Journal de campagne : Valls et la « décision intime » de Hollande

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Pour Manuel Valls, l'exercice du pouvoir doit se faire dans l'intimité et le respect de la confidence.
Pour Manuel Valls, l'exercice du pouvoir doit se faire dans l'intimité et le respect de la confidence. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principaux faits et déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Au menu ce mercredi, les confidences de Valls sur Hollande, l'organigramme de Macron, et les certitudes de Bruno Le Maire.

Les critiques à peine voilées de Valls envers Hollande

Interrogé mercredi sur France Inter sur le livre polémique de confidences de François Hollande, Manuel Valls a laissé percer quelques critiques à l'endroit du président de la République : « Ce que j'ai à dire au président de la République, je lui dis directement, parce que je pense que l'exercice du pouvoir, c'est l'intimité, c'est le respect de la confidence, c'est le respect bien sûr du secret », a déclaré le Premier ministre. Manuel Valls a aussi jugé que le choix de François Hollande d'être candidat à sa succession l'an prochain était « une décision intime » et qu'il devait « tenir compte de la situation » . « Il doit donner un sens à ce que pourrait être sa candidature et un nouveau quinquennat », a déclaré le Premier ministre.

« Chacun d'entre nous doit parler et agir en tenant compte de ces deux éléments: comment rassembler la gauche? Comment lui redonner de l'espoir, en étant en même temps fier du bilan et en éclairant l'avenir? », a-t-il souligné. « Tout cela dessine, oui, bien sûr un projet pour la France qui doit être celui de la gauche, mais la gauche, si elle commence uniquement en disant, dans les prochains jours, qui doit être écarté ou qui doit prendre la place de qui, elle va se tromper », a ajouté le Premier ministre.

L'organigramme de Macron

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron a présenté ce mercredi la liste des principaux ambassadeurs de son mouvement « En marche ! ». Du côté des politiques, le député PS du Finistère Richard Ferrand est nommé secrétaire général, et l'ancien élu socialiste Benjamin Griveaux est confirmé au poste de porte-parole. Trois autres élus ont également rejoint le mouvement d'Emmanuel Macron : le député PS de la Manche Stéphane Travert, la maire divers droite d'Arques (Pas-de-Calais) Caroline Saudemont et la sénatrice PS de Paris Bariza Khiari. L'ancien banquier d'affaires chez Rothschild a aussi réussi à enrôler l'ancien conseiller régional UDI d'Île-de-France Patrick Toulmet.

Du côté du monde économique, deux grandes figures du monde de l'économie sociale et solidaire ont rejoint En marche ! : le PDG du groupe SOS Jean-Marc Borello et la présidente de la première association de microcrédit, l'Adie, Catherine Barbaroux. La cofondatrice des boulangeries Paul et adhérente au Medef, Françoise Holder, ainsi que l'entrepreneure Axelle Tessandier sont également présent dans les rang du mouvement. Enfin, sans surprise, l'avocat Sacha Houlié, par ailleurs cofondateur des Jeunes avec Macron est présent dans l'organigramme du mouvement de l'ancien énarque.

La confiance inébranlable de Bruno Le Maire

Dans le Parisien, le candidat à la primaire de droite Bruno Le Maire, en position très défavorable pour passer au second tour, a confirmé qu'il excluait pour l'instant tout ralliement. « Mon état d'esprit est clair : je veux gagner, et je n'envisage pas d'échouer. Mais je soutiendrai le vainqueur, quel que soit le résultat. Et je me prononcerai au soir du premier tour si je ne me qualifie pas », a indiqué l'ancien ministre de l'Agriculture. Il assure par ailleurs qu'il ne se ralliera pas sur la base d'un calcul politique. « Ce que je n'envisage pas, en revanche, c'est en effet un ralliement pour négocier une place de Premier ministre. Cela ne serait pas honnête par rapport au projet que je porte », a-t-il justifié.

L'ancien conseiller de Dominique de Villepin a enfin regretté que l'un des sujets dominants de la primaire soit le rejet de l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sakorzy.  « Le vote du renouveau, c'est un vote d'espoir. Je vois bien la tentation, ici ou là, de voter pour Alain Juppé dans le seul but de faire barrage à Nicolas Sarkozy. Mais à tous ceux-là, je veux dire de ne pas voter par défaut. Parce que les élections par défaut donnent toujours des déceptions », a-t-il averti.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 31/10/2016 à 12:22 :
m hollande comme d'autre fond de la politique pour le pouvoir
et par conviction jamais il a ete socialiste
mais recrute par le parti
et surtout pour ne jamais travailler
ne supporte pas la critique
ont percois avec le livre que l'absence meme des idees
seule comme tous ceux sortie de l'ena ne pense que taxes et impots
et a bouche les trous dans la constitution a mesure des evennements
mais jamais un avenir pour la nation
qu'a t'il fait pour le chomage malgré sa promesse de 2012
a part modifie le mode de calcul des chomeurs ayant droit
et ceci par 3 fois
a écrit le 27/10/2016 à 10:47 :
Le Hollande bashing yen a marre ce n'est que du bla bla stérile populiste afin de remplir une campagne désespérément vide d'idées.

Hollande n'a aucune chance de gagner mais les politiciens et les médias adorent tirer sur les ambulances, ça ne mange pas de pain.

Pitoyables politiciens, désastreux médias.

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