La production de pétrole du Venezuela, notamment de sa compagnie publique PDVSA, est passée en 10 ans de 2,7 millions de barils par jour à 710.000 barils par jour en octobre dernier. Le retour de la major étasunienne Chevron dans le pays devrait...
Nombre d'incertitudes pèsent sur le marché pétrolier : en Chine, la population manifeste son ras-le-bol de la politique « zéro-Covid » qui n'arrive pas à juguler la contagion, interrogations sur la réunion de l'Opep+ le 4 décembre, entrée en vigueur le 5 décembre de l'embargo européen sur les importations pétrolières russes, et impossibilité de trouver un accord sur le prix plafonné de ces importations. Les prix du Brent et du WTI sont revenus à leurs prix d'avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Au plus bas depuis janvier 2022, le prix du baril de Brent évoluait légèrement autour des 80,6 dollars ce lundi à la mi-journée, se dépréciant de quelque 3,6%. Sur un mois, il a reculé d'environ de 13,2% mais reste supérieur de 10,6% à son prix d'il y a un an.
Quant au WTI, la référence aux Etats-Unis, le prix du baril est au plus bas depuis la fin décembre, perdant plus de 3,6%, à 73,55 dollars (voir graphique). Sur un mois, la dépréciation s'élève à 13,89%, mais le prix reste 5,3% supérieur à celui d'il y a un an.
« L'indice de référence du pétrole américain est en baisse pour la troisième semaine consécutive, alors que la Chine continue de se débattre avec l'augmentation des cas de Covid, alimentant les craintes que les autorités n'adoptent des restrictions de mouvement plus larges qui pourraient nuire à la demande d'énergie dans le premier importateur mondial de brut », note John Plassard, économiste chez Mirabaud.
Depuis dimanche, des centaines de personnes manifestent dans plusieurs villes chinoises pour dénoncer les restrictions sanitaires draconiennes et réclamer davantage de libertés politiques, une rare démonstration d'hostilité envers le régime du président Xi Jinping, a constaté l'AFP. « Les manifestations contre la politique "zéro Covid" sont à double tranchant. Si elles s'étendent davantage, ce sera un facteur négatif (pour les marchés, NDLR), mais si la politique change cela deviendra un facteur positif », souligne Shoji Hirakawa du Tokai Tokyo Research Institute, cité par l'agence Bloomberg.
La demande pétrolière chinoise est un facteur majeur d'influence du marché de l'or noir. En 2021, le pays a importé 12,72 mb/j, soit 19% des importations mondiales, ce qui fait de lui le premier importateur mondial, selon le BP Statistical Review. Il a consommé 15,4 mb/j, soit 16,4% de la consommation mondiale. En 2022, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) évalue d'ores et déjà la baisse de sa consommation à 400.000 b/j.
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