Climat, malbouffe, tabac... la santé des enfants inquiète l'ONU

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La malbouffe est l'un des dangers majeurs qui guette les jeunes enfants du monde entier selon l'ONU.
La malbouffe est l'un des dangers majeurs qui guette les jeunes enfants du monde entier selon l'ONU. (Crédits : Flickr/Photo and Share CC. CC License by.)
Le dérèglement climatique, les aliments ultra-transformés ou encore le marketing des fabricants de tabac sont des menaces immédiates pour la santé des enfants, prévient l'ONU, ce mercredi 19 février, dans un rapport. Selon l'organisation internationale, aucun pays dans le monde ne protège l'avenir de ses jeunes citoyens de façon satisfaisante.

L'ONU tire la sonnette d'alarme : l'avenir des enfants du monde est en péril. En cause, le réchauffement climatique, des produits alimentaires nocifs, le tabac... Si des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents,"ces progrès sont aujourd'hui au point mort" voire "menacés", estiment les auteurs d'un rapport de l'ONU publié ce mercredi 19 février dans la revue médicale britannique The Lancet. Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s'épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d'état de santé, de nutrition, d'éducation...).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d'Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger. Mais les auteurs du rapport, intitulé "Un avenir pour les enfants du monde?", mettent en regard de ce classement des mesures de "durabilité" (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus...) et soulignent que "si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l'index d'épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique". Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, "beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d'un changement climatique rapide".

Le fléau des aliments ultra-transformés et des boissons sucrés

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d'atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l'index d'épanouissement: l'Albanie, l'Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l'Uruguay et le Vietnam. "Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d'eux aujourd'hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront", souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d'experts convoquée par l'OMS et l'Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l'air et l'"intensification des menaces climatiques".

"Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d'ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition".

Les experts dénoncent aussi des "pratiques commerciales néfastes" pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d'aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d'alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que "l'auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas", souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l'Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l'exposition aux publicités pour l'alcool pendant les rencontres sportives et l'explosion de l'obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016. Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Lire aussi : La COP25, un coup d'épée dans l'eau dans la lutte contre le réchauffement climatique

Ils leur recommandent également de s'attaquer "avec la plus grande urgence" aux émissions de CO2 pour "faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète", de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d'évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.

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a écrit le 19/02/2020 à 15:18 :
Et pourtant ,nous avons un gouvernement qui pour appliquer la réforme des retraites en reculant l'âge de départ prétexte que nous allons vivre plus longtemps ,apparemment ce sera pas le cas.
a écrit le 19/02/2020 à 14:00 :
Avec toute la malbouffe actuelle, les produits chimiques partout, ce qui n'éxiste pas encore dans les pays très pauvres pas sur que nos enfants vivront aussi longtemps que les leurs.
Je vois dans mes ancètres bretons ou j'ai fait la généalogie jusqu'en 1800, un seul décès à 12 ans (raison inconnue) toute la famille a vécu plus de 80 ans mon père et sa cousine germaine 96, et pourtant pas de pain que des galettes de blé noir, la même misère que les gens d'Afrique pauvre.
chez nous sur 6, 2 ne sont plus la.
a écrit le 19/02/2020 à 11:10 :
Tous les problèmes sont imbriquées les uns aux autres ; lumière bleue , trop d’écran, trop de YouTube , prise d’exemple des youtubeurs ,
Les industriels ont fait des efforts , bon le tabac c’est une grosse c******, comment écouter son corps , comment se nourrir , un programme pas assez appris aux enfants en primaire et évidemment ça devrait suivre à la maison mais manger bio et sain ça coûte cher aussi , trouver un compromis, pas évident , le manque d’information, trop d’information tue l’information comme c’est le cas sur le Web.
Pour bien faire il faudrait pas travailler et s’occuper des enfants 24/24
Et ce c’est pas possible car l’économie ne le permet plus ...
a écrit le 19/02/2020 à 10:25 :
Et bien, si la santé des enfants vous inquiète, faites en moins.
a écrit le 19/02/2020 à 9:50 :
Ce qui est terrible, c'est qu'il est largement diffusé que la restauration rapide, les burgers, les sodas sont néfastes pour la santé des enfants...que la pub pour les burgers est autorisée à la télé !
De la pure schizophrénie.
a écrit le 19/02/2020 à 9:31 :
"si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l'index d'épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique".

Le problème de penser à "l'avenir" c'est que c'est obligatoirement, si on veut un avenir du moins, penser à freiner la cupidité de nos actionnaires milliardaires alors qu'ils possèdent le monde dont nos politiciens, alors que notre santé ils s'en tapent et nos enfants ils s'en fichent vu le nombre que nous sommes ils pensent qu'il y aura toujours des gogos à exploiter ce qui n'est pas faux.

Notons par contre comme depuis que les américains lui donnent moins, l'ONU devient de plus en plus pertinente.

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