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ÉconomieInternational

Etats-Unis : Donald Trump accusé d'avoir illégalement touché de l'argent venant de Chine

latribune.fr

Publié le 05 janvier 2024 à 07:24 - Mis à jour le 05 janvier 2024 à 12:15

Selon le camp démocrate, des responsables de 20 pays ont payé en 2017 et 2018 des loyers et factures à quatre propriétés sur les 500 entités et sociétés de Donald Trump et de son groupe familial Trump Organization.

Selon le camp démocrate, des responsables de 20 pays ont payé en 2017 et 2018 des loyers et factures à quatre propriétés sur les 500 entités et sociétés de Donald Trump et de son groupe familial Trump Organization.

OCTAVIO JONES

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Alors que la campagne présidentielle bat son plein aux Etats-Unis, les parlementaires démocrates estiment dans un rapport que l'ancien président républicain Donald Trump a bénéficié de 7,8 millions de dollars de 20 pays, dont la Chine et l'Arabie saoudite, quand il était à la Maison Blanche.

Aux Etats-Unis, la course à la présidentielle est bel et bien lancée, les coups pleuvent de toutes parts. La dernière révélation en date, celle du Washington Post, provient d'un rapport intitulé « Maison Blanche à vendre », endossé par la seule minorité démocrate de cette commission : des responsables de 20 pays - Chine, Inde, Turquie, Arabie saoudite, Qatar ou encore République démocratique du Congo - ont payé en 2017 et 2018 des loyers et factures à quatre propriétés sur les 500 entités et sociétés de Donald Trump et de son groupe familial Trump Organization.

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Présidentielle américaine : Donald Trump jugé inéligible par un deuxième tribunal américain

«En tant que président, Donald Trump a accepté plus de 7,8 millions de dollars de versements d'Etats étrangers et de leurs dirigeants, parmi lesquels des régimes les plus infects de la planète», a fustigé le rapport, accusant l'ancien locataire de la Maison Blanche (2017-2021) d'avoir vu «passer entre (ses) mains» une partie de cet argent.

Les quatre biens immobiliers visés sont les bureaux et appartements de la Trump Tower, un gratte-ciel emblématique de la Cinquième Avenue de Manhattan, et des propriétés hôtelières ou résidentielles à New York, Washington et Las Vegas. La banque publique chinoise ICBC, par exemple, louait des bureaux à la Trump Tower et les dépenses totales de Pékin au bénéfice du patrimoine immobilier de l'ancien chef d'Etat s'élèvent à 5,5 millions de dollars, selon le rapport.

« L'ancien président Trump a violé la Constitution lorsque ses sociétés ont accepté ces émoluments sans le consentement du Congrès », ont dénoncé les démocrates du président Joe Biden. Et « l'Arabie saoudite a payé au moins 615.422 dollars en émoluments prohibés aux sociétés de l'ancien président Trump quand il était en fonction ».

Les primaires républicaines démarrent le 15 janvier

Cette nouvelle affaire est d'autant plus embarrassante pour Donald Trump que les primaires républicaines pour la présidentielle américaine, qui démarrent le 15 janvier, dans l'Iowa. Même s'il compte moins de 1% de la population des Etats-Unis, ce petit Etat rural du Midwest occupe une place de choix sur la scène politique américaine depuis plus de 50 ans, car il donne un premier ton dans la saison des primaires. Il confirmera si les sondages ont raison de donner Donald Trump largement favori dans la course à l'investiture républicaine.

Outre le milliardaire, six autres candidats seront en lice cette année, dont le gouverneur de Floride Ron DeSantis ou l'ancienne ambassadrice à l'ONU Nikki Haley. Huit jours après l'Iowa, ce sera au tour des républicains du New Hampshire de voter pour leur candidat. Le calendrier s'accélèrera ensuite pour arriver jusqu'au 5 mars, date cette année du « Super Tuesday », quand une quinzaine d'Etats dont le Texas et la Californie organiseront simultanément leurs primaires.

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Biden sort du bois

Si Donald Trump devait l'emporter et ne pas être frappé d'inéligibilité, il retrouvera face à lui de nouveau Joe Biden. Le démocrate a d'ailleurs lancé sa campagne ce vendredi. Il présentera son rival comme une menace pour la nation lors d'un discours près de Valley Forge, en Pennsylvanie. La cheffe de l'équipe de campagne du démocrate, Julie Chavez Rodriguez, a estimé que le discours électoral tenu par Joe Biden il y a quatre ans, selon lequel il menait une « bataille pour l'âme de l'Amérique », était plus pertinent que jamais. « La menace que Donald Trump a fait peser en 2020 sur la démocratie américaine n'a fait que s'aggraver au cours des années qui ont suivi », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Les lieux choisis par Joe Biden pour ses discours sont symboliques: le premier, Valley Forge, a vu George Washington, le premier président des Etats-Unis, rassembler les forces militaires américaines qui luttaient contre l'empire britannique il y a près de 250 ans.

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  • La Cour suprême du Colorado déclare Donald Trump inéligible à la présidence des Etats-Unis
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Cette volonté d'accélération de la campagne du locataire de la Maison Blanche intervient après les critiques de certains démocrates qui estiment qu'elle a démarré trop lentement.  Le président n'a pas réussi à convaincre les électeurs que l'économie s'améliorait malgré des chiffres favorables, de nombreux Américains pâtissent toujours des coûts élevés de l'alimentation et du logement. Autres épines dans le pied du démocrate : l'immigration et le casse-tête de la frontière mexicaine, le soutien à la guerre d'Israël contre le Hamas qui divise son parti ou encore le Congrès qui bloque sa demande de fonds supplémentaires à l'Ukraine. Le refus du président de mentionner les multiples affaires judiciaires de Donald Trump, pour ne pas donner l'impression d'influencer le système judiciaire, l'a aussi privé de l'une de ses principales armes contre le milliardaire républicain. Enfin, son âge, 81 ans, est aussi handicapant. « Si l'élection avait lieu demain, le président Biden perdrait », a déclaré à l'AFP William Galston, expert à la Brookings Institution.

(Avec AFP)

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