sociaux du PS sont inaudible à cause de leurs trahisons systématique quand ils arrivent au pouvoir.

Tant qu'il sera au PS il restera, pour moi, quelqu'un de droite.
a écrit le 15/11/2019 à 17:10 :
La société française est complètement en morceaux.
Là où moins de 50 % de ceux qui paient de l impôt sur le revenu ne comprennent pas pourquoi ils sont assomés d'impôts pendant que ceux qui n en payent pas les méprise et traitent de riches alors que eux aussi sont déclassés socialement.

Ceux qui payent pensent qu ils payent pour les autres et lorsqu ils voient toutes les destructions faites par ceux à qui tt est dû ils n expriment que du dégout.

Quant aux politiques, ils ne font qu 'accentuer ce phénomène de spoliation pour acheter la paie sociale ou la conserver, au lieu de s attaquer à la dépense publiqie et à la vraie justice devant l impôt qui voudrait que chacun paye suivant ses moyens sans assomer quelques uns.
Réponse de le 15/11/2019 à 19:08 :
Encore une fois réduire les impôts au seul impôt sur le revenu n'est pas sérieux. Tous les français payent des impôts. Ce rappel fait on peut commencer à réfléchir à la hauteur des prélèvements, à leur répartition, à comment et combien redistribuer. Et aussi comment ne pas trop plomber l'économie voir, si possible, la dynamiser. Les constats de Picketty semble peu contestable. Pour ma part je verrais bien un impôt progressif sur le patrimoine remplacer pour partie les impôts sur les revenus.
Réponse de le 15/11/2019 à 20:36 :
Oui mais si l'on sait que le français est une langue diplomatique, nous sommes enfermé dans des certitudes qui souvent donne des rapports de force et peu de consensus.

La question est de savoir si l'on peut continuer a assumer une économie qui t'explique bientôt, par l'emploi, par le service que le consumérisme sera l'absolue sans que ne change par exemple la question de l'imposition dans l'idée que l'on puisse vivre et pas survivre !


Pour cela par principe, en haut de la pile il y a de la novation pour faire sens d'ensemble, et voir comme se fait un deal avec la population.

Pour cela il faut avoir des idées, a mon avis le grand vide de jonction est la, étant un divergent, ce n'est pas très difficile de voir qu'un certain nombre de gens ont intérêt a la précarité généralisé, de la tout part.

Si l'on ne considère pas régler le problème en tant que citoyen mais consommateur, forcément, il y a un problème.

C'est pourquoi le déséquilibre qui ne se ressent pas actuellement dans les classes moyens est dramatique pour les classes populaires.

Vous aurez l'occasion de le constater dans l'actualité, car tout faire résonance.

J’appellerai cela actuellement, l’allégeance de l'impossible...
a écrit le 15/11/2019 à 16:56 :
Ce gouvernement n' a pas de mal à réformé en novlangue bruxellloise puisqu' en français décodé, il s' agit de GOPEter une fois l' an pour tous les chefs d' état de l' UE cad d' accepter les politiques d' austérité successives qui sont le socle de tous les mouvements sociaux depuis des décennies et en particulier de celui qui a donné vie aux Gilets Jaunes..

Chronique d'une destruction sciemment organisée au seul bénéfice de qqes oligarques qui se partagent les bons morceaux et comme l' envisageait P Seguin dans son retentissant et prémonitoire "discours à l'Assemblée Nationale 1992"..

Il n' y aura pas de solution sans Frexit, UPR, vite..
Réponse de le 15/11/2019 à 18:00 :
n' a pas de mal à réformer.. dsl
a écrit le 15/11/2019 à 16:46 :
Je ne suis pas en désaccord avec Piketty sur le fait qu'il y a un sentiment d'injustice fiscale. Mais en même temps, il n'y a pas de pays de l'OCDE et de l'UE qui redistribue plus que la France. Dans ces conditions, comment améliorer le ressenti sans plomber davantage la fiscalité et la compétitivité ?
Réponse de le 15/11/2019 à 20:17 :
Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Les Français sont comme les grenouilles qui demandaient un roi, ils ne savent plus qui mettre à leur tête tout simplement parce qu'ils ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils veulent. Après guerre, la société de consommation est arrivée comme une sauveuse des traumatismes subies, il fallait oublier les horreurs et consommer, s'amuser, c'est merveilleux pour oublier. Aujourd'hui, peu d'entre-nous ont souffert comme ceux qui ont vécu les tranchées de 14-18, la peur des bombardements et des rafles des SS..., aussi la société de consommation et même de loisirs commencent à devenir futiles, le développement durable nous propose bien un nouveau rêve mais difficile à concrétiser pour des urbains habitués à l'artificialité et à la vie facile physiquement. Parce que soit nous continuons avec le système économique actuel, en espérant que nous parviendrons à trouver des ersatz de voiture, ... soit nous imaginons une nouvelle façon de vivre et cela personne n'y est prêt. Quand on a peur, il faut un bouc émissaire, les riches sont donc tout désignés puisqu'ils représentent la réussite dans le système capitaliste comme les Nobles et le Clergé étaient celui de l'Ancien régime. Puisque l'impôt est redistributif en France, comme vous le faites remarquer, c'est "l'impôt" qui cristallise toutes les rancœurs, et la redistribution est niée. Exactement comme en 1789, la Bourgeoisie a fait chuter la Noblesse et le Clergé, pour prendre leur place en les dénigrant aux yeux du Peuple, alors que la Bourgeoisie ne défendait pas les intérêts du Peuple entier mais d'eux-mêmes donc une minorité. De même, les Gilets jaunes et autres contestataires anti-réformes défendent leurs intérêts particuliers : leurs régimes spéciaux, leurs aides pour entreprendre et pas du tout les intérêts de la vraie "majorité" silencieuse : les salariés des PME (en France, il y a grosso modo 6 millions de salariés de PME, 2 millions d'artisans-commerçants, 6 millions d'agent de la fonction publique et 6 millions de salariés de grandes entreprises, le reste des 26 millions d'actifs ayant un emploi sont des cadres et professionnels libéraux aux intérêts divers et variés).
Réponse de le 15/11/2019 à 20:21 :
Moi le problème de ces propos au vue de la pure reproduction sociale (ethno raciale aussi) est un peu a mon avis un financement a bon compte.

Vous prenez les conditions d'un enfants de quartier, nous pouvons comparer les moyens y compris d'un point de vue éducationnel, puis vous prenez l'inverse, a un moment donnée, les devoirs semblent pour ceux les moins dotés, et les droits pour les autres.

Enfin, je vais avec l'expérience dont je dispose, vous expliquez aussi en quoi il y a hiatus, sur la question de la supposé redistribution.

Si l'on peut en avoir sens, il suffit de voir qui se trouve après dans des master 2 ou passant par l'université.

Alors pardon, mais la ou je crois simplement que le problème se pose si les écarts inhérents en terme de distance, et ceux dont la proximité montre qu'a défaut de sens, il faut bien regarder ne serait ce que l'environnement de Paris.

L'endogamie est un état de fait, car par comparaison, le nombre de profs, en sachant que l'avantage de l'héritage culturel est la, en plus s'ajoute une redistribution en pyramide inversé.

La justice sociale par la a mon avis, est que la structure d'internet empêchera pas les personnes de devenir, et je dois dire historiquement que le mouvement justement d'injustice social tinté d'identitaire non dit, permet les déclarations par exemple de la ministre du travail.

Outres ces éléments subjectifs vous me direz, en fait allant dans un salon de cadres pendant plusieurs années sur l'expatriation, disons qu'il suffisait par exemple de voir la cible qu'ils avaient identifié, comprenant de dos une personne de la cinquantaine en situation d'emploi.

Petit clin d'oeil en parlant danois de ce qu'il se passe ici, et qui montre la différence sociale.

Pour le coup avec cinq langues, j'ai pu m'exercer a recevoir des offres qui pour le coup montre a quel point l'antécédence ethnique a du point.

Tout comme la question du handicap, donc pour moi la justice sociale est censé trouver budget dans la capacité de mise en création de personnes misent de fait a l’extérieur de la société.

Par la discrimination, la puissance de l'empreinte ma permit de découvrir qu'effectivement dans les pays du nord, disons le reflet de l'image est autant de violence que ce qui est ou ce que l'on appel la justice sociale.

Et comme l'économie est ce qu'elle est, je suis disons, devant des résultats qui permet en plus, comme disent les espagnoles "con soltura" qu'il y a ceux qui parlent et ceux qui font.

De ce fait, et ayant passé par le modus , apatridie pour tous, disons que parler de sentiment c'est pour le moins une possibilité qui vous permettra de mieux mesurer le chemin a présent dans ce monde mondialisé.

La profondeur du gouffre sera d'autant plus visible, que le climat actuel de confrontation culture supposé, (car en parlant des langues, vous maîtrisez d'autant votre propre culture a tout les niveaux.

Donc pour ce qui concerne les problèmes actuels, il n'est aussi pas difficile de comprendre que les choix économiques, et l'envolée des coûts a partir de l'Euro, n'est pas qu'une simple vision de l'esprit.

Alors la populas morfle, c'est ce qu'elle a en commun lorsqu'elle ne se prend pas la tête a l'identité de jacques paul, mouloud (j'ai bien ce nom ) il sonne doux.

Plus loin, la vastitude du consensus social est a mon avis un mirage, et franchement ce qui je ne joue pas en faveur des favorisés, car c'est ainsi que cela se passe, sont aujourd'hui dans la vastitude du vide car disons que la justice sociale est une question qui n'existe que peu si l'on regarde la condition des femmes seules.

Et tout cela comme cela ne s'assume pas, que la police du vide pousse a regarder autre chose (et tout le monde peut le constater) que le pacte social a mon avis n'existe plus.

Si l'on ajoute a cela, la corruption massive du pays par la tête, des histoires d'avantage en constante augmentation, une massification gentrisphèrique (c'est un mot dont j'imagine que vous en comprenez le sens).

C'est tellement visible que du coup a un système politique et sociale qui ne fait plus de secrets a personne, en plus un dissensus tellement puissant, que l'on n'en ressort avec des idées novatrices.

