Travail, formation : « Il faut de l'hybridation » (Alain di Crescenzo, président de CCI France)

Maxime Heuze

Photo d'illustration
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« Il faut de l'hybridation », a plaidé Alain di Crescenzo, président de CCI France, au micro de La Tribune, ce vendredi, à l'occasion des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Alors que le gouvernement engage une politique de réindustrialisation majeure, entraînant des défis multiples, Alain di Crescenzo a estimé que l'hybridation des domaines, des catégories sociales, ou encore des générations, permettrait de résoudre de nombreuses difficultés liées au monde du travail.
La CCI estime en effet que les employeurs dont les postes ne permettent pas de télétravailler, mettent en moyenne quatre mois supplémentaires à dénicher la perle rare. Autre avantage de l'hybridation, selon Alain di Crescenzo, elle permettrait d'améliorer la vie au travail.
Autre point de blocage, la formation. « Quand on voit l'échec de l'école, et le succès de l'apprentissage, nous comprenons qu'il est nécessaire de développer la formation tout au long de la vie », défend le président de la CCI.
Cette réforme du système éducatif permettrait d'améliorer la compatibilité entre les travailleurs et les métiers en transformations. Mais plus encore, Alain di Crescenzo estime qu'il est décisif de « faire des formations jeunes/vieux » dans le monde du travail. Objectif, partager les connaissances et les compétences entre les générations.
Dans l'optique d'accroître les synergies entre les différents acteurs sur le marché du travail, les chambres de commerce consacrent ainsi « 30% de leurs activités » aux transitions en entreprises dans le recrutement et la transition énergétique, a-t-il fait valoir au micro de La Tribune.
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Le chef d'entreprise estime que les pouvoirs publics gagneraient aussi à hybrider ces domaines d'expertise. « Il faut absolument qu'on réussisse à faire de l'interministériel », affirme-t-il en donnant l'exemple du problème du déficit commercial français. « Il n'est pas possible de rééquilibrer la balance commerciale sans penser à la réindustrialisation », donne le président comme exemple.
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