Brexit : le Royaume-Uni prévient qu'il ne cédera pas face à l'UE

 |  | 338 mots
(Crédits : Dado Ruvic)
- David Frost, qui mène les négociations sur le Brexit pour Londres, a prévenu dimanche que la Grande-Bretagne ne cédera pas face à l'Union européenne et qu'elle ne redoute pas une sortie de l'UE sans accord.

"Nous sommes arrivés après un gouvernement et une équipe de négociation qui avaient cligné des yeux", a déclaré David Frost au Mail. "L'UE avait appris à ne pas prendre notre parole au sérieux", prévient-il.

Achoppement sur la pêche

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier dernier mais un accord de sortie doit encore être trouvé pour fixer les relations futures entre Londres et l'UE. Les négociations continuent d'achopper, notamment sur la pêche. Elles doivent reprendre mardi à Londres qui insiste pour avoir une totale autonomie en matière d'aides d'État et en matière d'exigences sur la pêche.

David Frost a aussi fait savoir que le Royaume-Uni s'était préparé à une possible sortie de l'Union européenne sans accord. "Je ne pense pas du tout que nous en ayons peur", affirme le négociateur en chef des Britanniques sur le Brexit.

L'urgence de trouver un accord pour la France

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a de son côté déclaré sur France Inter qu'il y avait urgence à trouver un accord sur le Brexit. "Si on veut négocier un bon accord, il ne faut pas uniquement parler des sujets qui les (les Britanniques, ndlr) intéressent eux. Il faut parler des sujets globaux de la relation future avec le Royaume-Uni", a dit le ministre.

Samedi, Clément Beaune, le secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes, a démenti une mise à l'écart de Michel Barnier, négociateur en chef des Européens sur le Brexit, telle qu'évoquée la veille dans la presse britannique. "Les Britanniques ont essayé de diviser les Européens. Ils ont été convaincus, au moment de la préparation de l'accord de retrait, qu'ils allaient pouvoir, ici ou là, avoir des complicités (...) C'est ce qu'ils sont en train d'essayer de faire", a souligné Jean-Yves Le Drian au sujet des informations concernant une mise à l'écart de Michel Barnier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/09/2020 à 11:49 :
sans accord , la France sera la première victime économique du brexit ; outre la chute de nos exportations , nous risquons des reculs d'activité graves dans les secteurs de la pêche ,du tourisme ,des transports maritimes et routiers .
il vaudra mieux un accord peu flatteur pour Barnier et la cheffe de la Commission européenne que rien . de toute manière , ces deux là porteront le chapeau ; c'est pour cela qu'ils ont été choisis .
a écrit le 07/09/2020 à 17:02 :
Les britanniques sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d'échec de cette négociation, ce sont eux qui sont en position de faiblesse, et tout le monde le sait.

Alors ils essayent deux tactiques :
1) diviser les européens, ce qui ne semble pas marcher.
2) se lancer dans un chantage, de la forme "donnez moi ce que je veux ou je casse tout". Sauf que les européens ont bien trop à perdre à céder : la dislocation de leur Union au profit des prochains égoïstes prêts à un petit chantage.

Donc à la fin, soit les britanniques vont céder sur à peu près tout ce que leur demandent les européens, faute de temps pour négocier sincèrement, soit ils vont sortir de l'Union sans accord et ça va leur coûter très cher.
a écrit le 07/09/2020 à 14:46 :
Quelqu'un pourrait-il me dire en quoi l'Union Européenne perdrait en poids économique sans le RU et en quoi ce dernier gagnerait sans l'UE? Nous ne sommes décidément pas doués si, à 27 ou 28 et malgré une longue histoire commune et une petite surface (puisque la Russie ne nous a pas encore rejoint), nous n'arrivons pas à faire mieux que les USA avec leurs 50 états et leurs grand espaces.
a écrit le 07/09/2020 à 10:05 :
Lors d'une négociation, chacun doit faire un pas et pas dire "venez à moi, je suis figé sur place, je sais ce que je veux sur mon île".
Les règles de base s'appliqueront, c'est prévu pour le commerce international, les accords c'est fait pour les personnaliser, c'est tout. A voir ensuite les taux de douanes sur chaque type de produit, mais ça c'est la souveraineté qui le décide.
Trump veut leur vendre, entre autres, du porc US qui est à 50% du prix GB, c'est une opportunité pour baisser le prix du bacon du petit déjeuner. Mme May avait promis l'équivalent des sommes PAC aux agriculteurs mais seulement deux ans, ensuite plus rien. America pourvoira.
a écrit le 07/09/2020 à 8:56 :
Entre une nation à la souveraineté retrouvée et une entité supranationale à la botte des marchés financiers, le combat est bien trop inégal, nos dirigeants européens devraient céder maintenant parce que leur orgueil et vanité va leur faire céder deux fois demain ce qu'ils ne pourraient céder qu'une fois aujourd'hui.

Vite un frexit, France réveilles toi.
a écrit le 06/09/2020 à 21:33 :
Je ne comprends pas pourquoi les européens ne disent pas Banco au chantage constant des britanniques. Fin des négociations et on se revoit en 2023 ou 2025..
Réponse de le 07/09/2020 à 3:20 :
Pourquoi ? C'est pourtant simple.
Il y a en Angleterre bcp de sites aux capitaux et interets europeens.
a écrit le 06/09/2020 à 19:18 :
Pourquoi l'UE perd elle autant de temps avec eux? Quel "altruisme" de la part de Bruxelles!
a écrit le 06/09/2020 à 18:07 :
Comme d'hab l'accord sera signé à 18h00 le 31/12 juste avant que la délégation british prenne l'avion pour rentrer chez eux.
a écrit le 06/09/2020 à 17:38 :
Le poisson pêché par les GB n'est pas en grande partie vendu à l'UE ? On va surtaxer tout ça. :-) Mais leurs pêcheurs sont pragmatiques, les quota de l'UE ça les insupporte (méthode soviétique), quand la mer sera vidée, ils vendront leurs bateaux, logique, puis feront un autre métier. Bye bye fish & chips (voire fish & ships :-) ).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :