L'Italie sous la menace d'une amende de 3 milliards d'euros selon Salvini

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Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini.
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini. (Crédits : Guglielmo Mangiapane)
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a déclaré mardi s'attendre à ce que Bruxelles sanctionne son pays en raison de la détérioration de son déficit et de son énorme dette en lui infligeant une amende de 3 milliards d'euros.

"Au moment où le chômage des jeunes atteint 50% dans certaines régions (...), quelqu'un à Bruxelles nous demande, au nom des règles du passé, une amende de trois milliards d'euros", a-t-il dit à la radio RTL 102.5. "Toute mon énergie sera utilisée pour changer ces vieilles règles", a poursuivi l'homme fort de la politique italienne, dont le parti d'extrême droite, la Ligue, vient de remporter les élections européennes dans son pays.

"Nous allons voir si cette petite lettre de Bruxelles dans laquelle ils nous sanctionnent pour la dette accumulée par le passé arrivera", a-t-il également ironisé. La Commission européenne devrait recommander le 5 juin l'ouverture d'une procédure de déficit excessif contre l'Italie, en raison de sa forte dette (132,2% du PIB en 2018, bien au-delà du seuil de 60% fixé par les règles européennes) et de la détérioration de son déficit structurel.

Le mauvais élève de la zone euro

L'ouverture d'une telle procédure, qui devrait le cas échéant être validée par les ministres des Finances de l'UE, peut aboutir à des sanctions financières à hauteur de 0,2% du PIB italien, ce qui correspond plus ou moins aux 3 milliards d'euros évoqués par M. Salvini. La coalition populiste au pouvoir en Italie, qui réunit la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), avait déjà eu maille à partir fin 2018 avec Bruxelles, qui avait recommandé une première fois l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif.

Lire aussi : L'Italie se dit prête à enfreindre les règles budgétaires de l'UE

Les deux parties avaient finalement assoupli leurs positions pour parvenir à un compromis. Mais, dans les dernières prévisions économiques de la Commission, publiées début mai, l'Italie apparaît comme le mauvais élève de la zone euro avec une croissance bien inférieure aux autres pays et une dette à un niveau record.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2019 à 17:48 :
"une amende de trois milliards d'euros"