Autre chose que de se satisfaire du concept de redistribution, lorsque l'on sait le niveau des subventions données aux entreprises.

A un moment donné, va falloir comme cela va être le cas avec amazone faire un choix sur la généralisation de la précarité pour tous.

Et comme l'endogamie dans le haut fonctionnariat finalement donne des millionnaires exonérant les milliardaires, franchement parlons dans ce cas des mêmes sujets?

Ce que je crois est que le bug de représentation est a l'image de tout cela, et au vue d'un système de cooptation entre amis, nous assistons aussi a ce que le pouvoir représente finalement ce qu'il est.

C'est comme la pyramide de champagne si il n'y a qu'une bouteille, les premiers aurons toujours un verre bien rempli, non?

Alors toute la question dans les règles qui ont été faites, mais dont semble t'il quelque chose ne tourne plus, n'est que question de groupes d'influences, de lobbys, de compagnie etc etc.

A quel moment vous pensez que les opportunités profitent aux personnes susceptibles de pousse le système?

Le format des élites est la puisque la jonction visible, entre les technologies l'économie le social et le sociétal est la.

Après a l'évidence, les élites fabriqués trouvent logique le pantouflage, l'amitié etc...

Et comme la dimension familiale est la, cela mange les médias et donne des personnes qui ne sont en rien dans l'imaginaire d'un tas de gens, mais donc la com produit donc un effet éco, bien pour vendre des produits, mais pour le sens de la société.....

Il y a un tas de choses visibles, mais pas de tous semble t'il, c'est pourquoi j'aime a en parler, car ayant déjà fait, disons comme "le sentiment d'injustice", c'est quelque chose par exemple qui fait que je ne me relis pas.

Une manière de regarder les choses que je ne fais pas dans les autres langues, car la rupture d'altérité a été sévère !!!

Justice sociale, ouais disons que le mythe tient pour ceux qui ont les avantages du système, et le niveau actuel de fonctionnement est plus tribal qu'amical ou simplement social et citoyen.

Alors puisque la chose est ainsi, n'ayant pas d'intérêt parce que justement cette dite justice sociale, est disons la grande mystique métaphorique et hectoplasmique qu'est la société, montre des signes !!!

Au chef de prendre ses actes et assumer ce que tout le monde voit !!!
a écrit le 15/11/2019 à 16:33 :
Le sommet de la justice fiscale c' est le communiste avec 2 options
- la chine des milliardaires et la misère de campagne et du prolétariat
- le Vénézuéla ou Cuba ou comme il n' y a plus a distribuer, l' égalitarisme est facile a faire.
tout le reste a été balayé par l histoire.
Réponse de le 15/11/2019 à 18:47 :
Les populations du monde subissent l’histoire sans comprendre vraiment mais l’histoire est écrit seulement par certaines plumes trempées d’or à travers les époques

Le temps balaye tout...et surtout ... n’importe quoi à son passage...
Réponse de le 15/11/2019 à 20:40 :
Dans la mesure ou l'analyse peut se tenir vraiment a minima, euh je pense aussi que le transfert de richesses collectives vers ceux qui disposent des capitaux se fait bien largement depuis un moment.

Pour la justice sociale, faisons comme les us, taxons a la nationalité de la personne (je n'ai aucun doute que l'arabe du coin que l'on serine avec l'identité et tout le bidule), les premiers de cordés seraient les premiers a justement changer de nationalité. Nous en avons un exemple des plus parlant.

Donc parler de concept, c'est plutôt parler ou l'on va, pourquoi faire, clairement.

Langue diplomatique, langue diabolique !
Réponse de le 15/11/2019 à 20:41 :
même à Cuba ou au Venezuela, certains (la mafia castristre ou chaviste) sont plus égaux que les autres, le plus grand nombre.
a écrit le 15/11/2019 à 16:29 :
un sentier sans gloire pour nos dignitaires qui ont sacrifié nos agriculteurs !. tous les gouvernements ont péri par l abus de leur principe
a écrit le 15/11/2019 à 15:37 :
On connaît les succès de l'égalitarisme socialiste. Ce gourou a la mémoire courte.
a écrit le 15/11/2019 à 15:36 :
Bonjour ,

M.Piketty est aveuglé par toutes ses connaissances et sa culture générale ;

Actuellement ( réalité )
le dialogue social est rompu ( coupe et inexistant sauf entre ceux du même groupe ( qui ont le pouvoir et l’argent)); soit vous êtes dans leur camp soit vous êtes contre ( choc des extrêmes)

Ces personnes qui pondent les décrets en amont pour spolier des droits légitimes car le «  logiciel «  dit que x sera «  juste «  impacté et que ce crédit servira à combler l’erreur de gestion de Y, que le haut fonctionnaire ferme les yeux car c’est de la famille de «  sa femme «  et que l’élu est de sa famille ...

Bref, le vrai changement est en chacun de nous .
Être professionnel, être carré et juste ,

Pour la justice sociale chacun doit être juste pour que la masse donne un résultat juste .

Ce n’est pas demain que ça arrivera cette justice ; j’y crois pas.

