Donald Trump dit à Xi Jinping qu'il respectera le principe d'une "seule Chine"

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi à son homologue chinois Xi Jinping qu'il respecterait le principe d'"une seule Chine", lors d'un entretien téléphonique. Cette conversation, la première entre les deux hommes depuis l'investiture de Donald Trump, a été "extrêmement cordiale", a souligné la présidence américaine.
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Lors d'un entretien téléphonique, les deux dirigeants ont discuté de nombreux sujets et le président Trump a accepté, à la demande du président Xi, de respecter le principe d'une "seule Chine", a indiqué jeudi dans un communiqué la Maison Blanche.

L'île de Taïwan est coupée politiquement du reste de la Chine depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Le territoire se gouverne seul mais n'est pas reconnu par l'ONU. La Chine interdit donc à tout pays avec lequel elle a des relations diplomatiques d'en avoir simultanément avec Taïwan : c'est le principe de la "Chine unique". Washington a ainsi coupé ses liens en 1979 avec Taïwan et reconnu le régime communiste de Chine continentale comme l'unique autorité légitime chinoise.

"Xi Jinping salue la réaffirmation par M. Trump de l'adhésion du gouvernement américain au principe de la Chine unique", a réagi vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. "Les deux chefs d'Etat (...) ont hâte de se rencontrer le plus tôt possible", a-t-il noté.

"Sa première leçon"

Dans un entretien au quotidien Wall Street Journal en janvier, Donald Trump avait indiqué être prêt à remettre en cause le principe, estimant que "tout était sur la table, y compris la Chine unique". Le principe n'est "pas négociable", avait alors rétorqué Pékin. Après son élection, mais avant son investiture, M. Trump avait également irrité la Chine en acceptant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen. La presse d'Etat chinoise avait alors dénoncé son "inexpérience".

"Trump avait besoin de temps pour vraiment comprendre cette question de la Chine unique", indique à l'AFP Wu Xinbo, professeur à l'Université Fudan à Shanghai. S'il avait campé sur ses "positions personnelles", "les intérêts américains auraient souffert. [Cet épisode] constitue en quelque sorte sa première leçon en matière de politique chinoise", juge M. Wu.

Taïwan a indiqué vendredi dans un communiqué "très bien comprendre" la position des Etats-Unis et leur politique en Asie. "Nous exprimons notre gratitude envers l'administration américaine (...) pour avoir réitéré son soutien à Taïwan en de maintes occasions", a souligné Alex Huang, porte-parole de la présidence taïwanaise.

(Avec l'AFP)