La Russie célèbre la victoire de 1945, les Occidentaux grands absents

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Ils étaient une trentaine de dirigeants étrangers aux côtés de Vladimir Poutine. À l'occasion du 70e anniversaire de l'armistice de 1945, la Russie a fait samedi 9 mai l'étalage de ses forces militaires à Moscou, en l'absence toutefois de représentaux occidentaux. Ces derniers ont effet décliné l'invitation pour ne pas cautionner l'implication russe dans le conflit ukrainien.
Parmi les absents de marque figurent le président américain Barack Obama et son homologue français François Hollande, le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel, qui assistera toutefois aux cérémonies prévues dimanche à Moscou. La France y sera représentée par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui n'a pas non plus assisté au défilé.
La veille, l'Ukraine avait pour la première fois commémoré la capitulation nazie en même temps que les pays d'Europe de l'Ouest.
Vladimir Poutine n'a pas manqué l'occasion de flatter le patriotisme de ses partisans et leur hostilité envers les puissances occidentales en les mettant en garde contre une nouvelle montée du fascisme et en laissant entendre que certains cherchaient à minimiser le rôle de l'URSS dans la victoire contre le IIIe Reich.
Il a toutefois remercié "les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire", insistant sur le fait que "l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne".
Beaucoup de Russes assimilent le boycott occidental du défilé à un manque de respect pour les 27 millions de citoyens soviétiques qui ont trouvé la mort au cours de la Seconde Guerre mondiale.
C'est d'ailleurs ce même discours qui a été repris en France par des représentants du Front national. Sur Twitter, l'eurodéputé FN Nicolas Bay a ainsi écrit vendredi :
Le vice-président du parti d'extrême droite Florian Philippot a estimé que "l'absence de la France [...] sera perçue comme une offense au peuple russe", qualifiant cette attitude de "pas digne".
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Sur son blog, le député européen et membre du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon écrit quant à lui que "l'absence de François Hollande est une faute politique autant qu'historique". Et de conclure sur une citation de François Mitterand :
(Avec Reuters)
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