Cordialement,
a écrit le 15/11/2019 à 15:29 :
Merci pour votre analyse.
si vous rendez l'impôt foncier progressif, vous baisserez son rendement, comment pouvez-vous en retirer les moyens financiers pour abonder le porte monnaie des jeunes avec 125 000 euros ?
Par ailleurs entre ceux qui paient 0% d'impôt et ceux qui paient 45% il y a bien progressivité. Quel intéret de travailler si on doit payer 75% d'impôts. Résultat 30 000 emigrés fiscaux en 10 ans...
Par contre je suis pour une présence au conseil d'administration mais aussi au capital. 10 à 20% pourraient être réservés aux salariés (distribués comme bonus - on le fait bien pour les dirigeants !).
a écrit le 15/11/2019 à 14:52 :
Bah... M.Piketti a raison quand il soulève la problématique de l'accroissement des inégalités, mais cette problématique doit être tempérée par la situation des moins favorisés, laquelle s'améliore (la courbe de l'éléphant). Et j'avoue ne pas comprendre ce que l'on entend par justice fiscale quand 50% des ménages ne paient pas l'impôt sur le revenu. Cela me paraît être un terme qui ne veut rien dire, si ce n'est donner des prétextes à râler. Enfin, pour améliorer le sort des plus démunis, le contrôle de la dépense publique, et tout faire pour rendre la France compétitive et attractive, sont les deux leviers les plus importants. la France est déjà championne du monde de la redistribution, et dans un monde ouvert, où les patrimoines peuvent être investis, ou déménagés, à l'autre bout de la planète en moins d'une minute, l'attitude spoliatrice de l'état ne pourra aller bien loin. Le cancer en France est évidemment l'inéfficience de la dépense publique et de ses pseudos-investissements (allez dans des régions paupérisées pour constater le délire de l'aménagement de la voirie, magnifique, à comparer à la dégradation des logements des privés, les façades aux crépis qui tombent et aux peintures vieilles de cinquante ans!
Réponse de le 15/11/2019 à 15:30 :
Oui, "l'attitude spoliatrice de l'état ne pourra aller bien loin" sans causer une expatriation massive et irreversible des moins démunis et un appauvrissement du pays qui dégradera la situation politique et sociale à un niveau de guerre civile.
Piketty fait des raisonnements qui ont un sens au niveau global ou pour les USA, mais en France augmenter la fiscalité non seulement n'est pas une solution, mais est contre-productif pour tous et il faut agir sur la formation et l'éducation.
a écrit le 15/11/2019 à 14:26 :
Le mot "réforme" est apparue dans le langage politique qu'a partir de notre entré dans l'UE de Bruxelles, cela ne peut être qu'une coïncidence!!
a écrit le 15/11/2019 à 14:23 :
Il est fort ce pikkkettti. Il vient nous vendre son livre ( ses salades)..... Il va pas nous raconter le contraire. ......
a écrit le 15/11/2019 à 14:23 :
Je ne sais pas ce qu'est personnellement la justice fiscale. C'est une notion très subjective. Si on voulait être totalement neutre, on dirait que d'une part les services publics doivent être payés par leurs utilisateurs (par des taxes ou des redevances) et que d'autre part l'impôt direct doit être intégralement redistribué...et la redistribution la plus neutre est la redistribution linéaire : si R est le gain primaire (récurrent ou non récurrent) d'une personne, alors à chaque personne on prélève (si c'est positif) ou on donne (si c'est négatif) TX(R-Rm) où T est un taux assez élevé (voisin de 50% en France et dans les pays scandinaves) et Rm la moyenne de R sur la population.
Réponse de le 15/11/2019 à 22:35 :
Félicitations : vous venez de démontrer en quelques lignes que les maths n'apportent rien à l'économie. Au lieu de mettre en avant une idée simple, vous avez voulu faire plus sérieux en traduisant cette idée simple en équation. Histoire de cacher le simplisme sous un écran de fumée. Un peu comme les psychanalystes en somme : moins c'est compréhensible par le commun des mortels et plus ça a l'air scientifique. Mais seulement l'air.
Réponse de le 17/11/2019 à 20:45 :
@Elfe Noir
Votre réponse est le symbole de ce qu'est devenue la France en 30 ans. Avant-dernière au classement PISA en maths en Europe devant Chypre, une gentille fonction linéaire affine est maintenant "incompréhensible du commun des mortels". "Les maths n'apportent rien à l'économie" autre phrase véritablement problématique. Sans raisonnement logique et sans chiffre, la France ne se redressera jamais. La poésie et l'histoire ne suffisent pas…
a écrit le 15/11/2019 à 14:22 :
OK les plus riches Français sont taxés et réduisent leurs émissions de GES.
Les autres Français suivent avec des aides pour changer leurs vieux diesels pour des voitures moins polluantes et moins consommatrices de ressources fossiles... Soit !
Et que font les Américains, les Indiens, les Chinois... ? (notamment)
Ils continuent comme si de rien n'était au nom de la liberté ou de la croissance économique !
Nous allons dans le mur car cela n'est pas prêt de changer !
Je serais trop vieux pour le voir mais nos enfants le subiront...
Réponse de le 15/11/2019 à 20:27 :
Les Américains, les Indiens et les Chinois font ce que faisaient les Européens depuis 1970, ils pensent qu'ils ont bien le droit de "profiter du progrès", ils verront si vraiment la pollution pose un problème plus tard. Aujourd'hui, c'est l'Inde qui est sous le smog, autrefois c'était Londres, cela n'a pas empêché les Anglais de continuer l'industrialisation de leur pays. Cela sera probablement pareil en Inde... Il leur faudra à eux aussi, un "great smog" pour réagir...
a écrit le 15/11/2019 à 14:21 :
Je ne sais pas ce qu'est personnellement la justice fiscale. C'est une notion très subjective. Si on voulait être totalement neutre, on dirait que d'une part les services publics doivent être payés par leurs utilisateurs (par des taxes ou des redevances) et que d'autre part l'impôt direct doit être intégralement redistribué...et la redistribution la plus neutre est la redistribution linéaire : si R est le gain primaire (récurrent ou non récurrent) d'une personne, alors à chaque personne on prélève (si c'est positif) ou on donne (si c'est négatif) TX(R-<R>) où T est un taux assez élevé (voisin de 50% en France et dans les pays scandinaves) et <R> la moyenne de R sur la population.
a écrit le 15/11/2019 à 14:19 :
C'est bien gentil de chialer sur les pauvres, mais si la solution c'est de voler les autres cela ne permet pas de gouverner, parce qu'il n'y a pas de croissance, car personne ne veut bosser pour rien. Piketti est un farceur de gauche, et on sait ce que cela donne : du chômage et de la redistribution étatique format URSS., et la faillite au final.
