Sommet du G77+Chine à Cuba : une réunion pour plaider pour un monde moins « injuste »
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Une voiture de collection passe a cote de debris causes par l'ouragan ian lors de son passage a pinar del rio, a cuba
ALEXANDRE MENEGHINI
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Une voiture de collection passe a cote de debris causes par l'ouragan ian lors de son passage a pinar del rio, a cuba
ALEXANDRE MENEGHINI
Rassemblement XXL de hauts dirigeants à partir de ce vendredi à Cuba. Le G77 va tenir son sommet jusqu'à samedi à La Havane. Ce groupe, créé en 1964 par 77 pays, compte désormais 134 nations d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, représentant plus de 80% de la population mondiale.
Plus d'une trentaine de chefs d'État et de gouvernement sont attendus, notamment les présidents du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva, de Colombie Gustavo Petro, d'Argentine Alberto Fernandez, d'Afrique du Sud Cyril Ramaphosa. La Chine sera représentée par Li Xi, membre du comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois, et participera comme acteur externe.
C'est d'ailleurs le secrétaire général de l'ONU qui inaugurera la rencontre. Elle sera l'occasion d'aborder notamment les « objectifs actuels de développement : le rôle de la science, de la technologie et de l'innovation », a précisé Antonio Guterres.
« Je m'attacherai à remettre sur les rails l'Agenda 2030 », le programme des Nations Unies pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique, « à mettre la science et la technologie au service du bien et à faire en sorte que le multilatéralisme profite à tous les pays », a ajouté le chef de l'ONU.
Ce sommet intervient après celui du G20 le week-end dernier en Inde et de celui des pays de l'Asie du Sud-Est (Asean) à Jakarta (Indonésie) la semaine dernière. Fin août, ce sont les Brics (Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, désormais étendu à six nouveaux membres) qui ont tenu le leur à Johannesbourg (Afrique du Sud). « Cette multiplicité de sommets reflète la croissante multipolarité de notre monde », avait déclaré Antonio Guterres à la presse fin juillet, avant le début de sa tournée internationale.
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Pour l'île communiste, en proie à sa pire crise économique depuis trente ans, la présence de plusieurs chefs d'État de différentes régions du monde lui permet de mettre en avant son rôle diplomatique.
Ce sommet est aussi l'occasion pour le pays de faire connaître ses remontrances. Cuba, qui assure la présidence tournante de ce G77 depuis janvier et pour le reste de l'année, appelle à l' « unité » de ses membres pour lutter contre les « intérêts mesquins de ceux qui veulent maintenir inchangé l'injuste ordre économique actuel », à l'heure où le pays fait encore face à un embargo des Etats-Unis.
Depuis le début de l'année, le chef de l'État cubain, Miguel Diaz-Canel a représenté le G77+Chine dans plusieurs rencontres internationales, notamment en juin au sommet de Paris pour un nouveau pacte financier mondial puis en juillet au sommet entre l'Union européenne et la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (CELAC) à Bruxelles.
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« Malgré une situation particulièrement précaire qui rend incertaine la capacité même du gouvernement à gérer le pays » pour fournir à la population un « minimum pour survivre », avec une dette élevée, un mécontentement social sans précédent et une émigration record, la présence de ces dirigeants représente « une reconnaissance pour le gouvernement cubain », analyse pour l'AFP le chercheur cubain en relations internationales, Arturo Lopez-Levy, professeur invité à l'Université autonome de Madrid.
Le sommet doit s'achever samedi par une déclaration commune.
(Avec AFP)
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