Trump, Macron et May ont frappé la Syrie cette nuit

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Macron Elysée Syrie
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[Article mis à jour à 15h25]
Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont mené samedi avant l'aube des frappes coordonnées en Syrie en représailles à l'attaque chimique menée le week-end dernier à Douma, dans la Ghouta orientale, imputée au régime du président syrien Bachar al-Assad. "Une opération combinée est désormais en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux", a annoncé dans la nuit le président américain Donald Trump, vers 3 heures du matin de Paris. Plus de 100 missiles ont été tirés au cours de l'opération selon les officiels américains.
L'opération militaire française menée dans la nuit de vendredi à samedi en Syrie a notamment impliqué cinq frégates, cinq Rafale et quatre Mirage 2000. Douze missiles de croisière ont été tirés par l'armée française contre deux sites participant à l'arsenal chimique du régime syrien, un site de stockage et un site de production, situés dans la région de Homs. Le raid aérien est parti de France.
C'est la première fois que le président Emmanuel Macron ordonne une opération militaire d'envergure en décidant de mener ces frappes avec Washington et Londres.
L'Elysée a diffusé sur Twitter des photos mettant en scène Emmanuel Macron en chef de guerre, présidant cette nuit une réunion avec ses conseillers et Florence Parly, la ministre de la Défense. La ministre a diffusé une vidéo montrant des Rafale décoller dans la nuit pour aller mener les frappes.
Le chef de l'Etat annonce que, conformément à la Constitution, "le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger".
Le secrétaire britannique à la Défense, Gavin Williamson, a annoncé que la Première ministre Theresa May informerait le Parlement britannique lundi. "Theresa May aurait dû demander l'approbation du Parlement et non être à la traîne de Donald Trump" a critiqué ce samedi matin Jeremy Corbyn, le chef de l'opposition travailliste.
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Les médias d'Etat syriens ont dénoncé une "agression" et une "violation flagrante du droit international".
La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son soutien pour ce qu'elle a considéré comme une mesure "nécessaire et appropriée".
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De son côté, le président russe Vladimir Poutine a condamné les frappes coordonnées occidentales en Syrie. Il a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. La réunion se tiendra dès ce samedi à 17 heures.
La ministre de la Défense, Florence Parly, a indiqué que les Russes "avaient été prévenus en amont" pour éviter tout risque d'escalade militaire.
Les autorités françaises ont rendu publique ce samedi matin une synthèse de "l'évaluation nationale de l'attaque chimique du 7 avril 2018 (Douma, Ghouta orientale, Syrie)". Ce rapport conclut :
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