a écrit le 15/11/2019 à 14:07 :
Piketty à raison, la justice fiscale est un élément essentiel pour pouvoir réformer. Cependant comme personne ne voudra reculer sur ses positions, la distance va s'agrandir, la pression monter, et trop de pression, malgré des soupapes de sécurité, (d'ailleurs mal calibrées, bricolées), ça finit toujours par une explosion.
a écrit le 15/11/2019 à 14:06 :
Piketty à raison, la justice fiscale est un élément essentiel pour pouvoir réformer. Cependant comme personne ne voudra reculer sur ses positions, la distance va s'agrandir, la pression monter, et trop de pression, malgré des soupapes de sécurité, (d'ailleurs mal calibrées, bricolées), ça finit toujours par une explosion.
a écrit le 15/11/2019 à 13:54 :
ça commence mal avec Mr Piketty : il parle d'idéologie tout de suite.
Le capitalisme n'est pas une idéologie. La preuve ? : ça marche très bien en Chine communiste.
Toujours ce vieux travers de l'université française qui veut des débats en économie.
Et qui a oublié dans le même temps de bien éduquer les Français sur le sujet : une faute très coûteuse pour le pays.
Mr Piketty, avec tous ses beaux discours, fait partie du problème, et pas de la solution.
Il n'a sa place que dans les salons parisiens : qu'il laisse le gouvernement travailler, même si ce n'est pas parfait, au lieu de se poser en redresseur de torts, ce qui est tellement plus facile.
Réponse de le 15/11/2019 à 15:20 :
On voit lorsqu'on touche au vrai par les réactions qui en résultent... Cela vous horrifie tant que cela qu'on parle d'idéologie en économie politique. Certains ont pourtant transformé ce nom initial en "science" économique pour clore tout débat sur les hypothèses bancales du néolibéralisme économique. M. Piketty touche au fond du problème et qu'un universitaire reconnu le fasse, voilà qui est salutaire!
a écrit le 15/11/2019 à 13:41 :
Oui d’accord pour plus de justice fiscale: il n’y a que 50% des français qui payent l’impôt sur le revenu !
Réponse de le 15/11/2019 à 14:19 :
Cela te donne une idée de la faiblesse des salaires dans ce pays aujourd'hui.
Réponse de le 16/11/2019 à 5:54 :
Bien vu, lachose ! Et en corolaire, la faiblesse des retraites, bon nombre de retraités etant sous le seuil d'imposition....
a écrit le 15/11/2019 à 13:34 :
Picketty raisonne comme si l'argent des impots n'était pas gaspillé ou détourné dans tous les sens.Il se trompe fondamentalement
a écrit le 15/11/2019 à 13:28 :
il suffit de regarder ou la sncf voir la ratp
qui sont sous tutelle de l'etat et leur pdg s'aumente a leur aise
sans se preocuper des bas salaire alors oui le mandat de m macron a du plomb dans l'aile
Réponse de le 15/11/2019 à 14:32 :
Le salaire des PDG des entreprises publiques et limité à 450 000€. Actuellement 9 PDG du public atteignent cette limite. On est loin des salaires des PDG du privé qui ont augmenté en moyenne de 12% l'année dernière, soit un salaire moyen de 5,7 millions d'Euro.
Réponse de le 16/11/2019 à 5:58 :
à laustralien22 n l'énormité écoeurante de ces deux catégories de salaires ne saurait les justifier l'une par rapport à l'autre.....alors que les bas salaires subissent de plein fouet les " réformes" dévastatrices du gouvernement...
a écrit le 15/11/2019 à 12:40 :
"aux États-Unis, les candidats démocrates veulent introduire un impôt sur la fortune" à partir de 50 millions de $ je crois (pays de milliardaires), nous faisons pauvres avec notre 1,3 million (mais calculé sur 800 millions, l'ancien seuil, bizarrerie fiscale). Mais pourquoi pas 300 000€ de fortune le seuil, avec un taux rikiki (décote 30% de la valeur actualisée du logement) ? On aurait l'impression d'être riches. :-)
Il faut rétablir l'ISF, j'avais calculé que, si ça leur était destiné, ça ferait 28€/mois en plus à tous les retraités (très nombreux, moi très bientôt), il suffira de leur dire que la Justice Fiscal est enfin là et que ça ira comme ça. Mesures post GJ, une dame ayant 80 euro de plus par mois trouve que c'est trop peu, elle voudrait 200.
a écrit le 15/11/2019 à 12:37 :
Un personnage qui cherche légitimité à sa doxa collectiviste auprès du mouvement des gilets jaunes. Tout est dit.
a écrit le 15/11/2019 à 12:05 :
“Un impôt sur la fortune qui pèse sur les 1% des patrimoines les plus élevés devrait rapporter au moins 10 ou 15 milliards d'euros.”
Seulement en théorie.
Un tel impôt fera fuire sans aucun doute tous ou presque ces 1% de patrimoines les plus élevés vers la Belgique, la Suisse, les Pays Bas, le Luxembourg et pourquoi-pas même vers l’Allemagne et le Royaume Uni. Si j’etais parmi ces 1% je m'expatrierai à coup sûr comme la très grande majorité des personnes qui proposent cette mesure!
Proposer des telles mesures au niveau national est un acte anti-français parce que le seul resultat possible sera l’appauvrissement de la France et son acheminement probable vers la guerre civile ou la sortie de l'UE.
On peut envisage des telles mesures à l'échelle européenne, mais il faut commencer par convaincre les allemands, les hollandaise, les belges avant de faire une propagande auto-destructive en France qui ne servira qu’à enricher nos pays voisins, qui n’attendent que ça.
Aux Etats Unis la proposition de Warren consiste en une taxe sur la fortune de 0,1 % des Américains les plus riches. Les fortunes supérieures à 50 millions de dollars seraient taxées à hauteur de 2 %, celles au-dessus d’1 milliard à 3 %.
Donc on ne taxerait que au dessus de 50 millions de dollars! Warren n’est pas si stupide.
En plus quand on est americain il est beaucoup plus compliqué de s’expatrier fiscalement parce que
1)quand on est citoyen des USA on est soumis à l’impôt des USA indépendamment du pays où l’on a sa résidence
2) s’expatrier des USA est toujours un risque parce que c’est le pays qui protege le mieux les droits de proprieté (alor que s’expatrier de la France est avantageux sur tous les plans).
Au final, pour un français riche, en étant la France dans l’Union européenne, s’expatrier est sans contre-indications et ne pose que des avantages. Une fois ce processus de destruction de l’assiette fiscale terminé, les français, appauvris, finiront bien par s’en prendre aux pays voisin qui jouiront des tmpots de nos exiles fiscaux! Donc mr. Piketty en proposant ces mesure veut dissoudre l’Union Européenne?
Réponse de le 15/11/2019 à 13:02 :
Du coup, le mieux est de ne plus laisser votre argent sur votre compte, de fait cela amènera ceux qui espère se faire de l'argent sur la masse, de devoir utiliser la masse monétaire de ceux qui disposent des capitaux.