Sans compter les taxes et droits de douane ,l'Italie contribue à l'Union européenne à hauteur de 12 milliards d'euros et bénéficie en retour de ...9,8 milliards d'euros.Soit une perte 2,4 milliards pour 2017.
Sources : Commission européenne 2018
a écrit le 28/05/2019 à 14:44 :
Haro sur le baudet transalpin ! Ouh, les vilains qui ont une dette aussi grosse que leur déficit. C'est vrai que leur infliger une amende va largement contribuer à renflouer leurs caisses !! Bah ! Ils feront, peut-on espérer, ce qui est le mieux : envoyer balader la commission européenne qui ne mérite pas mieux. mais là n'est pas le plus important ! Ce que les médias français n'osent pas dire, dans leur totale impartialité et leur indépendance proverbiale, c'est que l'Italie n'est pas "le" problème. Tous les économistes sérieux pointent plutôt du doigt un trio de pays mal gérés et sans avenir économique, comme étant à eux trois le véritable risque pour l'économie et la finance mondiales. Et ils les citent : les usa, le japon et... la france !! Des pays dont les économies ne sont plus que des mirages auxquels plus personne ayant quelques neurones en état de fonctionnement croit. Des pays qui "bénéficient" (si, si !) de visions économiques d'un autre page, qui sont totalement dépassés et qui, dans tous les cas, sont incapables de rembourser leur dette abyssale et intenable à court terme. ce sont ces trois pays qui sont le véritable danger et le véritable chancre financier mondial. pas l'Italie !
a écrit le 28/05/2019 à 14:44 :
Haro sur le baudet transalpin ! Ouh, les vilains qui ont une dette aussi grosse que leur déficit. C'est vrai que leur infliger une amende va largement contribuer à renflouer leurs caisses !! Bah ! Ils feront, peut-on espérer, ce qui est le mieux : envoyer balader la commission européenne qui ne mérite pas mieux. mais là n'est pas le plus important ! Ce que les médias français n'osent pas dire, dans leur totale impartialité et leur indépendance proverbiale, c'est que l'Italie n'est pas "le" problème. Tous les économistes sérieux pointent plutôt du doigt un trio de pays mal gérés et sans avenir économique, comme étant à eux trois le véritable risque pour l'économie et la finance mondiales. Et ils les citent : les usa, le japon et... la france !! Des pays dont les économies ne sont plus que des mirages auxquels plus personne ayant quelques neurones en état de fonctionnement croit. Des pays qui "bénéficient" (si, si !) de visions économiques d'un autre page, qui sont totalement dépassés et qui, dans tous les cas, sont incapables de rembourser leur dette abyssale et intenable à court terme. ce sont ces trois pays qui sont le véritable danger et le véritable chancre financier mondial. pas l'Italie !
a écrit le 28/05/2019 à 13:52 :
Dans premier temps, Salvini ne craint pas trop des sanctions de l'UE, son pays gère un e partie du problème des migrants, comme Erdogan, mais ça pourrait changer si le coût/bénéfice de ce"service" de dégradait par une augmentation significative de la dette italienne.
Salvini n'aurait alors que le choix Grec ...ou Britannique. Un Italexit.
Réponse de le 28/05/2019 à 16:02 :
Bien vu, d'ailleurs Salvini n'attend que ce prétexte pour lancer un référendum pour savoir si l'Italie doit se maintenir ou sortir de l'UE. En donnant une amende à l'Italie Bruxelles risque de faire exploser l'UE
a écrit le 28/05/2019 à 13:22 :
Dans premier temps, Salvini ne craint pas trop des sanctions de l'UE, son pays gère un e partie du problème des migrants, comme Erdogan, mais ça pourrait changer si le coût/bénéfice de ce"service" de dégradait par une augmentation significative de la dette italienne.
Salvini n'aurait alors que le choix Grec ...ou Britannique. Un Italexit.
a écrit le 28/05/2019 à 13:14 :
le french paradox n'est pas que dans le pinard, dans le deficit aussi.
Je reconnais néanmoins que l'équilibre de toutes les balances est préférable, pénalisons les teutons pour leurs excédents commerciaux et des paiements, chiche?
a écrit le 28/05/2019 à 13:14 :
Et la France avec son 100% de deficit, ses 3,6% , elle la recoit quand sa lettre ?
Cette europe est a vomir d'hypocrisie.
a écrit le 28/05/2019 à 12:51 :
L'Italie étant contributeur net, le trio infernal, Macron- Merkel-Juncker, risque de se tirer une balle dans le pied.
a écrit le 28/05/2019 à 12:12 :
C sur qu avec une amande ca ira tout de suite mieux pour l itale. Mais ou va donc tout ce fric...
a écrit le 28/05/2019 à 12:09 :
La façon la plus simple, la plus efficace, la plus juste de faire baisser la dette italienne est que l'Italie ne verse plus rien à Bruxelles.
Comme l'Italie, avec l'Allemagne et la France verse plus à Bruxelles qu'elle ne reçoit, la situation de la l'équilibre budgétaire devrait vite s'améliorer.
Mais pour faire comprendre cela à l'axe il faudra du temps. Beaucoup de temps et de patience.
a écrit le 28/05/2019 à 12:08 :
Oui parce que c'est ça l'"union" européenne, quand un pays membre connait des problèmes elle s'acharne contre lui au lieu de l'aider à s'en sortir.

Parce que ça permet aux milliardaires de palper un max via les intérêts des dettes hein tout simplement, parce que ces gens sont complètement aliénés et donc aliénants.

Puis alors maintenant que la mascarade électorale européenne est passée ils se sentent pousser des ailes, alors que ce ne sont que leurs cornes qui grandissent.

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