Energie : la Chine et la Russie renforcent leur collaboration en Arctique, danger pour les puissances occidentales
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ANTON VAGANOV
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ANTON VAGANOV
Les États-Unis auront bientôt leur ambassadeur dans la zone arctique : l'administration Biden a en effet décidé de se doter d'un représentant dans cette région hautement stratégique. « Une région arctique en paix, stable, prospère et coopérative est d'une importance stratégique critique pour les États-Unis », a commenté le Département d'État américain. L'identité du futur ambassadeur n'a pour l'heure pas été révélée.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la région connaît un regain de tensions entre la Russie et les puissances occidentales. Tensions qui, avec l'entrée dans l'OTAN de la Suède et de la Finlande, deux pays membres du Conseil de l'Arctique (un forum intergouvernemental qui rassemble huit pays ayant une partie de leur territoire dans l'Arctique, dont la Russie, qui en assure la présidence jusqu'à mai 2023, et les États-Unis), risquent encore de s'accroître. Peu de temps avant l'annonce de l'administration Biden, le secrétaire général de l'ONU Jens Stoltenberg, fraîchement rentré d'une visite dans l'Arctique, annonçait que la Russie avait rouvert des centaines de bases militaires datant de l'ère soviétique dans la région.
À lire également
Les frictions entre la Russie et ses voisins du cercle polaire n'ont certes pas attendu la guerre en Ukraine pour se manifester. En jetant la Russie dans les bras de la Chine, celle-ci conduit cependant à un rapprochement des deux grandes puissances dans la région Arctique qui inquiète Washington. « La décision de nommer un ambassadeur pour l'Arctique est tout à fait logique de la part des États-Unis. Ils ont également augmenté le budget et changé la composition de l'US Arctic research Commission, où les jeunes technocrates ont été remplacés par des experts de l'Arctique. Ce seront désormais eux qui guideront la politique américaine dans la zone », note Tim Reilly, chercheur associé au Scott Polar Research Institute de l'université de Cambridge.
Guillaume Renouard