Alimentation : les scandales nourrissent la demande de transparence

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86 % des Français interrogés souhaitent obtenir davantage de renseignements, notamment sur le prix, l’origine géographique et la composition des produits.
86 % des Français interrogés souhaitent obtenir davantage de renseignements, notamment sur le prix, l’origine géographique et la composition des produits. (Crédits : DR)
Les Français sont de plus en plus méfiants à l'égard de l'agriculture et de la nourriture industrielles. Les géants de l'agroalimentaire et la distribution sont sous pression alors que de nouveaux outils numériques renforcent l'information.

Beaucoup de gras et de peau, un peu de soja et d'amidon, un zeste de viande transformée : la révélation début juin de la composition réelle des « faux steaks hachés » fournis par une entreprise française à des associations distributrices de nourriture aux plus démunis - qui les croyaient pourtant « pur boeuf 15 % » -, est seulement le dernier en date des innombrables scandales alimentaires bouleversant l'opinion publique française depuis la crise de la vache folle dans les années 1990.

De la fraude autour de la viande de cheval en 2013 à celle de la viande polonaise provenant d'animaux malades en 2019, en passant par les oeufs au fipronil et l'affaire du lait contaminé de Lactalis en 2017, leur succession semble même s'accélérer. Avec la prise de conscience de la répartition inéquitable de la valeur dans la chaîne alimentaire et du coût environnemental de la production conventionnelle, ils figurent sans doute parmi les principaux facteurs de la méfiance gagnant des Français vis-à-vis de l'agriculture et de l'alimentation industrielles. Elle s'accompagne d'une demande croissante de transparence, dont témoigne l'énorme succès des applis d'évaluation des aliments ou la progression...

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a écrit le 29/08/2019 à 10:38 :
Tous les ingrédients sensibles (viande, poisson,cereales...)rentrant ds la fabrication
des produits transformés devraient (préciser très lisiblement au consommateur leur origine, leur qualité (ss OGM,ss hormones,ss antibiotique, agriculture raisonnée...), en + de la composition des divers constituants.
Cette entreprise devrait être sanctionnée pour pb éthique en proposant des produits à peine tolérables pour nourrir les animaux domesties(% de graisse? Tx d'acides gras saturés ? % de sucres?...)
a écrit le 29/08/2019 à 9:21 :
Ouais bof... bientôt l'interdiction des fromages au lait cru !

Bienvenu en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.
a écrit le 28/08/2019 à 15:12 :
On présume que les dinosaures ont émis du méthane et que les colosses géants auraient influencé le climat de leur époque. Les dinosaures n'existent plus. Par conséquent, vous devez regarder de plus près la vache car celle-ci émet du méthane. Cependant, d'autres animaux ne dégagent pas de gaz nocifs pour le climat et ne posent donc pas ce problème, il est donc inutile de considérer que la vache donne Dieu, car le bœuf et l'âne apparaissent dans la Bible, ou de la garder par tradition. En outre, vous ne devriez pas considérer la vache comme une vache pacifique dans la nature ou considérer la vache comme naturelle. Il y a toujours le problème que la vache est un ruminant et émet du méthane, ce qui est nocif pour le climat.
Réponse de le 28/08/2019 à 16:21 :
Si elles flatulent c'est en grande partie à cause d'un régime alimentaire artificiel.
Les études in-situ prouvent qu'en ajoutant un peu de lin ou en rétablissant une nourriture naturelle (herbe et foin), les émission de gaz méthane peuvent baisser jusqu'à 40%.

Le problème c'est l'homme, pas la vache.
a écrit le 28/08/2019 à 15:00 :
Quand il s'agit de viande, il faut sérieusement se préoccuper du climat. Le problème, ce sont les vaches, les moutons et les chèvres, car les ruminants émettent des gaz. Ce qui peut être fait contre le changement climatique doit être mieux communiqué. Une vache, à laquelle cinq kilos de foin sont nourris quotidiennement, produit 191 litres de méthane par jour. Ce gaz est environ 25 fois plus puissant que le CO2 et constitue un gros problème pour le climat. Avant tout, la consommation de boeuf doit être réduite en conséquence. Goldsmiths, de l’Université de Londres, par exemple, ne souhaite pas vendre de produits à base de viande de boeuf dans ses réfectoires et ses cafés à partir du prochain semestre. Ce qu'il faut, ce sont des cantines qui n'utilisent plus les concepts du bœuf et de la gastronomie qui interdisent explicitement le bœuf, ainsi que des livres de cuisine sur la cuisson sans bœuf.
a écrit le 28/08/2019 à 14:53 :
Le climat pose également un problème lorsque le soja est utilisé comme aliment et que la forêt amazonienne est en train de brûler. Mais le soja peut être remplacé par des vers de farine. Pour le soja, plus aucune forêt ne doit être vidée. Aux Pays-Bas, des insectes sont déjà produits dans les usines d’alimentation animale. Le gros avantage est que, contrairement aux vers de farine de soja, ils ne nécessitent pratiquement aucun espace et sont simplement empilés les uns sur les autres. Le soja en tant qu'aliment pour animaux est donc une technologie complètement dépassée, de nouvelles opportunités doivent maintenant être exploitées. C’est précisément ici que l’Europe doit à présent mettre en œuvre cette stratégie, afin d’économiser des domaines.
Réponse de le 28/08/2019 à 15:25 :
zeroo, il faut arrêter de gober les news sans vérification, car une bonne partie sont fake et destinées à nous manipuler et assujettir à des systèmes de pensée quasi religieux, basés sur la croyance, et non plus la rigueur scientifique !!!
a écrit le 28/08/2019 à 14:37 :
Pur bœuf 15%! ...et les 85 autres %? C'est quoi ? En gros, des déchets.
a écrit le 28/08/2019 à 8:54 :
les lobbies de l agroalimentaire oublient que les Vaches sont herbivores (ceta... consommons local au détriment de l industriel
a écrit le 28/08/2019 à 8:53 :
les lobbies de l agroalimentaire oublient que les Vaches sont herbivores (ceta... consommons local au détriment de l industriel
a écrit le 28/08/2019 à 8:18 :
les gens ne veulent rien payer, mais ils veulent quand meme des produit 1er choix, ecolobobobio, en circuit court recycle
faudra aller expliquer une fois aux francais comment se forment les couts de production des produits qu'ils consomment!
en plus d'etre des billes en economie, ils ont le meme niveau en gestion
Réponse de le 29/08/2019 à 11:22 :
Par contre les Entreprises de ce secteur elles savent calculer ds leurs cout ce qui est bon avt tt pour elles: salaires et bonus des dirigeants,primes des commerciaux, dividendes aux actionnaires,marges arrières versées aux distributeurs, rémunération des ss traitants
Bref, tt ce qui rentre ds la qualité de leur produit payé par le client.
Cf les marges très confortables des distributeurs sur le bio qui segmente la clientèle et limite les débouchés de la filière.
Pour les autres, les loosers, allez picorer ds la basse cour.

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