Le point sur les frappes occidentales en Syrie

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La Russie a demandé et obtenu la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, convoquée pour 17 heures de Paris ce samedi.
La Russie a demandé et obtenu la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, convoquée pour 17 heures de Paris ce samedi. (Crédits : Reuters)
Les frappes aériennes concertées des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni en Syrie n'auraient fait aucune victime, civile ou militaire. Elles ont suscité de vives réactions dans le monde et la convocation d'un Conseil de sécurité extraordinaire à l'ONU. Récapitulatif de ce que l'on sait en fin de journée.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi avant l'aube des frappes concertées en Syrie en représailles à l'attaque chimique menée le week-end dernier à Douma, l'ex-enclave rebelle de la Ghouta orientale, imputée au régime de Bachar al-Assad. Récapitulatif de ce que l'on sait et des réactions.

Cibles visées

Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les frappes ont visé samedi vers 3 heures du matin à Paris (4 heures en Syrie) trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien.

Le Pentagone a précisé samedi qu'il s'agissait d'un centre de recherche et de développement à Barzé, dans la banlieue de Damas, et de deux cibles dans la province de Homs (centre de la Syrie) : un entrepôt d'armes chimiques et, à proximité, un "bunker" abritant des équipements servant à la fabrication d'armes chimiques, ainsi qu'"un important centre de commandement".

Les frappes elles-mêmes ont duré "une minute ou deux", selon un haut responsable du Pentagone, le général Kenneth McKenzie.

Aucune autre opération n'est prévue à ce stade, selon le général Dunford.

Aucune perte humaine n'est à déplorer, ni du côté américain, ni du côté syrien. Les alliés ont aussi pris soin d'éviter de toucher les forces russes.

Moscou a confirmé qu'aucune frappe n'avait visé les abords de ses bases aériennes et navales situées dans le nord-ouest du pays et que les frappes n'ont fait "aucune victime" civile ou militaire syrienne.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, des missiles qui ont visé un site militaire près de Homs "ont été déviés, faisant trois blessés civils". Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les installations visées étaient des antennes du Centre d'études et de recherches scientifiques de Syrie (CERS) rattaché au ministère de la Défense, "complètement vides" et "évacuées" depuis plus de trois jours.

Les Etats-Unis ont affirmé avoir "frappé avec succès" toutes les cibles syriennes prévues par Washington et ses deux alliés.

"Compte tenu des informations dont nous disposons, je peux affirmer que la mission est un succès", a dit Florence Parly lors d'une conférence de presse après un conseil de défense autour du chef de l'Etat, Emmanuel Macron. "Ses objectifs militaires sont atteints et la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie."

Forces engagées

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé au total 105 missiles.Un chiffré corroboré par le haut commandement de l'armée syrienne qui a parlé de "environ 110 missiles [tirés] sur des cibles à Damas et ailleurs" dans le pays, mais affirmé en avoir intercepté "la plupart."

"Nous sommes sûrs que tous nos missiles ont atteint leur cible", a assuré le général McKenzie, qui a démenti les affirmations de Moscou selon lesquelles 71 des missiles occidentaux auraient été interceptés

Selon le Pentagone, le centre de Barzé a été atteint par 76 missiles, dont 57 Tomahawk et 17 JASSM (Joint air to surface stand-off missiles), un nouveau type de missiles de croisière furtif que les Etats-Unis utilisaient pour la première fois en situation réelle.

Le deuxième site a été visé par 22 missiles tirés par les trois pays: 9 Tomahawk américains, 8 Storm Shadow britanniques, et 3 missiles de croisière navals MdCNet et 2 missiles air-sol Scalp pour la France. Le troisième site a été atteint par 7 missiles Scalp, a précisé Washington.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a précisé que les forces américaines avaient employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs.

Les Etats-Unis ont engagé le croiseur USS Monterey qui a tiré 30 Tomahawk, et  l'USS Laboon, un destroyer de la classe Arleigh Burke, qui en a lancé 7. Les deux bâtiments de guerre se trouvaient en mer Rouge. Depuis le Golfe, le destroyer USS Higgins a tiré 23 Tomahawks supplémentaires. Dans la méditerranée, un sous-marin, le John Warner, a tiré six Tomahawk. Deux bombardiers supersoniques B-1 ont en outre été utilisés, pour lancer 19 missiles JASSM.

