Comment redorer l'image de l'industrie dans l'enseignement
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L'industrie peine à s'imposer auprès des collégiens et lycéens.
Reuters - Aline Morcillo / Hans Lucas
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L'industrie peine à s'imposer auprès des collégiens et lycéens.
Reuters - Aline Morcillo / Hans Lucas
Une cheminée qui crache de la fumée noire au sommet d'un large bâtiment gris au sein duquel travaillent des centaines d'ouvriers, avilis dans des chaînes de production aux cadences infernales... « C'est ce genre d'image qui colle à la peau de l'industrie », soupire Laurent Champaney, directeur général de l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, qui forme des élèves pour devenir ingénieurs, managers intermédiaires, responsables d'équipe de maintenance ou d'opérations dans différents secteurs de l'industrie.
« L'image de l'industrie en France est très réductrice. On pense tout de suite à des usines alors que ce secteur est beaucoup plus large que cela », regrette Laurent Champaney. Frédérique Le Grevès, présidente France de STMicroelectronics abonde :
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Cette vision archaïque peut s'expliquer par les longues années de désindustrialisation qu'a connu la France pénalisant tout un secteur professionnel. Ce dernier est pourtant en quête de bras pour répondre aux nombreux défis de souveraineté et de transition écologique. En témoigne le nombre de candidatures que reçoit l'ENS Arts et Métiers qui « stagne, voire diminue légèrement », regrette Laurent Champaney. Il constate que, dès le lycée, les « sciences de l'ingénieur » sont peu plébiscitées par les élèves. Depuis la réforme du baccalauréat en 2019, les lycéens doivent choisir trois spécialités en classe de première pour n'en garder que deux en terminale.
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