Actuellement on prête aux allemands non plus a taux négatif, mais on les paies pour prendre des crédits.

Si vous avez compris ce que cela veut dire, vous devez donc agir en conséquence.

Croire c'est se faire avoir, il me semble que les 20 dernières années montrent de quoi il s'agit, non?

Car a votre avis la caution de ce type de politique mené en europe tient que par la fait que vos capitaux sont valorisables, mais ce n'est pas l'intérêt du quidam que de jouer un jeu dont les objectifs sont visibles depuis un moment.

Il n'y a pas de règle en france, que des exceptions, alors au fait du type d'économie, et l'euro, je pense que tout le système repose sur le fait de l'inertie des petits clients !

Donc agir c'est savoir qu'a défaut de bon taux, votre capital restera le même en Europe !
Réponse de le 16/11/2019 à 6:02 :
"quand on est citoyen des USA on est soumis à l’impôt des USA indépendamment du pays où l’on a sa résidence " voilà la réforme urgence à mettre en place!! Fini l'école fiscal des rats qui quittent le bateau !!
Réponse de le 16/11/2019 à 6:03 :
"quand on est citoyen des USA on est soumis à l’impôt des USA indépendamment du pays où l’on a sa résidence " voilà la réforme urgente à mettre en place!! Fini l' exile fiscal des rats qui quittent le bateau !!
a écrit le 15/11/2019 à 12:03 :
Il est gentil Piketty, les Français n'ont pas attendu ses analyses foireuses pour comprendre le cancer qui ronge ce pays.
Réponse de le 15/11/2019 à 15:22 :
D'accord avec vous sur le fait que les travailleurs vivent déjà tout cela depuis 30 ans mais ne jettons pas la pierre à Piketty. C'est le premier universitaire et primé par le prix de la banque de Suède qui l'explicite. Il aide énormément la cause en attaquant le haut du panier idéologique
a écrit le 15/11/2019 à 12:00 :
Piketty oublie quand meme que la reduction des inegalites aux XX sciecle c est surtout du a 2 guerres mondiales -> Elimination de pas mal d heritiers males + forte inflation.