La France a engagé cinq frégates de premier rang et neuf avions de chasse dont cinq Rafale. Elle a annoncé avoir tiré pour la première fois des missiles de croisière navals, 3 sur les 12 missiles qu'elle a lancés parmi la centaine ayant visé la Syrie au total.

Le Royaume-Uni a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow. Londres a indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs "où le régime est supposé conserver des armes chimiques".

Réactions

Le régime de Bachar al-Assad a dénoncé une "agression barbare et brutale des Occidentaux", visant à "entraver" une mission d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Cette mission devait débuter samedi à Douma où des forces de sécurité syriennes sont entrées le même jour.

Le Kremlin a dénoncé les frappes "avec la plus grande fermeté". Il a demandé et obtenu la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, convoquée pour 17 heures de Paris. La Russie y a présenté une résolution destinée condamner "l'agression contre la république arabe syrienne par les Etats-Unis et ses alliés en violation du droit international et de la charte de l'Onu".

L'Iran a violemment dénoncé les frappes et averti des "conséquences régionales".

L'Egypte s'est inquiété de l'escalade militaire en Syrie : "la République arabe d'Egypte exprime sa solidarité avec le peuple frère syrien dans ses aspirations à vivre dans la sécurité et la stabilité".

Les frappes ont en revanche été jugées "appropriées" par la Turquie et "justifiées" par Israël. "L'attaque américaine est un signe important à l'axe du Mal - l'Iran, la Syrie et le Hezbollah", a déclaré un membre du cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Sans surprise, l'Otan leur a apporté son "soutien" estimant qu'elles allaient réduire la capacité du régime à mener d'autres attaques chimiques.

Le groupe rebelle syrien Jaich al-Islam qui contrôlait Douma a évoqué une "farce" tant qu'Assad restait au pouvoir.

En France, le Front national et La France Insoumise ont dénoncé une opération dangereuse.

"Ces frappes contre la Syrie nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques. La France perd à nouveau une occasion d'apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d'équilibre dans le monde" a fait valoir Marine Le Pen sur Twitter.

Jean-Luc Mélenchon, le meneur de La France Insoumise, a déclaré de son côté :

"C'est une aventure de revanche nord-américaine, une escalade irresponsable."

Il a estimé que le président Macron avait agi "sans preuve, sans mandat de l'Onu et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français."

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Commentaires
a écrit le 16/04/2018 à 13:01 :
Ce qui est sûr, c'est que le rapport coût/efficacité est TRÈS TRÈS élevé coté français.
a écrit le 15/04/2018 à 20:35 :
Une question me brûle les lèvres, les médias ne semblent pas en faire grand cas. Je suis un peu béotien : quels sont les risques encourus et conséquences en bombardant des entrepôts de stockage d'armes chimiques et des laboratoires? Tout autour ce devrait être l'apocalypse non ? Les organisations chargées de la destruction des armes chimiques avaient, en leur temps, eu du mal à les neutraliser, tant c'était une opération délicate. Alors? Je supose que les risques ont été évalués. Ou peut-être il me manque quelques connaissances sur les armes chimiques...
a écrit le 15/04/2018 à 20:26 :
Et ça a couté combien cette opération marketing???? (dont le taux de réussite est semble-t-il de moins de 40% (confirmé par l'OSDH qui dit toujours la vérité hein!)
a écrit le 15/04/2018 à 19:44 :
Ils ont frappé de nuit, comme des malfaiteurs, sans se poser de questions, sans souci du ridicule et des règles internationales. Eux, ce sont les agresseurs, nos dirigeants, ceux que nous avons brillamment élus.

Vendredi 13 avril, les médias pro-OTAN avaient donné cette information très importante :

« Les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) doivent arriver samedi matin en Syrie pour débuter leur enquête sur les lieux de l’attaque présumée. L’OIAC devra établir s’il y a eu, ou non, utilisation d’armes chimiques, mais n’aura pas la possibilité d’enquêter sur l’origine de l’attaque. »

La question que chacun de normalement constitué devrait se poser est la suivante :

Pourquoi trois membres de l’OTAN ont-ils bombardé la Syrie dans la nuit précédant l’arrivée des enquêteurs de l’OIAC à Douma, sans attendre les résultats de leur enquête ?

