Soulagement au Royaume-Uni où l'inflation repasse (enfin) sous la barre des 10%
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Après sept mois avec une inflation à plus de 10% sur un an, le Royaume-Uni marque un ralentissement en avril à 8,7%
Reuters
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Après sept mois avec une inflation à plus de 10% sur un an, le Royaume-Uni marque un ralentissement en avril à 8,7%
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Enfin une bonne nouvelle Outre-manche ! L'inflation britannique a nettement ralenti en avril, à 8,7% sur un an d'après la publication de l'Office national des statistiques (ONS) britannique sortie ce mercredi. Un véritable soulagement pour le pays qui connaît son premier mois de baisse de l'inflation sous la barre des 10% depuis août 2022.
Pour autant, ce ralentissement est inférieur aux attentes, notamment de la Banque d'Angleterre qui tablait sur une inflation à 8,4% en avril. Et l'inflation britannique reste la plus élevée des pays du G7 sur ce mois. « Les prix sont restés en général nettement plus élevés que ce qu'ils étaient à la même période l'an dernier, avec une inflation des prix alimentaires proche de ses records historiques », a poursuivi Grant Fitzner.
Les prix dans l'alimentation ont augmenté, en effet, de 19% en avril (0,1 point de moins qu'en mars), et l'inflation dans ce domaine évolue depuis plusieurs mois à un niveau record en plus de 45 ans au Royaume-Uni. L'ONS relève aussi des hausses de prix marquées pour « les voitures d'occasion et les cigarettes ».
Le Fonds monétaire international (FMI) se veut néanmoins optimiste. La veille, il a révisé à la hausse ses prévisions pour l'économie britannique cette année, notamment grâce à une inflation qui devrait baisser « considérablement » à environ 5% d'ici à fin 2023, et sous 2% d'ici à la mi-2025, selon l'institution.
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Du côté de la croissance, après avoir échappé à la récession en 2022, l'économie britannique devrait l'éviter aussi en 2023. Le FMI s'attend désormais à un Produit intérieur brut (PIB) pour le Royaume-Uni en hausse de 0,4% pour l'ensemble de 2023, alors qu'il prévoyait dans ses projections publiées en avril une baisse de 0,3%.
Au premier trimestre 2023, le PIB britannique a légèrement augmenté, de 0,1% d'après les chiffres de l'Office national des statistiques (ONS).
Pour le ministre britannique des Finances, le rapport du FMI « montre une grande amélioration des prévisions de croissance du Royaume-Uni et reconnaît notre action pour rétablir la stabilité et maîtriser l'inflation ». « Si nous nous en tenons à notre plan, le FMI confirme que nos perspectives de croissance à long terme sont plus fortes qu'en Allemagne, en France et en Italie », a fait valoir Jeremy Hunt dans un communiqué.
Ailleurs en Europe, l'heure est également à un optimisme...prudent. Le 15 mai dernier, la Commission européenne a ainsi relevé ses prévisions de croissance économique pour 2023 en zone euro (les vingt pays à avoir adopté la monnaie unique) tout en mettant en garde contre une inflation plus élevée que prévu.
Dans le détail, Bruxelles mise désormais sur une croissance du PIB de 1,1% en 2023 (soit +0,2 point par rapport à la précédente prévision de mi-février), puis de 1,6% en 2024 (+0,1 point). Même tendance pour l'ensemble de l'UE, dont la croissance est désormais annoncée à 1% (+0,2 point) en 2023, puis 1,7% (+0,1 point).
En revanche, la prévision d'inflation pour 2023 a, elle, été revue à la hausse à 5,8% (+0,2 point) en zone euro et 6,7% dans l'UE (+0,3 point). La Commission européenne table donc sur son maintien à un niveau élevé après le pic atteint l'an dernier, en particulier pour l'inflation sous-jacente (excluant l'énergie et l'alimentaire), à même de « restreindre le pouvoir d'achat des ménages ».
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D'après l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), la hausse générale des prix à la consommation n'est pas prête de s'arrêter cette année en France. L'inflation devrait ainsi osciller entre « 5,5% et 6,5% » avant de refluer aux alentours de 3% fin 2024, a indiqué cet organisme de recherche indépendant, dans ses perspectives économiques, publiées jeudi 13 avril.
À l'image du Royaume-Uni, l'Hexagone est toujours tiraillé par les hausses de prix. En conséquence, le pouvoir d'achat des ménages devrait baisser de 1,2% entre 2022 et 2024. « La hausse des salaires nominaux n'est pas suffisante pour compenser la hausse de l'indice des prix à la consommation », entraînant de fait une baisse du pouvoir d'achat, a ainsi confirmé Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévisions de l'OFCE.
(Avec AFP)
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