Pour la suggestion de taxer moins l immobilier si endetté, c est stupide. On va arriver comme en suisse ou les gens ne remboursent pas le credit car c est deductible des impots. donc il est plus rentable d etre endette que de rembourser
a écrit le 15/11/2019 à 12:00 :
La détention du capital n'a pas à être taxée, quant aux revenus dudit capital ils sont largement plus taxés en France qu'ailleurs. Enfin en ce qui concerne sa transmission, nombre de pays ne pratiquent pas de droits de succession. On a donc de fortes marges de... diminution des impôts dur le capital (suppression de l'IFI, de la TF, des droits de succession,...). Quant à l'imposition des revenus (dans lesquels on pourrait d'ailleurs inclure ceux du capital), le fait que chacun contribue à hauteur de ses moyens suggérerait plutôt un impôt à taux plat payé par tous (type CSG) que progressif avec exonération de plus de la moitié des foyers fiscaux.
Réponse de le 16/11/2019 à 6:07 :
Bien sûr !!! Donnons encore d'avantage aux plus riches, ils n'en ont jamais assez.....
a écrit le 15/11/2019 à 11:48 :
"La taxe foncière rapporte à elle seule 40 milliards d'euros alors que les actifs financiers sont exonérés."

SI on ne devait rendre qu'une seule aberration majeur cela devrait être celle-là dont la conséquence dramatique est une explosion du coût du logement et des services publics en lambeaux.
Réponse de le 15/11/2019 à 13:44 :
L explosion du cout du logement vient surtout de l Etat qui subventionne a fond le secteur depuis 20 ans (Scellier, Pinel, PTZ, APL …) et accessoirement de la BCE avec des taux negatifs (du coup plein de liquidite mais comme les gens n ont pas confiance dans l economie, ils mettent leur argent dans le parpaing)

Apres une action en soit ne vous rapporte rien. Un logement vous fait Economiser un loyer et donc c est normal que ca soit taxé. Cerise sur le gateau, l immobilier c est pas delocalisable.


PS: a mediter par tous les adorateurs du parpaing. Est ce que l avenir de la France c est de creer des google ou de betonner avec des maisons phenix partout ?
Réponse de le 15/11/2019 à 14:39 :
Une bulle spéculative c'est une convergence d'intérêts qui tirent les prix vers le haut, alors oui l'Etat les tire vers le haut parce qu'il y a intérêt comme vous le précisez mais de ce fait la finance également y a intérêt puisqu'il y a du fric à prendre et la finance a un impact beaucoup plus grand du fait des sommes colossales qu’elle représente.

Résultat, par chez nous les maisons à vendre s'entassent et les prix ne baissent que très peu avec un mal logement qui va croissant alors que ce n'est pas l'offre qui manque hein, ni les bonnes volontés.
Réponse de le 15/11/2019 à 16:53 :
Je ne suis pas sur de savoir en quoi la taxation supplémentaire des actifs financiers va favoriser une diminution du prix du logement, ni l'exonération de la taxe foncière d'ailleurs. Dans tous les cas, le prix du logement augmente parce que la rareté s’accroît dans les zones en demande (région parisienne) et que les taux d’intérêts sont au plus bas. À paris, avec la demande croissante de logement et l'impossibilité de construire plus (interdiction de bâtir des tours de logements), il y a une limite purement foncière du nombre de m2 disponible. Inversement, allez consulter le prix du logement à Charleville Mézières, le logement est à un prix ridicule.
Réponse de le 15/11/2019 à 17:05 :
Il y a plus de 20 constructions de tours de plus de 35 étages pour des appartements dans le centre de Montréal. Une ville de loin plus petite que Paris. Sans compter le nombre équivalent bâti dans les 10 dernières années. Cette construction en hauteur permet de densifier la ville, de favoriser les transports publics et actifs. Inversement, en France, le moindre projet de tour est vécu comme un drame et est retoqué ou continuellement en procès pour dégoutter l'investisseur. Alors on étale la région, ce qui entraîne des transports collectifs de plus en plus long, et de moins en moins efficace car basé sur une densité d’habitation de moins en moins grande. Construire un métro ne sera jamais efficace dans un quartier pavillonnaire, mais dans une forêts de tour ça l'est ! Il est là le problème du logement en France !
Réponse de le 16/11/2019 à 9:09 :
@ multipseudos: " et que les taux d’intérêts sont au plus bas"

Les prix ont explosé bien avant la chute des taux, tu parles pour ne rien dire.

"Il y a plus de 20 constructions de tours de plus de 35 étages pour des appartements dans le centre de Montréal"

Oui et il pleut en ce moment c'est terrible...