Mais il y a longtemps que dans l’empire délabré, plus personne, pas plus les dirigeants fantoches ni même les citoyens décervelés, ne se posent les questions que des personnes normalement constituées devraient se poser.

Comme d’habitude, les dirigeants fous des USA ont joué aux cow-boys au mépris de toutes les règles internationales. Ceux du Royaume-Uni et de la France les ont suivis comme des caniches. Les citoyens somnolent en leur torpeur.
Réponse de le 16/04/2018 à 9:02 :
Alors maintenant est-ce-que L’OIAC devra quand même établir s’il y a eu, ou non, utilisation d’armes chimiques?
Je suppose que les justiciers vont s'y opposer, parce-que si le résultat es négatif, cela va faire mauvaise impression.
a écrit le 15/04/2018 à 19:12 :
Un misiles pour hassad ?
a écrit le 15/04/2018 à 18:48 :
Plus de 1mllards de euros pour riant et pas de mandat de l ONU et européen notre chef indien ils vas augmentes la csg dès retraitees pour tires de misiles ala prochaine macron chef de guerre à là mercis de Trump ?
a écrit le 15/04/2018 à 17:55 :
Un résultat intéressant est la dispersion des impacts des missiles par rapport à la cible visée . Il faudrait demander à Poutine où sont les boules par rapport au cochonnet . Il gardera cette information classifiée pour lui bien sûr . L' AAF a dû tirer sa dotation annuelle . Pas question de recommencer demain . Notre ligne rouge est en pointillée !
a écrit le 15/04/2018 à 14:38 :
Un tomahawk (hommage déplacé à ceux qu'ils ont génocidés) ça coute 1 million de doll-art, 70 !! pour écraser du béton, armé certes (sic), c'est ridicule !

En fait ils testent les capacités russe et les leurs (leurres) de brouillage... parmi ces missiles certains sont des decoy.. r"us.
Des missiles électronique, ce qui explique qu'ils aient fait si peu de dégats lors de l'attaque d'un arrêt au port il y quelques mois.
La syrie : un terrain de jeu militaire !
a écrit le 15/04/2018 à 12:48 :
Toutes les parties de l'opposition en Syrie reviennent au premier plan , la guerre d'Assad
contre son peuple n'aura servi à rien , que de morts pour une ambition mal seine, les Russes sont obligés d'accepter une processus démocratique à la table des négociations à l'ONU et risque perdre leur influence en méditerranée .
a écrit le 15/04/2018 à 11:55 :
Il etait temps que l'occident ce bouge ! eEn1 pour commencer a inquiété le malade de Damas et en 2 pour montrer aux Russes qu il va falloir ce calmer !
Il faut juste rappeler a Melenchon et Le Pen que la Russie de Poutine, c est un avion civil Néerlandais abattu, la moitié de l Ukraine envahie, des tentatives de manipulations électorales au Usa, France et Allemagne, les frontières des pays du nord de l EU, d Angleterre et de France flirtées ou violées par des bombardiers ou sous marin Russes, des navires US et Français faisant l objet de simulations d'attaques de la part d'avions Russes, une tentative de meurtre au gaz chimique en Angleterre et cautionnant leur utilisation Syrie .
a écrit le 15/04/2018 à 11:53 :
C’est quand même incroyable qu’après l’Irak, le truc des supposées armes chimiques nous soient encore vendu pour justifier une nouvelle guerre. Nos propagandistes n’ont rien à envier à Goebbels.
Réponse de le 15/04/2018 à 14:33 :
Et alli le chimique c'était de la poudre aux ou dans les yeux ?
a écrit le 15/04/2018 à 11:50 :
105 missiles;pas de victimes......les cibles etaient signalees a l'avance ou ils ont tire sur des hangars agricoles desaffectes?
a écrit le 15/04/2018 à 11:41 :
Les frappes ont écroulé des hangars vides ...

Macron ridiculise l'Armée de la France qui se couche lamentablement

c'est comme à Notre dame des landes, 2 500 CRS et "agents secrets" pendant 1 semaine + XX semaines de surveillance pour déloger une poignée de cabanes en bois et en toiles ...

