Donald Trump assure qu'il fera « beaucoup d'affaires » avec la France
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La France est « un ami et un allié » des États-Unis aux yeux de Donald Trump. C'est pourquoi le président américain élu compte faire perdurer les « bonnes relations » qu'il a « toujours eues » avec son homologue Emmanuel Macron pendant son prochain mandat, qui démarrera le 20 janvier prochain. Interrogé par le magazine Paris Match lors de son passage dans la capitale française, pour la réouverture de la cathédrale Notre-Dame samedi dernier, il a indiqué ses priorités concernant les relations entre les deux pays. « Tout d'abord, le commerce », avant d'évoquer son souhait de « se concentrer aussi sur la défense ».
Reste que Donald Trump a fait savoir au cours de sa campagne qu'il souhaite renforcer les droits de douane sur l'ensemble des produits entrant aux États-Unis. Fin novembre, il a d'ailleurs confirmé qu'il les augmenterait de 25% avec le Canada et le Mexique et de 10% pour la Chine. Et l'ombre d'une hausse plane au-dessus des produits européens.
Ce ne serait d'ailleurs pas une première. Lors de son premier mandat à la Maison Blanche, le républicain avait imposé une surtaxe de 25% sur certains vins européens dans le cadre d'un long différend entre l'Europe et les États-Unis sur les aides publiques à l'aéronautique.
Au-delà de ses relations avec la France, Donald Trump a indiqué que sa priorité serait de « résoudre le problème de l'Ukraine avec la Russie ». « Ces deux pays subissent des pertes humaines incroyables. Des centaines de milliers de soldats sont tués », a-t-il rappelé.
Le futur ex-président a longtemps affirmé qu'une fois au pouvoir, il mettrait fin en « 24 heures » à ce conflit qui dure depuis près de trois ans, sans toutefois révéler sa méthode. Ce qui suscite des inquiétudes en Ukraine, qui craint d'être poussée à faire d'importantes concessions territoriales à la Russie en échange de la paix. Il a en tout cas annoncé fin novembre la nomination d'un « émissaire » pour résoudre cette guerre. Un poste qui sera nouvellement créé et occupé par le général Keith Kellogg.
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Donald Trump a en outre rencontré samedi, pour la première fois depuis son élection, le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris, sous les auspices d'Emmanuel Macron. Le lendemain, il a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » et à des négociations. Il a même indiqué sur son réseau social Truth Social que le président ukrainien est prêt à « conclure un accord et mettre fin à cette folie ». Ce dernier a exprimé de son côté mardi sa « profonde reconnaissance » envers le milliardaire républicain pour « sa forte détermination » à mettre fin à la guerre avec la Russie.
Quant aux autres conflits actuellement en cours dans le monde, Donald Trump estime que « le Moyen-Orient est aussi une grande priorité ». « Mais je pense que c'est une situation moins difficile à gérer que l'Ukraine et la Russie », a-t-il précisé.
Donald Trump a par ailleurs défendu son choix de nommer Charles Kushner comme ambassadeur des États-Unis en France. Une nomination qui a beaucoup fait parler notamment parce qu'il s'agit du père de son gendre, Jared Kushner. Le président élu a assumé un « traitement particulier ».
Un choix qui a suscité également le débat car Charles Kushner, magnat de l'immobilier de 70 ans, a passé un an dans une prison fédérale pour des malversations fiscales. Avant d'être gracié par Donald Trump à la fin de son premier mandat, en décembre 2020.
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Et ce n'est pas la seule annonce de nomination au sein de son administration qui a suscité la controverse. Il y a aussi eu Robert F. Kennedy Jr, antivax attendu au poste de ministre de la Santé ou Elon Musk désigné responsable de « l'efficacité gouvernementale ». Celle de Pete Hegseth au poste de ministre de la Défense est en outre déjà remise en question, y compris au sein du camp républicain, depuis que des accusations d'abus d'alcool et d'une agression sexuelle datant de 2017 ont ressurgi. Mais Donald Trump n'a jusqu'à présent pas changé d'avis.
(Avec AFP)
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