La réouverture de la Chine tire le prix du cuivre à la hausse
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Les prix du cuivre ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis 7 mois. Sur le London Metal Exchange (LME), la tonne de métal rouge pour une livraison à trois mois se traitait ce jeudi à 9.124,5 dollars, son meilleur cours depuis juin dernier.
L'attrait des investisseurs est suscité ces derniers jours par la décision du gouvernement chinois de rouvrir ses frontières en mettant un terme à sa politique « zéro Covid ». Pékin cherche à relancer son économie, qui a tourné au ralenti en 2022. Or une telle reprise se traduira par une augmentation de la demande de cuivre, dont le pays est le premier consommateur mondial, absorbant à lui seul la moitié de la production mondiale de cuivre raffiné.
Ce retour de la république populaire s'opère sur un marché cuprifère structurellement en déficit. Sur les dix premiers mois de 2022, il manquait 693.000 tonnes de métal entre la production et la demande. En 2021, le déficit était déjà de 336.000 tonnes, selon les chiffres du World Bureau of Metal Statistics (WBMS).
Car si la production mondiale de métal raffiné a progressé en 2022 de 1,4%, atteignant 20,57 millions de tonnes, grâce notamment à la Chine et à l'Inde, le rythme de la consommation a été plus plus rapide, de 3,7% entre janvier et octobre 2022, atteignant 21,27 millions de tonnes. Malgré les confinements, les besoins de la Chine ont augmenté de 5,4%, à 11,88 millions de tonnes.
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Une situation qui oblige les intervenants à puiser dans leurs stocks. Fin octobre dernier, Kostas Bintas, le responsable de la division métaux de Trafigura, l'un des plus importants négociants mondiaux de matières premières, alertait sur les niveaux dangereusement bas. Ils représentaient à ce moment-là à peine « 4,9 jours de consommation mondiale » et termineraient l'année « à 2,9 jours ». De son côté, Glencore a averti le mois dernier qu'entre 2022 et 2030, le déficit cumulé s'élèverait à 50 millions de tonnes de cuivre. Le marché pourra-t-il répondre à ce déficit, selon la classique activité cyclique des marchés des matières premières ? « Cette fois, ce sera un peu différent », a répondu Gary Nagle, un des responsables du géant minier suisse, considérant que « le prix ne reflète pas encore cette situation ».
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