Philippe, Collomb et Macron ridiculisent les forces de l'ordre de la France qui se laissent faire sans broncher ... dans un élan d’héroïsme qu'ils valent bien !!!
a écrit le 15/04/2018 à 11:16 :
pour se refaire une santé en politique intérieure dans le climat actuel rien n est gagné ! la colère monte
a écrit le 15/04/2018 à 11:01 :
quand la guerre en Syrie se finira dans un an ou duex et qu´il sera temps de penser à la reconstruction, devinez qui seront acceuillis à bras ouvert: Allemagne, Russie....

qui seront chassés à coup de pieds....: USA, Angleterre, France
Réponse de le 15/04/2018 à 17:47 :
@ r2d2


La vraie question qui financera la reconstruction de cet immense tas de gravats , pour ma part je ne voudrais pas voir mes impôts passer par là .
a écrit le 15/04/2018 à 10:58 :
"où le régime est supposé conserver des armes chimiques" le mot clé est "supposé " ... tout est dit...

bon les retraités, va falloir vous mettre au pates le reste de cette année. vous pouvez compter sur une bonne augmentation de la CSG

Macron vous dit Merci!!! vous n´aviez pas besoin de vacances ou de manger... ils vaut mieux acheter des missiles.

10 missiles francais a un cout unitaire de 2.5 millions . 25 millions grillés en 3 minutes.
les marchands de canon francais vont etre content. ils vont recevoir un coup de fil lundi pour que les contribuables dépensent encore 25 millions pour refaire le stock.

Ah Ah
a écrit le 15/04/2018 à 10:41 :
Comme pour la Lybie, nos va t en guerre ont oublié que la démocratie c'est le pluralisme. Aprés le discours odieux sur Al Nosra venant de nos politiques, nous attaquons maintenant les ennemis de nos ennemis. Du délire. En quoi étions nous menacés Assad ne nous menacait pas, les djihadistes bien sur que si. Esperons que celà restera la démonstration technique d'une action militaire chirurgicale au dire des Russes qui affirment qu'il n'y a pas de victime. Notre position francaise devrait être surtout ne pas nuire, et d'abord s'occuper des francais nos élus qui se disent en marche ont été élus pour celà, pendant ce temps là on rogne sur le pouvoir d'achat des citoyens et les capacités financières des collectivités locales.
a écrit le 15/04/2018 à 10:13 :
Tout cela parce que des sales gosses ont joué avec leurs briquets en Iraq et en Lybie, libérant les tensions de toutes sortes dans une région traditionnellement en équilibre politique très précaire. Il serait temps de construire la paix, plus difficile que de griller une centaine de missiles. Malgré ce baroud, je crains que le train est passé et que le moyen orient est désormais Russo-Iranien.
a écrit le 15/04/2018 à 10:12 :
On veut nous faire croire qu'intervenir militairement c'est faire acte de souverainisme, alors que nous ne sommes que les larbins de l'OTAN et de l'UE en politique intérieure!
a écrit le 15/04/2018 à 9:01 :
Si je comprend bien, la Syrie gagne sa guerre civile, il récupère le dernier bastion mais comme ils sont débiles complet ils utilisent des armes chimiques juste à la fin, juste comme ça ? Qui peut encore croire à tout ça ? On peut lire cette phrase délirante "trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien" HA BON ? il y a donc un programme chimique mais là par contre on ne ferait rien avant ?!!! Macron devrait faire attention, c'est à nouveau la combine de l'Irak, il faut toujours une guerre pour le "business" le problème c'est qu'en face ce sont les Russes et les Chinois ! Ou est l'enquête "neutre" ? C'est reparti que la machine redémarre !
a écrit le 15/04/2018 à 8:38 :
encore beaucoup d'intox et quand je vois qu'on se glorifie de discours de Netaniaouh

