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Le Royaume-Uni veut mettre fin à la « répression contre les automobilistes » et aux mesures « anti-voiture »

latribune.fr

Publié le 30 septembre 2023 à 08:10 - Mis à jour le 30 septembre 2023 à 08:12

Le chef du gouvernement souhaite aussi « empêcher les conseils locaux de déployer le principe de "la ville du quart d'heure" », qui prône le modèle d'une ville où les services essentiels sont accessibles à moins de 15 minutes à pied ou à vélo, afin de réduire les modes de transport polluants.

Le chef du gouvernement souhaite aussi « empêcher les conseils locaux de déployer le principe de "la ville du quart d'heure" », qui prône le modèle d'une ville où les services essentiels sont accessibles à moins de 15 minutes à pied ou à vélo, afin de...

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Dix jours après avoir annoncé le report de cinq ans de la fin des ventes de voitures à moteur thermique, le gouvernement britannique conservateur a affiché vendredi sa volonté de « soutenir les automobilistes » en mettant fin aux « mesures anti-voiture »au moment où certaines localités dirigées par l'opposition imposent des mesures plus restrictives au nom de la sécurité ou de l'environnement.

Comme Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique conservateur Rishi Sunak « adore la bagnole ». Et les automobilistes aussi. Surtout à un an des élections législatives, quand les sondages donnent les conservateurs, largement battus par les travaillistes et que leur victoire surprise cet été dans une élection locale de l'ouest de Londres est attribuée à la défiance des électeurs face à l'extension d'une taxe sur les véhicules polluants par le maire travailliste Sadiq Khan.

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Y a-t-il encore un pilote dans la bagnole ?

« Mettre fin à la répression contre les automobilistes » (Rishi Sunak)

Et justement, au moment où certaines localités dirigées par l'opposition imposent des mesures plus restrictives au nom de la sécurité ou de l'environnement, Rishi Sunak, qui vient à peine d'annoncer de ralentir le rythme de la transition écologique en reportant, notamment, la fin des ventes de voitures thermiques de 2030 à 2035, a décidé de « soutenir les automobilistes » en mettant fin aux « mesures anti-voiture ».

« La répression contre les automobilistes est une attaque contre la vie quotidienne de la plupart des gens au Royaume-Uni qui dépendent de la voiture pour se rendre au travail ou voir leur famille », a expliqué le Premier ministre dans un communiqué.

« Cette semaine, le gouvernement britannique présentera un plan à long terme pour soutenir les conducteurs, mettant fin ainsi aux mesures anti-automobile dans toute l'Angleterre », a-t-il ajouté, à deux jours avant le début du congrès annuel du parti conservateur.

Empêcher de déployer la ville du quart d'heure

Parmi les mesures dévoilées vendredi, Downing Street veut « revoir les règles » permettant aux communes de limiter la vitesse à 20 miles par heure (mph) soit environ 30 km/h, en Angleterre afin « d'empêcher leur utilisation généralisée dans les zones où cela n'est pas approprié ».

Le chef du gouvernement souhaite aussi « empêcher les conseils locaux de déployer le principe de "la ville du quart d'heure" », qui prône le modèle d'une ville où les services essentiels sont accessibles à moins de 15 minutes à pied ou à vélo, afin de réduire les modes de transport polluants. Un modèle par ailleurs critiqué dans d'autres pays, en France notamment.

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Ces annonces sont faites au moment où le gouvernement gallois, dirigé par le Premier ministre Mark Drakeford, travailliste, a abaissé de 30 mph à 20 mph (environ 30 km/h) la vitesse de circulation maximale dans certaines zones résidentielles, une décision dénoncée par les conservateurs. Et depuis fin août, une taxe sur les véhicules les plus polluants a été étendue à tout le Grand Londres à l'initiative du maire de la capitale, le travailliste Sadiq Khan, afin de lutter contre la pollution de l'air. Cette décision a été perçue comme ayant causé la défaite du candidat travailliste face à son adversaire conservateur lors d'une élection partielle cet été dans une circonscription de l'ouest de Londres.

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Les autres mesures prises par le gouvernement britannique

Chaudières

L'interdiction des chaudières au fioul, au GPL ou au charbon pour les logements n'ayant pas accès au réseau de gaz sera reportée de 2026 à 2035. Les ménages auront aussi « plus de temps » pour changer leurs vieilles chaudières à gaz ou aux autres énergies fossiles par des modes de chauffage plus propres comme les pompes à chaleur.

« Vous n'aurez à faire le changement que lorsque vous serez contraint de remplacer votre chaudière », a affirmé le Premier ministre, ajoutant que la prime à l'achat d'une pompe à chaleur sera augmentée de 50% à 7.500 livres sterling (8.670 euros).

Le Royaume-Uni s'est fixé l'objectif de 600.000 pompes à chaleur installées d'ici 2028.

Efficacité énergétique

La loi prévoyant que tous les logements devront avoir une efficacité énergétique de niveau C au minimum pour pouvoir être loués d'ici 2028 sera « abandonnée ».

Cette mesure visait à réduire la facture énergétique des locataires mais impliquait d'importants investissements pour les propriétaires.

« Certains propriétaires auraient été contraints de faire des améliorations très coûteuses » et l'addition risquait d'être répercutée in fine sur les loyers, « c'est simplement mauvais », a argumenté Rishi Sunak, alors que le coût des prêts et les loyers flambent actuellement avec la hausse des taux d'intérêt.

Infrastructures énergétiques

En parallèle, le Premier ministre a annoncé de nouvelles règles pour « accélérer » les raccordements au réseau électrique des projets de production d'énergie, sur la règle du "premier prêt, premier raccordé", ainsi que pour développer les projets de transports d'énergie considérés comme prioritaires.

Le gouvernement met sur la table une « bourse » de 150 millions de livres (173 millions d'euros) sur cinq ans pour financer des projets de développement « de technologies vertes de rupture ».

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