Journal de campagne: primaire de la droite, un dernier débat à haut risque

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Surtout ne pas se rater ! Les sept candidats à la primaire de la droite attendent tous beaucoup du dernier débat ce jeudi soir sur France 2 et Europe 1. Alain Juppé va devoir être plus pugnace pour préserver sa situation actuelle de favori malgré un tassement dans les sondages. Nicolas Sarkozy va aussi devoir surveiller de près François Fillon en pleine phase ascensionnelle et qui s'en était très bien sorti lors des deux premiers débats.
Les trois hommes semblent maintenant très détachés des quatre autres postulants. Un sondage OpinionWay pour le site Atlantico donnait même mardi 15 novembre... François Fillon vainqueur au second tour dans les deux hypothèses ; face à Juppé (54 % contre 46 %) et face à Sarkozy (63 % contre 37 %)....
Le grand favori de la primaire Alain Juppé pourrait donc être battu. Mais il peut toujours compter sur le soutien de poids lourd du parti Les Républicains comme Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, qui a expliqué ce matin sur Europe 1 pourquoi elle soutenait l'ancien premier ministre. « J'ai choisi Alain Juppé parce que pour moi, il a trois atouts maîtres », a indiqué Valérie Pécresse.
Un coup de pouce salvateur pour le maire de Bordeaux à quelques heures du débat télévisé.
Un débat qui pourrait en revanche être très compliqué pour Nicolas Sarkozy, si l'un de ses adversaires l'attaquait sur l' « affaire Takieddine » en cours. Mardi matin, dans un entretien diffusé sur Mediapart, l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine assurait en effet avoir transporté entre la fin 2006 et début 2007 entre la Libye et la France trois valises contenant 5 millions d'euros en espèces. Des fonds qu'il dit avoir remis une fois à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et candidat, et les deux autres fois à son directeur de cabinet de l'époque, Claude Guéant.
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Du fait de l'ampleur de ses déclarations, Takieddine est entendu ce jeudi dans les locaux de l'office anticorruption de la police. « Je viens pour collaborer, pour confirmer tout ce que j'ai dit avant »; a-t-il déclaré à l'AFP à son arrivée à Nanterre. « Je viens pour corroborer tout ça, après les derniers éléments trouvés par le juge d'instruction », a-t-il ajouté, en affirmant agir dans «l'intérêt de la France» pour dénoncer une « corruption très profonde ». Un gros coup dur, assurément, pour l'ancien chef de l'Etat.
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