Bruxelles fixe de nouveaux quotas de réfugiés par pays

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Le Royaume-Uni est exempté de la politique européenne de droit d'asile. Le Premier ministre britannique David Cameron a néanmoins annoncé lundi 7 septembre que son pays était prêt à accueillir 20.000 réfugiés syriens sur cinq ans.
Le Royaume-Uni est exempté de la politique européenne de droit d'asile. Le Premier ministre britannique David Cameron a néanmoins annoncé lundi 7 septembre que son pays était prêt à accueillir 20.000 réfugiés syriens sur cinq ans. (Crédits : Reuters)
La Commission européenne demande notamment à la France d'accueillir 30.000 demandeurs d'asile et à l'Allemagne d'en recevoir 40.000, sur sur un total de 160.000 réfugiés venus d'Italie, de Grèce et de Hongrie. Plusieurs pays de l'est et membres de l'UE sont réticents.

Après plusieurs semaines de discussions, la Commission européenne a mis à jour le système de quotas dédié à l'accueil des réfugiés, selon Reuters qui se base sur une souce européenne. Bruxelles devrait proposer mercredi 9 septembre de répartir entre États membres de l'UE 120.000 réfugiés au cours des deux prochaines années, en plus de la réinstallation de 40.000 migrants annoncée en mai. Dans ce cadre, Bruxelles prévoir de dépenser près d'un milliard d'euros.

Ainsi, parmi 160.000 demandeurs venus d'Italie, de Grèce et de Hongrie, l'Allemagne, qui a proposé de mettre sur la table six milliards d'euros sur la table pour l'accueil des réfugiés et accueilli 10.000 personnes dimanche, devrait recevoir 40.000 demandeurs d'asile selon le nouveau système, d'après Reuters. La France en accueillerait 30.000 (François Hollande a évoqué l'accueil de 24.000 demandeurs d'asile sur deux ans sur un total de 120.000 réfugiés supplémentaires prévues par le nouveau plan Juncker, il rentre ainsi dans le cadre des règles de la Commission européenne).

Pour rappel, les États membres de l'UE avaient rejeté en juin tout système de répartition contraignant et s'étaient prononcé pour le pour le volontariat. Mais le nombre de places d'accueil proposé par les pays membres atteint jusqu'ici environ les 32.000 unités, loin des 40.000 préconisés par la Commission, alors que le nombre de personnes arrivant en Europe a explosé durant l'été. La Commission peut désormais s'appuyer sur le soutien de la France et de l'Allemagne.

La Pologne et la Hongrie réticentes

A l'est, quatre pays restent néanmoins réticents à ces nouveaux quotas.

  • La Pologne considère qu'elle pourrait s'occuper de 2.000 personnes. Mais, selon la nouvelle proposition de la Commission, Varsovie devrait recevoir environ 12.000 personnes.
  • La Hongrie, dont le Premier ministre Viktor Orban critique vivement les quotas nationaux, a bénéficié d'un allègement concernant le nombre de réfugiés accueillis. Le dirigeant hongrois a toutefois estimé que l'Union européenne devait plutôt fournir un soutien financier à la Turquie et aux autres pays non membres de l'UE pour les aider à gérer l'afflux.Il a jugé que la discussion sur des quotas de répartition était prématurée tant que le bloc des Vingt-Huit ne serait pas à même de "protéger ses frontières extérieures".
  • Le ministère slovaque de l'Intérieur a réitéré son rejet de tout mécanisme obligatoire, réaffirmant sa préférence pour une approche sur la base du volontariat.
  • La Roumanie rejette également ce système de quotas. Elle se dit prêt à accueillir 1.785 migrants au maximum.

Le Royaume-Uni prêt à faire un effort

À noter que le Royaume-Uni est exempté de la politique européenne de droit d'asile, comme le Danemark et l'Irlande. Le Premier ministre britannique a néanmoins annoncé lundi 7 septembre que son pays était prêt à accueillir 20.000 réfugiés syriens sur cinq ans.

