La Turquie rouvre l'examen pour l'adhésion de la Suède à l'Otan
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La Turquie est membre de l'Otan depuis 1952.
INTS KALNINS
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La Turquie est membre de l'Otan depuis 1952.
INTS KALNINS
Depuis maintenant dix mois, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, multiplie les demandes et exigences concernant l'adhésion de la Suède à l'Otan. Les députés ont repris, ce mardi 26 décembre, l'examen du protocole pour tenter d'intégrer le pays nordique avant 2024.
Un pas en avant de la part d'Ankara, qui attend un feu vert des États-Unis sur l'engagement des avions F-16. En effet, début décembre, le président Erdogan avait imposé comme condition à la ratification d'Ankara celle, « simultanée », par le Congrès américain de la vente d'avions de chasse F-16 à la Turquie.
Pour rappel, en mai 2022, alors que la guerre en Ukraine battait son plein, la Finlande et la Suède se portent candidate pour rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan). La première sera officiellement admise en avril 2023, tandis que sa voisine se heurtera à un frein majeur : la Turquie, membre depuis 1952.
La principale raison du désaccord de la tête de l'AKP (parti au pouvoir en Turquie), c'était la politique antiterroriste de la Suède.
La Suède qui avait alors répondu par une réforme constitutionnelle en juin 2023, n'a pas obtenu gain de cause, la Turquie et la Hongrie lui barrant la route lors du sommet de l'Otan du 12 et 13 juillet à Vilnius. Le pays scandinave avait pourtant ciblé dans sa réforme le parti travailliste Kurde (PKK), dans l'espoir de convaincre Ankara. Il leur faudra attendre le 25 décembre pour que les négociations aboutissent.
Preuve que M. Erdogan n'est pas complètement fermé à cette adhésion, du moment qu'il en profite.
Juste avant le sommet de l'Otan de Vilnius, le président turc a été clair dans ses intentions :
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Candidate depuis 1987, la Turquie semble de plus en plus impatiente à rejoindre les rangs des 27. Depuis 2018, les négociations ont été gelées et les positions de l'UE ne semblent pas avoir vacillé entretemps. Alors, Ankara se tourne vers d'autres solutions, comme le renouvellement de sa flotte aérienne vieillissante.
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Mais dans le même temps, le feu vert pour la vente de F-16 reste bloqué à cause des tensions politiques au Proche-Orient, en pleine guerre en Israël et le Hamas :
Toujours selon l'expert, si les deux pays avancent dans le même sens, « nous pouvons espérer un dénouement proche ».
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