Relations avec la Chine : "je ne vais gérer cela comme Trump", dit Joe Biden
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KEVIN LAMARQUE
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La forme que prendra la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine va changer avec Joe Biden."Je ne vais pas gérer cela comme Trump", a déclaré le nouveau président des Etats-Unis dans un entretien diffusé dimanche. "Nous ne devons pas avoir un conflit. Mais il y a aura une compétition extrême", a-t-il ajouté.
Le 20 janvier dernier, son secrétaire d'Etat, Antony Blinken, avait déclaré que Donald Trump "avait eu raison" d'avoir une position "plus ferme face à la Chine", tout en marquant son "désaccord" sur la stratégie du milliardaire républicain "sur de nombreux points". Cet aveu intervenait alors que le président américain sortant a lui-même fait de sa stratégie face à la Chine un des points forts de son bilan, à la veille de son départ de la Maison Blanche.
Si Joe Biden n'a pas encore parlé avec son homologue chinois Xi Jinping, il n'a "aucune raison de ne pas l'appeler", a-t-il dit, en soulignant connaître "assez bien" le personnage pour avoir eu, en tant que vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017, "24-25 heures d'entretiens privés avec lui".
La Chine est considérée unanimement à Washington comme l'adversaire stratégique numéro un des Etats-Unis, et leur principal défi sur la scène internationale.
Pour autant, le nouveau président américain est resté très vague sur ce dossier lors de son premier discours de politique étrangère prononcé jeudi. Il a promis d'être "au rendez-vous face à l'avancée de l'autoritarisme, en particulier les ambitions croissantes de la Chine".
Et il s'est engagé, sans dire comment, à "contrer les abus économiques de la Chine", ses "actes agressifs", et à défendre les droits humains, tout en travaillant avec Pékin "quand c'est dans l'intérêt de l'Amérique".
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Pressé sur CBS d'en dire un peu plus sur ses intentions, Joe Biden a affirmé qu'il voulait se "concentrer sur les règles internationales".
La confrontation entre les deux pays a pris des allures de nouvelle guerre froide sous la présidence de Donald Trump, malgré l'ambivalence de ce dernier, qui a d'abord concentré ses attaques sur le front commercial tout en affichant son "amitié" pour Xi Jinping, avant de se ranger tardivement derrière la ligne dure de son secrétaire d'Etat Mike Pompeo. Le président chinois a quant à lui mis en garde fin janvier contre une "nouvelle guerre froide" qui conduirait selon lui à une "impasse".
Encadré : Pas de levée des sanctions contre l'Iran pour l'instant
Le nouveau président américain a déclaré que les Etats-Unis ne lèveraient pas les sanctions imposées à l'encontre de l'Iran pour inciter Téhéran à revenir à la table des négociations sur l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, selon une vidéo publiée par CBS News dimanche. Prié de dire si les Etats-Unis lèveraient en premier les sanctions américaines pour faire revenir l'Iran à la table des discussions, Joe Biden a répondu : "non" dans une interview enregistrée vendredi.
A la question de savoir si les Iraniens devaient d'abord arrêter d'enrichir de l'uranium, le président américain a répondu par l'affirmative en faisant oui de la tête. Il n'était pas possible de savoir exactement ce qu'il entendait dire à travers ce geste. L'Iran est autorisé à enrichir de l'uranium dans une certaine limite, selon l'accord de 2015 qui prévoit un encadrement des activités nucléaires iraniennes.
Les Etats-Unis sont sortis de cet accord sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli en conséquence des sanctions contre l'Iran. A la suite de ce retrait, la République islamique s'est elle-même progressivement affranchie de l'accord conclu avec, outre les Etats-Unis, les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, dont la France, et l'Allemagne.
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Le président américain Joe Biden, entré en fonction le mois dernier, a déclaré que, si l'Iran respectait à nouveau pleinement ses obligations, les Etats-Unis reviendraient à leur tour dans l'accord de 2015 et s'efforceraient de conclure un pacte plus global susceptible de porter également sur le programme de missiles balistiques et les activités régionales de l'Iran. Le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré dimanche que les Etats-Unis devaient d'abord lever leurs sanctions contre l'Iran s'ils souhaitaient voir Téhéran revenir sur ses avancées en matière de programme nucléaire.
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