Qui seront les grands gagnants de la réindustrialisation du pays : L'État ? Les élus locaux ? Les entreprises ? Les employés ? C'est la question à plusieurs milliards d'euros que se posent tous les acteurs économiques et responsables politiques depuis l'annonce du projet de loi relatif à l'industrie verte.
Depuis le palais de l'Élysée, le président de la République a promis, mi-mai, de « territorialiser » la politique industrielle... jusqu'à ce que les ministres de l'Économie, Bruno Le Maire, de l'Industrie Roland Lescure et de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu, et leurs cabinets parlent davantage du rôle des préfets que de celui des élus locaux...
« Comme je suis moins radical que mes collègues présidents d'association, je crois au couple maire-préfet. Si cela peut accélérer les choses, il n'y a pas de raison de s'en priver. D'autant que les élus locaux sont les premiers à se plaindre que l'administration n'est ni réceptive, ni réactive... »,grince Gil Avérous, maire de Châteauroux (Indre) et président (LR) de l'association Villes de France, qui représente les villes moyennes.
Il n'empêche que le président (LR) des Intercommunalités de France, Sébastien Martin, persiste et signe. Fort de 149 territoires labellisés « Territoires d'industrie » s'étendant sur 550 intercommunalités, de 2.000 projets identifiés, de 43.000 emplois générés et de 8 milliards d'euros investis, il demande au gouvernement de copiloter le programme en question. À ce titre, il incite l'exécutif à réunir une assemblée générale des présidents d'intercommunalité concernés avant le 1er juillet.