L'Organisation de coopération de Shanghai, une puissance économique qui monte
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Florence Lo
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« Dans une course de 100 navires, ce sont ceux qui rament le plus dur qui l'emportent ». Sous ses allures d'homme réservé, le dirigeant chinois Xi Jinping a le sens de la formule... et surtout une détermination sans faille. Le 25e sommet annuel de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette semaine à Tianjin dans le nord de la Chine, est une nouvelle occasion de le prouver.
Il faut dire que la guerre commerciale de Donald Trump fait le jeu de Pékin. « La transformation qui va définir ce siècle s'accélère dans le monde, avec une nette augmentation des facteurs d'instabilité, d'incertitude et d'imprévisibilité », a déclaré en ce sens Xi Jinping, appelant les États membres de l'OSC à « s'opposer à la mentalité de guerre froide », en référence à la politique menée par son rival américain.
Pour joindre la parole aux actes, Xi Jinping a fait quelques annonces ce lundi. Un prêt sur 3 ans de 1,4 milliard de dollars va être octroyé par Pékin aux dix pays membres de l'OCS. Une banque de développement va aussi être créée, sans que la date précise de mise en route soit précisée. Enfin, le dirigeant chinois a annoncé que les États membres de l'OCS pourront accéder au système de satellites chinois BeiDou, une alternative au système GPS contrôlé par les États-Unis.
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Signe que le sommet de cette année est particulier : le Premier ministre indien Narendra Modi, qui n'avait plus mis les pieds en Chine depuis 2018, a fait le déplacement. Malgré leur rivalité, Pékin et New Delhi ont donc intérêt à faire converger leurs ambitions économiques. D'autant que les deux géants subissent des droits de douane américains exorbitants (30 % pour la Chine et 50 % pour l'Inde).