Macron et LR, l’entente impossible
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Emmanuel Macron et Éric Ciotti au Stade de France en mai 2022. À droite, Christian Estrosi et son épouse, Laura Tenoudji.
Michael Baucher/Panoramic/Bestimage
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Emmanuel Macron et Éric Ciotti au Stade de France en mai 2022. À droite, Christian Estrosi et son épouse, Laura Tenoudji.
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Le 17 août, à l'issue des cérémonies de commémoration du débarquement en Provence, Emmanuel et Brigitte Macron ont invité à dîner à Brégançon François de Canson, le maire de La Londe-les-Maures, François Arizzi, celui de Bormes-les-Mimosas, Christian Estrosi, le maire de Nice, Hubert Falco, qui, depuis le printemps et sa condamnation par la justice, n'est plus celui de Toulon, et Renaud Muselier, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Tous sont accompagnés de leurs épouses. Un ministre est également présent à table : Sébastien Lecornu, chargé des Armées, particulièrement apprécié par le couple présidentiel. Un dernier homme la complète : l'ancien conseiller politique du chef de l'État Thierry Solère, dont c'est l'anniversaire.
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Tous ont une particularité : ils viennent de la droite. Emmanuel Macron doit même à certains des présents une fière chandelle. Lors des élections régionales de juin 2021, le trio Muselier-Falco-Estrosi a fait exploser LR pour rejoindre son écurie. Un an avant la présidentielle, cela n'a pas été sans conséquences. C'est donc de bons connaisseurs que le chef de l'État interroge. Que pensent-ils d'Éric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes devenu depuis huit mois le président des Républicains ? « Il y a deux LR, lui fait remarquer Renaud Muselier. Tu as dealé avec Larcher sur les retraites, ça a marché. Tu as dealé avec Ciotti sur les retraites, ça n'a pas marché. »
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Si le locataire de l'Élysée questionne ainsi ses convives sur ce Niçois-là, c'est qu'en cette fin de pause estivale il peaufine le coup politique qu'il prépare. Le 2 août, dans Le Figaro Magazine, il avait promis pour la rentrée une « initiative politique d'ampleur ». Le chef de l'État s'apprête à la dévoiler dans quelques jours, dans Le Point : il va « proposer à toutes les forces politiques représentées dans nos assemblées d'essayer d'agir ensemble ». Dans ce processus qui prendra pour nom « les rencontres de Saint-Denis », Éric Ciotti a vocation à avoir une place à part. Depuis le début du quinquennat, la Macronie ne dispose que d'une majorité relative ; Les Républicains sont ses premiers interlocuteurs. Dans les mois qui viennent, cela sera encore plus vrai. Sur le projet de loi sur l'immigration, les discussions s'annoncent ardues car ils mettent la barre très haut. De la même façon, aucune réforme institutionnelle ne se fera sans leur appui.