Royaume-Uni : le PIB repart plus que prévu en mai, après avoir stagné en avril
latribune.fr
Date: 08/07/2024 12:50 Dimensions: 6000 x 4000 Size: 4.2MB Edit Status: new Category: I Topic Codes: POL EUROP BIZ BACT Fixture Identifier: RC2YQ8AGWZY6 Byline: Jonathan Brady City: LONDON Country Name: UNITED KINGDOM Country Code: GBR OTR: GPD Credit:...
Reuters
Royaume-Uni : le PIB repart plus que prévu en mai, après avoir stagné en avril
Après avoir été plombé par une météo inhabituellement humide en avril, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni est reparti à la hausse en mai. Une nouvelle bienvenue pour le nouveau gouvernement travailliste, qui a fait de la relance de la croissance l'une de ses priorités.
La croissance repart en mai au Royaume-Uni. Le PIB britannique a « progressé de 0,4% en mai », indique l'Office national des statistiques (ONS) dans son rapport mensuel ce jeudi. La hausse est plus marquée que les prévisions des économistes, qui tablaient sur une progression de 0,2%.
«L'économie a fortement progressé en mai», alors que «de nombreux détaillants et grossistes ont(...)rebondi après un mois d'avril médiocre», a relevé sur le réseau social X Liz McKeown, directrice des statistiques économiques de l'ONS, ajoutant que le secteur de la construction a quant à lui «connu sa croissance la plus rapide en près d'un an».
Bonne nouvelle pour les travaillistes
Cette nouvelle est bienvenue pour le nouveau gouvernement travailliste, qui a fait de la relance de la croissance l'une de ses priorités.
«Assurer la croissance économique est notre mission nationale, et nous n'avons pas une minute à perdre», a réagi la ministre des Finances Rachel Reeves, membre du nouveau gouvernement travailliste de Keir Starmer, arrivé au pouvoir la semaine dernière.
Rachel Reeves a notamment assuré ces derniers jours que le pays doit se remettre à construire. Dans cette perspective, elle a annoncé la création prochaine d'un « fonds souverain national ». Il sera abondé de 7,3 milliards de livres sur cinq ans, pour doper l'investissement dans le pays.
Le PIB du Royaume-Uni avait stagné au mois d'avril. Il n'avait « affiché aucune croissance en avril, après une croissance de 0,4 % en mars », avait indiqué l'ONS dans son rapport mensuel. Un chiffre conforme aux prévisions des économistes. Ces derniers tablaient sur une croissance nulle, voire un petit recul. Le PIB avait été plombé par une météo inhabituellement humide. Elle avait pénalisé la construction et la vente de détail (notamment en dissuadant nombre de clients de se rendre en magasins).
L'indice PMI Flash publié le mois dernier par S&P Global, indicateur avancé de croissance, a quant à lui montré que l'activité du secteur privé a ralenti en juin, alors que de nombreuses entreprises ont mis « entre parenthèses leur prise de décision en attendant » d'en savoir davantage sur les politiques du nouveau gouvernement.
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Révision à la hausse du PIB au premier trimestre
Le Royaume-Uni était cependant sorti au premier trimestre de la récession dans laquelle il était tombé fin 2023. Il avait vu son activité économique repartir plus vite que prévu en début d'année : le PIB a progressé de 0,7% entre janvier et mars, soit « une hausse par rapport à une première estimation de 0,6% », avait annoncé l'ONS fin juin.
Cette révision à la hausse était une surprise, alors que les économistes s'attendaient à ce que la première estimation soit maintenue. Le PIB britannique avait reculé de 0,3% au quatrième trimestre 2023, après avoir baissé de 0,1% au troisième. Or deux trimestres de contraction économique d'affilée sont généralement considérés par les économistes comme la définition d'une récession dite « technique ».
De « difficiles choix entre impôts et dépenses », selon le FMI
Le Royaume-Uni va devoir faire face à de « difficiles choix entre impôts et dépenses », du fait du niveau élevé de dette publique, a estimé lundi le Fonds monétaire international (FMI). Selon l'institution basée à Washington, « le défi majeur à moyen terme d'un point de vue budgétaire sera de mieux prendre en compte les besoins en termes de dépense publique tout en stabilisant véritablement la dette ».
Le Fonds reconnaît la nécessité d'investissements majeurs, notamment dans le secteur de la santé, dans un contexte de sous-financement chronique et de vieillissement de la population, mais aussi de « réformes structurelles ambitieuses pour renforcer la croissance potentielle du pays ». Mais il souligne également la nécessité de garder l'endettement public sous contrôle, alors que ses prévisions la voient pour l'heure se rapprocher petit à petit de l'équivalent de 100% du PIB.