Chine : vers un pouvoir sans limite de durée pour Xi Jinping

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Le comité central, qui doit se réunir en plénum pendant trois jours à compter de lundi, a également proposé d'insérer la pensée de Xi Jinping sur le socialisme dans la Constitution, ajoute l'agence officielle de presse.
Le comité central, qui doit se réunir en plénum pendant trois jours à compter de lundi, a également proposé d'insérer "la pensée de Xi Jinping sur le socialisme" dans la Constitution, ajoute l'agence officielle de presse. (Crédits : POOL)
Le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a proposé dimanche de supprimer la règle limitant à deux le nombre de mandats consécutifs pour le président et le vice-président, rapporte l'agence Chine nouvelle.

Le Parti communiste chinois (PCC) s'est prononcé en faveur de la levée de la limite constitutionnelle de deux mandats pour le président de la République populaire, a annoncé dimanche un média d'Etat, ouvrant la voie à un maintien au pouvoir de l'actuel dirigeant Xi Jinping.

Levée des limites

Le comité central, sorte de parlement du PCC, a proposé d'effacer de la Constitution chinoise la mention stipulant qu'un président "ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs" de cinq ans, a indiqué l'agence Chine nouvelle. M. Xi, président de la République populaire depuis 2013, doit normalement quitter ses fonctions en 2023. Le comité central du PCC a également proposé d'inclure "la Pensée Xi Jinping" dans la Constitution du pays. Ces dispositions devraient être soumises aux parlementaires chinois lors de la session annuelle plénière de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui s'ouvre le 5 mars.

Lors du XIXe congrès quinquennal du PCC, qui s'est déroulé en octobre dernier, M. Xi avait déjà obtenu de voir sa "Pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère" incluse dans la charte du Parti, un honneur réservé jusqu'ici de son vivant au seul Mao Tsé-toung, fondateur du régime communiste en 1949.

Concentration des pouvoirs

Depuis son arrivée à la tête du Parti fin 2012, Xi Jinping a concentré les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l'avait fait depuis au moins un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d'un million de cadres sanctionnés -- mais d'aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se débarrasser de toute opposition interne. Sa présidence s'est accompagnée d'un retour du quasi-culte de la personnalité autour du président, omniprésent dans les médias, et d'un renforcement de la répression visant les défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 26/02/2018 à 13:57 :
Nous sommes en train d'assister à la naissance d'un nouvel axe de dictatures (Chine, Russie, Iran, Syrie, Corée du Nord, Venezuela...) face à des démocraties dont les leaders (USA, UE, Inde, Japon, Corée du Sud...) feraient mieux de prendre acte de ce fait et décider d'un commun accord de ne plus faire le moindre investissement dans ces pays. Pour info se rendre dépendant de la Chine dans les métaux rares, les batteries ou encore les milliers de produits à bas prix c'est du suicide économique.
a écrit le 26/02/2018 à 11:39 :
C’est un Président protectionniste extrême, depuis qu’il est au pouvoir il se moque de l’OMC. Je pensais courber l’échine encore 5 ans mais c’est râpé. Nous n’avons pas finit de souffrir les compagnies étrangères présentes en Chine...
a écrit le 26/02/2018 à 10:26 :
Quelle démocratie la chine !
C'est comment dire la démocratie populaire.
a écrit le 26/02/2018 à 9:06 :
Normal, c'est l'effet Trump, la Chine sait qu'elle va avoir besoin d'un pouvoir encore plus stable que d'habitude afin de s'opposer à la suprématie économique américaine galvanisée par la puissance politique de son président.

Tandis que les pouvoirs politiques se confortent au sein des puissances économiques s'alliant avec leurs multinationales, l'UE ou Mike le poulet sans tête, elle continue de dépecer les états pour en offrir les services aux copains actionnaires milliardaires.

Vite un frexit, récupérons notre autonomie afin de survivre au naufrage programmé de cette europe décadente croulant sous la médiocrité néolibérale de son oligarchie.
a écrit le 26/02/2018 à 6:50 :
A aucun moment l'article n'évoque le terme de dictature.....mais c'est normal, le monde courbe la tête devant les dirigeants de ce pays...préférant ici et là fustiger d'autres gouvernants qui font ecactement la même chose;😎
a écrit le 25/02/2018 à 23:13 :
Xi jinping, Poutine, Al Sissi, Assad, Erdogan, Khadirov..... et tous tellement éclairés et sympathiques.

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