L'Italie en grève générale pour le pouvoir d'achat
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L'impact de ce mouvement social est difficile à mesurer car les cortèges de manifestations sociales sont rarement fournis en Italie.
Reuters
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L'impact de ce mouvement social est difficile à mesurer car les cortèges de manifestations sociales sont rarement fournis en Italie.
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Une journée d'automne sous le signe de la mobilisation sociale en Italie. Des milliers d'Italiens ont manifesté ce vendredi dans le cadre d'une grève générale pour le pouvoir d'achat, et contre le « budget de rigueur » du gouvernement ultraconservateur de Giorgia Meloni.
Des milliers de personnes ont manifesté à Rome, Milan, Naples, Bologne ou Palerme. «
« Il veut notre silence et nous l'imposer, mais aujourd'hui nous prouverons que les travailleurs sont capables de redresser la tête », a-t-il ajouté.
Pour mémoire, la CGIL principale confédération syndicale, située à gauche, et l'UIL (plus modérée) avaient appelé leurs adhérents à se mobiliser pour réclamer au gouvernement la modification du projet de budget 2025. Celui-ci est considéré par elles comme « complètement inadapté pour résoudre les problèmes du pays ». Les deux syndicats réclament d'une part une revalorisation des salaires et des retraites. Et d'autre part, le financement de la santé, de l'éducation, des services publics et des politiques industrielles.
La grève de huit heures a touché tous les secteurs : l'éducation, l'industrie, la santé, la poste ou la justice, aussi bien dans le public que dans le privé. Celle concernant les transports publics (bus, métro et tram), ainsi que le transport maritime, a été limitée à quatre heures, pour se terminer à la mi-journée.
L'arrêt de travail a également concerné le transport aérien et les contrôleurs ce vendredi matin. La compagnie nationale aérienne ITA a ainsi annulé 109 vols, dont 18 internationaux, tandis que Ryanair a annulé « un petit nombre de vols », mais invité ses passagers à venir trois heures avant l'horaire prévu à l'aéroport.
Le transport ferroviaire n'est pas concerné par la grève car il avait déjà été affecté le week-end précédent, la loi interdisant des mouvements de protestation à moins de 12 jours l'un de l'autre dans un même secteur.
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L'impact de ce mouvement est difficile à mesurer car les cortèges de manifestations sociales sont rarement fournis en Italie. Deuxième raison : la CISL, deuxième confédération du pays, a refusé de participer à cette grève, qualifiée par son patron Luigi Sbarra de « protestation stérile, démagogique et populiste ».
Enfin, des restrictions ont été imposées par le gouvernement. En effet, si le préavis déposé par les syndicats est de huit heures, il a été réduit de moitié dans les transports par le ministre de tutelle, le dirigeant d'extrême droite Matteo Salvini, comme la loi l'y autorise.
Mise à l'index par l'Union européenne (UE) pour ses déficits « excessifs », tout comme la France, l'Italie est sous forte pression pour redresser ses comptes, et abaisser sa dette publique colossale, qui frôle les 3.000 milliards d'euros.
Le gouvernement de Giorgia Meloni s'est engagé à ramener le déficit public dès 2026 à 2,8% du produit intérieur brut (PIB), bien en dessous du plafond de 3% fixé par le Pacte de stabilité européen, un pari cependant loin d'être gagné. Cet engagement va entraîner des sacrifices, réductions des abattements fiscaux et coupes budgétaires pour de nombreux ministères et services publics.
Mais l'impact de cette cure d'austérité touche aussi certains secteurs industriels, comme l'automobile, dont le poids est important en Italie. Le gouvernement Meloni a notamment décidé de réduire de 4,6 milliards d'euros les subventions destinées à la transition verte du secteur, prévues entre 2025 et 2030.
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Ces coupes « frappent de plein fouet un secteur (de l'automobile, NDLR) qui, pour faire face aux défis extrêmement exigeants de la transition écologique, (...) a besoin au contraire de politiques de soutien importantes », s'était insurgé fin octobre auprès de l'AFP Vinicio Peluffo, député du Parti démocrate (PD, centre gauche), en réclamant la démission du ministre des Entreprises Adolfo Urso.
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