Le prix du cuivre chute : pourquoi ce n’est pas bon signe pour l'économie
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« Le resserrement de la politique monétaire et l'inflation ne sont pas propices à la consommation de cuivre » , constate Michael Haigh, spécialiste des marchés des matières premières à la Société Générale. Avec des hausses de taux lancées par plusieurs banques centrales, Réserve fédérale américaine en tête, pour lutter contre l'inflation qui atteint dans les économies développées des niveaux que l'on n'avait plus vu depuis 40 ans, le risque de récession devient "certainement possible" aux Etats-Unis, avertit Jerome Powell, président de la Fed.
L'essoufflement de la croissance économique mondiale est déjà en cours. En début de mois, la Banque mondiale l'a révisé à la baisse de 1,2 point de pourcentage, à 2,9%. Le cuivre, considéré habituellement comme un indicateur avancé de la conjoncture, le confirme. Sur le marché américain, le Comex, il a perdu 16% de sa valeur depuis le début du mois, et 22% depuis son dernier pic de mars, tombant à 3,819 dollars la livre (453,6 grammes). Sur le premier marché mondial des métaux non ferreux, le London Metal Exchange (LME), le prix de la tonne de cuivre à trois mois est passé de 10.720 dollars début mars à 8.728 dollars mercredi, soit une baisse de 18,5%.
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Même le lancement d'une grève depuis mercredi des employés du premier producteur de cuivre, la compagnie publique chilienne Codelco, n'a même pas agité les investisseurs! L'arrêt de travail a toutefois était suspendu au bout de 24 heures, ont annoncé les syndicats. Il était motivé par la décision du nouveau gouvernement de gauche, mis en place depuis l'élection de Gabriel Boric, de fermer une raffinerie et donc des emplois, en raison d'une importante pollution du site, dans une zone surnommée le « Tchernobyl chilien » par les associations de défense de l'environnement.