qui vient de massacrer des palestiniens ,,,,?????
a écrit le 15/04/2018 à 8:04 :
On peut connaitre le coût (journalisme économique de La tribune) de l'envoi de cette centaine de missiles sur des hangars abandonnés. Les armes et l'armée syrienne s'est protégée sur les bases russes et dans les hopitaux civils.
Réponse de le 15/04/2018 à 9:13 :
Pas plus de quelques millions de dollars. Une paille...
Réponse de le 15/04/2018 à 17:56 :
@dom ;
Même en temps normal il y a des tirs de missiles , à titre d' essai là le test était plus prononcé afin d' affiner la précision.
a écrit le 15/04/2018 à 7:05 :
Il aurait pu imiter le Président Chirac en laissant les différentes factions de l'Islam régler leurs différents entre eux , Macron faisait le contraire du Holand et en nous épargnant cette gabegie de missiles , il pouvait s'éviter de ponctionner la CSG des vieux !!!
a écrit le 15/04/2018 à 3:33 :
Descartes etait francais. Que reste t-il de son enseignement ?
a écrit le 15/04/2018 à 0:02 :
Logique et amplement justifié.
Par ailleurs, la France intervient régulièrement en Syrie depuis les attentats, mème chose en Irak.
Le nombre de sorties et frappes française en Syrie ou en Irak depuis 2014 se monte à plus de 1400.
Il n'y a donc rien exceptionnel sauf peut être la première utilisation en opérations du MDCN tirés depuis les frégates FREMM.
Félicitations à nos aviateurs et marins.

La Russie de sont côté ne cesse de bloquer systématiquement toutes les résolution de l'ONU concernant les armes chimique du Régine Syrien mais cela doit être une simple coïncidence.
a écrit le 14/04/2018 à 23:09 :
Il ne faut jamais oublié que l'un des secteurs économiques qui marche le mieux en France c'est celui de l'armement. Les fabricants ont le choix d'être présents dans des salons et des expositions... ou de faire valoir la qualité de leurs produits sur le terrain.

Et les meilleures ventes se font sur le terrain... et c'est pour cela que la France aime se trouver au premier plan de tous les conflits. L'argent n'a peut-être pas d'odeur mais les fabricants d'armes Français ont du flair !
Réponse de le 15/04/2018 à 7:12 :
Même avec du flair ils ne feraient pas honte à La France en faisant des victimes innocentes , si ils n'avaient pas le soutien de trop de va-t-en guerre !!
a écrit le 14/04/2018 à 22:34 :
L'Occident, heureusement, ne se limite pas à la France, la Grande Bretagne et les USA.

Donc, ce ne sont pas des frappes occidentales mais de trois pays qui cherchent à se démarquer sur la scène diplomatique pour des raisons très divergentes. La Grande-Bretagne cherche à garder un statut de grande puissance malgré le Brexit et détourne un peu plus l'attention des médias (et des citoyens) sur l'avenir de l'Angleterre.

La France de Macron c'est pas beaucoup mieux. La politique intérieure s'assombrit, les réformes ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'être vraiment utiles, et de tous les fronts on s'oppose à tout changement qui ''bouleverserait'' la vie quotidienne du Français moyen, c'est-à-dire tout le monde.

Trump doit marquer des points très vite. Que ça soit l'Alena, l'enquête sur les bizarres influences russes sur son élection, ses prises de bec avec la Chine et la Russie, il doit se trouver une stature d’homme d'État crédible et utile pour ses citoyens, et montrer à tous qu'il en a encore un peu dans le pantalon et non juste de la gueule.

Non ! L'Occident, très heureusement, ne se limite pas à la France, la Grande Bretagne et les USA... sinon ça serait la catastrophe assurée.
a écrit le 14/04/2018 à 22:10 :
Le Don quichotisme français n'est qu'une farce absurde pour detourner son peuple des tensions internes qui minent la politique en faillite du gouvernement. Macron qui veut se remettre sur la scene internationale apres avoir subis plusieurs revers(fessés)de son papa Trump monte d'un cran comme son predecesseur Sarcozy qui a mis des talonnettes paraissant plus faut qu'il ne peut etre avec la Lybie ,ingratitude envers Kadafi et le résultat est toijours là sous nos yeux un peuple qui se dechire dans une guerre civile sans fin.
Les français devrait une fiere chandelle a Bachar qui extermine les rebelles qu'ils ont armé mais qui risquent surtout de retourner au bercail. Auquel cas,Bachar ne pourra que mieux savourer sa revanche
Réponse de le 14/04/2018 à 22:42 :
Macron est Young Leader -comme Hollande- choisi et tout juste là pour faire la politique appétente de l' Ue/us.. La French-American Foundation - France est une organisation qui se consacre à « renforcer les liens entre la France et les États-Unis ».
Fondée en 1976, elle se donne pour objectif d'encourager un dialogue actif entre les deux pays. L'une de ses activités principales est l'organisation de séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse1 « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». Ces séminaires sont un des instruments du Soft power américain2.