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a écrit le 09/09/2015 à 8:39 :
Et si les quota pour les subventions européennes étaient accouplées au quota d acceuil des réfugiés-migrants ils changeraient bien vite d avis et seraient les premiers à brailler pour en recevoir plus !!!
a écrit le 09/09/2015 à 8:39 :
Et si les quota pour les subventions européennes étaient accouplées au quota d acceuil des réfugiés-migrants ils changeraient bien vite d avis et seraient les premiers à brailler pour en recevoir plus !!!
a écrit le 08/09/2015 à 15:19 :
Ce n'est pas à la commission de décider de cela, mais aux Etats.
Il ne faut surtout pas transférer de nouveaux pouvoirs, en particulier dans ce domaine, à cet organisme bureaucratique s'illustrant régulièrement par sa nullité.

La Grande-Bretagne est le seul pays d'Europe de l'Ouest à être resté à peu près sensé.
Réponse de le 08/09/2015 à 17:56 :
De toutes façons les quotas ne servent à rien puisque dans l espace européen (Schengen) on peut aller d un pays à l autre sans contrôle !!!de plus et je suis d accord avec vous c est à nous français de dire qui nous voulons et combien !!!la commission ne doit rien imposer à notre pays et aux autres d ailleurs !!!!
a écrit le 08/09/2015 à 13:31 :
dans le décompte des migrants à recevoir , tout le monde a oublié de parler des pays musulmans du proche orient et du golfe persique qui sont riches à milliards des revenus du pétrole et qui ne se préoccupent pas du tout de leurs frères musulmans car c'est bien de fréres dont il s'agit avec ces centaines de milliers de migrants à 90% musulmans
ars nos dirigeants de l'UE , ils ont des œillères ?
a écrit le 08/09/2015 à 12:14 :
L'Europe fait le jeu de la dictature de Bachar El Assad qui nous envoie ses opposants politiques. Nous réduisons les chances qu'une démocratie émerge dans ce pays, en affaiblissant par la même occasion les démocraties occidentales. L'accueil des fuyards est un non-sens politique et économique.
a écrit le 08/09/2015 à 9:26 :
Assez de démagogie, occupons-nous de nos retraités, nos pauvres, nos hôpitaux, nos systèmes sociaux à l’agonie, priorité à la valeur du travail, à la performance économique, priorité au respect d'une population qui chaque jour se lève pour faire avancer le pays. Et Zut au dictat d’une Europe a 2 vitesses… C’est elle ou l’Allemagne qui vont financer nos frappes en Syrie?
Réponse de le 08/09/2015 à 10:42 :
@Roro, L'un n’empêche pas l'autre! En quoi une situation économique difficile empêche d’être en phase avec ses propres valeurs de tolérances, d'ouverture et de générosité Que je sache, avant DAECH nos vieux crevaient deja dans des mouroirs, nos système socio etaient deja déficitaire, la valeur travail ne voulait deja plus rien dire (allez parler au jeunes sur-diplômé au chômage de la valeur travail!!!), etc.Alors quoi, d'apres vous les valeurs universelle de notre beau pays devraient etre a geometrie variable, quand tout va bien on aide les autres, quand tout va mal on les laisses crever??? Enfin pour repondre @JP, beaucoup de ces refugies sont chretiens, kurde, ou autres et pas forcement la meme confession que les malades de DAECH. Ils proviennent pour beaucoup des classes moyennes sirienne, irakienne, donc instruits, pas comme vous...........
Réponse de le 08/09/2015 à 11:07 :
Entièrement d'accord.Par tous les moyens,nos dirigeants nous disent que le travailleur français ,le retraité,le système de soins,etc coûtent trop cher et qu'il faut impérativement réduire la voilure et tout d'un coup ,la France peut accueillir des milliers de réfugiés.
A force de culpabiliser le bon peuple,il se peut qu'un jour celui- ci se rebiffe.......
Malgré toute la compassion qu'on peut avoir vis à vis des réfugiés,a-t-on un début d'explication sur le financement de cet accueil?
Je crois que nous sommes assez loin des moyens financiers de l'Allemagne . Alors....?
a écrit le 08/09/2015 à 9:20 :
J'ai un petit problème de calcul!. Cet article parle de 160 000 réfugiés accueilli sur deux ans, et nous avons 800 000 personnes aux frontières. Que deviennent les 640 000 restants, des clandestins au fraic de la princesse?
a écrit le 08/09/2015 à 8:35 :
DAECH devrait prendre sa part aussi! Surtout que les réfugiés et eux sont de même confession...

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