La production d’énergie solaire affectée par le réchauffement climatique

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La hausse des temératures entrainera une baisse de rendement solaire entre 15 et 50 kWh par kW installé.
La hausse des temératures entrainera une baisse de rendement solaire entre 15 et 50 kWh par kW installé. (Crédits : Pixabay / CC)
Les performances des cellules photovoltaïques diminuent avec la chaleur. Deux chercheurs du Massachussets institute of technology (MIT) montrent que la productivité de cette énergie baissera partout dans le monde, avec des zones plus touchées que d’autres.

C'est la double peine. Non seulement la température moyenne à la surface de la Terre risque de s'emballer dans les prochaines décennies à moins d'un coup d'arrêt drastique - et que rien n'annonce - sur les émissions de gaz à effet de serre.

Mais l'une des solutions les plus efficaces aujourd'hui pour contribuer à limiter ces émissions, à savoir le remplacement d'énergies fossiles par des énergies vertes, est elle-même menacée par ce réchauffement qui se profile.

Nuages, humidité et... température

Cette hausse attendue des températures laisse présager de variations dans l'ensoleillement, liées notamment à la couverture nuageuse et au taux d'humidité. Scientifiques, régulateurs et acteurs de l'énergie s'efforcent d'évaluer de quelle façon leur région sera affectée par le phénomène. Mais une chose est certaine : la variabilité des performances va s'accentuer dans toutes les régions, rendant plus complexe la prédictibilité de la production, donc l'équilibre des réseaux.

Mais ce que montrent Ian Peters et Tonio Buonassisi, chercheurs au MIT, c'est que ces performances seront également sensibles à un autre facteur : la température. En effet, le rendement d'une cellule photovoltaïque évolue inversement à la courbe des températures. En moyenne, une hausse de la température de 1°C entraîne une baisse de 0,45% de la production.

Pour évaluer l'incidence globale du réchauffement climatique sur la production d'énergie solaire, les chercheurs du MIT se sont basés sur un scénario du GIEC dans lequel les émissions atteignent leur pic en 2040.

Miser sur de nouveaux matériaux

Les États-Unis, l'Afrique australe et l'Asie centrale seraient les zones les plus affectées, mais la production solaire par kW installé diminuerait partout. En moyenne, cette baisse pourrait atteindre entre 15 et 50 kWh par kW installé.

Les chercheurs reconnaissent néanmoins que certaines innovations technologiques pourraient limiter cette érosion de la production. Ce serait notamment le cas si l'utilisation de tellure de cadmium, moins sensible à la hausse des températures, était généralisée pour la fabrication des cellules photovoltaïques.

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Commentaires
a écrit le 20/08/2019 à 20:40 :
Je suppose qu'on arrivera un jour à un fonctionnement' hybride, cellules silicium modules a effet Peltier, comme. Ça si ça chauffe ça produira plus et compensera la perte.
Bien géré ça pourrait même. Éviter surchauffe et froid intense des cellules silicium (ou autres semi- conducteurs à haut effet de seuil)
a écrit le 20/08/2019 à 12:09 :
si un pro peut me répondre : quid des panneaux mixtes 'photovoltaïque/chauffage' ?
a écrit le 20/08/2019 à 3:07 :
Et en plus, si il y a de la neige, qui va balayer les panneaux solaires pour leur permettre de fonctionner ???
a écrit le 19/08/2019 à 22:01 :
Le coefficient de baisse de production en fonction de la température est directent marquée sur la fiche technique des panneaux.
Pas besoin de faire parti du MIT pour savoir que la production va baisser de max 50kWh/kWc, soit au passage 5% de baisse de production d'ici 20 ans pendant que le prix d'électricité aura augmentée de 100% et le prix d'une installation diminué de 40%...
Merci les media!!!
Réponse de le 20/08/2019 à 4:51 :
Mais c'est bien sur, les gens du MIT ne lisent pas les fiches technique des panneaux solaire. On se demande pourquoi ils sont payes.
a écrit le 19/08/2019 à 19:42 :
Le plus gros de l'énergie dépensée ans une maison sert à chauffer de l'eau.
Il suffit de coupler les capteurs photovoltaïques et thermiques pour résoudre le problème de baisse de rendement électrique tout en réduisant la quantité d’énergie nécessaire.

Si le parc immobilier français était équipé de ce type de capteur, on ne gaspillerait pas un KW à chauffer l'eau sanitaire voire chauffage central en automne.
Au lieu de chercher à stocker de l'électricité on pourrait stocker de l'eau chaude pour (pre)chauffer l'eau en hiver ce qui ferait gagner 20 à 50% de la note écologique.
a écrit le 19/08/2019 à 17:34 :
tiens on commence a voir que le tout electrique ca ne sera pas le paradis
bientot on verra peut etre meme que ca pollue aussi mais differemment; j'attends encore 10 ans, ca va finir par venir
a écrit le 19/08/2019 à 16:29 :
Une forme d’adaptation :
Est ce que ce nouveau support qui absorbe mieux la température pour augmenter la production d’électricité , peut provoquer en sens «  inverse » plus de court- circuit sur une installation ? ( avec d’autres risques - annexes )?

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