Les Etats-Unis restent des « alliés » de l'UE malgré l’arrêt de l'aide à l'Ukraine, assure Ursula von der Leyen
latribune.fr

Photo d'illustration
Yves Herman
latribune.fr

Photo d'illustration
Yves Herman
Des relations « transactionnelles » plutôt qu'un socle d'idées communes, mais des « alliés » malgré tout. Voici comment la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié les liens du Vieux continent avec les Etats-Unis, en dépit des récentes attaques verbales de son nouveau dirigeant, Donald Trump.
Sa réaction était attendue, au lendemain de la décision du président américain Donald Trump de cesser toute aide militaire et tout partage de renseignements avec Kiev. Interrogée sur la nécessité de transformer profondément la nature du lien avec les Etats-Unis comme l'UE le fait avec la Chine, elle a répondu « clairement non ».
« La relation que nous avons avec les Etats-Unis est complètement différente de celle que nous avons avec la Chine », a souligné la dirigeante allemande réputée très atlantiste.
Pour rappel, Donald Trump a récemment menacé l'Europe de droits de douane, a engagé un rapprochement avec le président russe Vladimir Poutine qui inquiète l'Ukraine et l'UE, et a questionné la protection américaine des Européens dans le cadre de l'Otan.
Interrogée sur un éventuel face-à-face avec Donald Trump, elle est restée évasive : « Nous nous rencontrerons quand le moment sera venu », a-t-elle simplement répondu.
Elle a par ailleurs incité à accroître les efforts en matière de défense, est s'est félicitée du soutien accordé cette semaine par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'UE à son plan « Réarmer l'Europe ». Ce programme doit permettre de mobiliser jusqu'à 800 milliards d'euros pour investir dans la défense européenne, comme le réclament les Etats-Unis.
Mais évoquant les nombreuses options sur la table pour augmenter l'effort de défense, elle a évité d'évoquer la possibilité d'un nouveau grand emprunt commun, souhaité par la France, mais rejeté par plusieurs Etats membres.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Afin de préparer les esprits aux menaces auxquelles l'Europe est confrontée dans le contexte des tensions avec la Russie, la présidente de l'exécutif européen a annoncé qu'elle organiserait des réunions sur la sécurité avec l'ensemble du collège des commissaires européens.
« Ce n'est que si nous avons une compréhension claire et approfondie des menaces, y compris les menaces hybrides, que nous pourrons contribuer efficacement à la sécurité collective », a expliqué Mme von der Leyen.
Au-delà des efforts en matière de défense, la cheffe de l'exécutif bruxellois a vanté la récente volonté de l'UE de signer de nouveaux accords commerciaux avec des pays tiers, notamment le bloc Mercosur en Amérique du Sud.
À lire également
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Union européenne a en effet été contrainte de se passer en grande partie de produits russes. Notamment en matière énergétique, puisque le Vieux continent dépendant très largement du gaz acheminé par tuyaux depuis son voisin de l'Est.
(avec agences)
latribune.fr