Changements politiques en Europe, Moscou se rince l’œil
Estelle Levresse
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Viktor Orbán, à son arrivée à Moscou, le 5 juillet.
© LTD / VIVIEN CHER BENKO / HUNGARIAN PRIME MINISTER'S OFFICE / AFP
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Viktor Orbán, à son arrivée à Moscou, le 5 juillet.
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Moins d'une semaine après avoir pris la présidence tournante de l'Union européenne (UE), la Hongrie provoque déjà la colère de Bruxelles. Viktor Orbán a rencontré Vladimir Poutine vendredi à Moscou, « deuxième étape » d'une « mission de paix » que s'est confiée le Premier ministre souverainiste hongrois. Il s'était déjà rendu à Kiev mardi pour discuter avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
À quelques jours d'un sommet de l'Otan à Washington où il sera question de la guerre, l'Ukraine a fustigé une décision prise « sans concertation », et les États-Unis ont fait part de leur préoccupation. Viktor Orbán n'a reçu « aucun mandat de l'UE », ont martelé plusieurs dirigeants européens s'indignant de ce déplacement, première visite officielle d'un chef d'État ou de gouvernement occidental en Russie depuis plus de deux ans. Seul le Premier ministre populiste slovaque, Robert Fico, a salué la démarche de son homologue hongrois.
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« Grâce à cette visite, la propagande russe pourra montrer que Poutine n'est pas isolé et que les dirigeants européens lui serrent la main », a résumé sur Telegram la journaliste russe indépendante en exil Farida Roustamova. Le maître du Kremlin s'est en effet réjoui de cette rencontre, soulignant que la Russie accueillait non seulement un partenaire européen de longue date mais aussi le président du Conseil européen. Se disant favorable à « une fin totale et définitive du conflit », Vladimir Poutine a rappelé sa vision de la paix passant par « le retrait total » de toutes les troupes ukrainiennes « des républiques populaires de Donetsk et de Louhansk, et des régions de Zaporijjia et de Kherson », les quatre régions annexées par la Russie en septembre 2022.
Estelle Levresse