Signalé et si je peux pas et-c...
a écrit le 15/11/2019 à 11:41 :
Curieux pour un économiste de renom de ne pas savoir que 10% des foyers payent 80% de l'impôt sur le revenu?
a écrit le 15/11/2019 à 11:31 :
La France a déjà 57% de prélèvements obligatoire, avec des barèmes d'imposition les plus élevés de tous les pays développés, avec les résultats que l'on sait, à savoir deux fois plus de chômeurs que dans les autres pays développés. Et ce monsieur voudrait encore augmenter les impôts (qui reposent pour l'IRPP sur moins de 50% de la population) pour redistribuer encore plus. La soviétisation de notre pays serait alors complètement en marche.
Réponse de le 15/11/2019 à 13:31 :
Pas tout à fait, 57% c'est la fraction de la dépense publique dans le PIB, le taux de PO c'est autour de 45%... mais il n'en reste pas moins que c'est l'un des taux de PO les plus élevés des pays développés... et malgré ça, ça craque de partout : hôpital, école, universités, justice, défense, prisons,...
a écrit le 15/11/2019 à 11:25 :
j'ai une bonne nouvelle pour lui, vu qu'il confond etats unis ou y a effectivement de fortes inegalites, et france......
afin de reduire les inegalites dans l'argent ET dans le travail, je connais de plus en plus de professions liberales et de chefs d'entreprises qui diminuent la voilure spontannement......
en reduisant volontairement le travail et les risques pris, ils gagnent bcp moins avant impots ( et presque pareil apres); cqfd, ils reduisent les inegalites dans l'argent!!
oui bon, au passage, ca vide les caisses de tout ce bon pognon qu'on pensait claquer en politique sociale, mais c'est pas le pb
et ca , ne pose aucun pb car chacun peut s'improviser chirurgien ou chef d'entreprise qui sacrifiera sa vie perso pour donner du boulot aux autres.........
bien evidemment, si a l'autre bout de l'echelle les gens ne prennent pas le relais pour faire le boulot et remplir les caisses, ca va coincer et aller a la faillite
( les cris de singe facon montebourg genre ' chacun doit faire un sacrifice patriotie ' a la mesure de ses moyens'', ca n'a plus aucune incidence)
si vous ne trouvez du boulot que chez uber, ou que vous avez un rdv chez l'ophtalmo dans 5 ans, relisez le post, ca sera plus clair, charge a piketty de faire le travail
a écrit le 15/11/2019 à 11:17 :
Thomas Piketty ne sait-il pas que la France est déjà le pays qui a le taux de taxation des revenus du capital est le plus élevé en Europe?

Il a même augmenté en 2017.

C'est ce que l'on découvre dans le dernier rapport de la Commission européenne sur la fiscalité en Europe.

En France, le taux de taxation des revenus du capital était de 54,2% en 2017 contre 52% en 2016.
Il était de 26,1% en Allemagne, 28,5% en Espagne, 31% en Italie et 32,4% en Grande Bretagne.
Il était de 26,6% au Portugal, le nouveau pays modèle de l'extrême gauche.

Source
Commission européenne
Tendances de la fiscalité dans l'Union européenne
Réponse de le 15/11/2019 à 11:55 :
On paie ce niveau délirant par un chômage très élevé lié à un sous-investissement fort des entreprises. Sait-on par exemple qu'en matière de nombre et d'âge des robots industriels la France est loin derrière, non seulement l'Allemagne, mais aussi l'Italie et l'Espagne ?
Réponse de le 15/11/2019 à 12:10 :
Le Portugal "nouveau pays de l'extrême gauche", vous voyez ça où? Moi ce que je constate, c'est qu'entre mon salaire chargé versé réellement par mon employeur et mon net restant après le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source, mon salaire a fondu de près de 60%. Ce qui me sauve c'est que j'ai la chance d'avoir un salaire élevé. Une honte quand on constate que ce gouvernement a ramené le taux de prélèvement libératoire des produits financiers à 30%. Cet exemple est du concret que vivent des millions de salariés comme moi. Ce gouvernement favorise sciemment la rente au détriment du revenu du travail. Il faut dire que ce sont essentiellement les rentiers qui on fait élire Macron (retraités aisés, banquier, accrocs à la finance de tous poils etc...). Et il nous mènera sans aucun doute à la catastrophe. Et dire que j'ai voté à droite pendant des années!!
Réponse de le 15/11/2019 à 13:42 :
Entre votre coût salarial et votre salaire net d'impôt, il y a une part importante (plus de la moitié) qui correspond aux cotisations retraite patronales et salariales . Les revenus financiers n'ouvrant aucun droit à pension il ne parait pas aberrant qu'ils ne soient pas soumis à cotisation retraite patronale ou salariale....Avec le PFU à 30% on est donc à peu près dans les clous de neutralité fiscale entre les revenus du travail et du capital.
Réponse de le 15/11/2019 à 14:31 :
Les revenus du travail donnent droit à des prestations sociales et participent à la cotisation à la retraite. Ce qui n'est pas le cas des flux financiers. Par ailleurs, il faudrait peut être mettre en place un système universel ou tous les revenus, de toutes formes (prestation sociales, revenus de travail, revenus de patrimoine, primes, plus-values des ventes immobilière sou mobilières…) sont tous mis dans le même rapport d'impôts et imposés progressivement sur l'ensemble (et non pas par catégorie). Système du Canada.

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