https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation
a écrit le 14/04/2018 à 21:53 :
Macron a besoin de débloquer la vente de missiles Scalp pour l’Égypte, car ils comportent des composants américains. Alors on fait ami ami avec Trump.
Par la même occasion,on tape sur le plus faible et on fait de la publicité pour le beau Rafale qui sait tirer des missiles MDBA.
a écrit le 14/04/2018 à 21:11 :
Il y a un demi-siècle, nous avons fait appel à un général pour mettre fin à une guerre civile, ce qu'un régime d'Assemblée était incapable de faire; notre régime actuel, qui est celui de l'Enarchie, nous replonge dans la guerre. Rappelons que les énarques ne nous ont jamais apporté grand chose de bon depuis le décès du Président POMPIDOU; corrigeons: celui des avocats non plus. Nous voici donc en guerre, mais pas pour défendre l'intégrité de notre territoire: il s'agit de défendre une morale dont nos dirigeants sont aussi dépourvus que de bon sens; les leçons de la Tunisie, de la Lybie et de l'Irak n'ont pas suffi!
a écrit le 14/04/2018 à 19:48 :
Emmanuel Macron vient de décider solitairement d’associer la France à des frappes militaires américaines et britanniques unilatérales en Syrie, alors que l’Allemagne, l’Italie et le Canada s’y sont notamment refusés.

Cette décision d’une exceptionnelle gravité a été décidée par Macron :

seul et en toute opacité, probablement après quelques conciliabules téléphoniques avec le président des États-Unis et la Première ministre britannique,
sur la base d’une accusation dénuée de toute preuve,
sur la base d’une accusation possiblement inventée de toute pièce par Washington, comme le furent les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein en 2003,
sans aucun mandat de l’ONU,
en violation indiscutable du droit international,
et sans avoir obtenu l’aval préalable des parlementaires français, en vertu de l’article 35 alinéa 1 de la Constitution qui pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

Certes, le président de la République a invoqué l’article 35 alinéa 2 pour annoncer que « le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ». Mais :

cette disposition ne figurait pas dans le texte d’origine de la Constitution de 1958 approuvée par référendum par 82% des Français ; elle n’y a été ajoutée qu’en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 dite « de modernisation des institutions de la Ve République », adoptée sans l’aval des Français, à leur insu, et par la procédure du Congrès.
sauf à vider complètement de sens l’alinéa 1, cette disposition de l’alinéa 2 ne saurait concerner que des interventions militaires à l’impact très limité, à vocation purement humanitaire (notamment pour venir au secours de citoyens français), et ne risquant pas de nous entraîner de facto dans une guerre frontale contre un pays souverain comme la Syrie, a fortiori dans une guerre avec la Russie.
Upr.fr
Réponse de le 14/04/2018 à 20:04 :
je ne crois pas me souvenir que la Syrie avait un mandat de l'ONU pour bombarder aveuglément sa population avec les conséquences que l'on connait. Faut il parler dans ce cas de violation du droit international ?
Réponse de le 14/04/2018 à 20:55 :
Vous aimez Hollywood ..? Vous avez aimé Colin Powel brandissant sa fiole au congrès us pour déclencher la guerre en Irak, alors vous avez votre réponse.
Réponse de le 15/04/2018 à 14:27 :
La Syrie n'est plus sous mandat français depuis 1946....Il ne nous appartient pas d'y faire quoi que ce soit hormis avec un mandat de l'ONU que nous n'avons pas. Il semble donc difficile de justifier ces frappes d'un point de vue du droit. Ceci étant, si cela vous semble acceptable, allons y gaiement, mais lorsque le retour de bâton viendra il ne faudra pas gémir.
Réponse de le 16/04/2018 à 10:48 :
@maduro: je ne me souviens pas que la France ait obtenu un quelconque mandat de l'ONU pour traiter les Français d'Algérie comme ils l'ont été en 1945. On pourrait aussi parler de l'Indochine...
Réponse de le 17/04/2018 à 16:20 :
Vous voulez certainement dire quelque chose, mais quoi?

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