Espagne : Mariano Rajoy net vainqueur des élections, amère déception pour Podemos

 |   |  1180  mots
Mariano Rajoy peut célébrer une victoire électorale en Espagne, mais n'est pas encore sûr de rester à la Moncloa.
Mariano Rajoy peut célébrer une victoire électorale en Espagne, mais n'est pas encore sûr de rester à la Moncloa. (Crédits : JUAN MEDINA)
Les premiers sondages s'étaient entièrement trompés : le PP de Mariano Rajoy a progressé nettement lors des élections générales espagnoles, gagnant 13 sièges de plus. Unidos Podemos ne dépasse pas les Socialistes, toujours deuxième. Mais la crise politique est loin d'être réglée.

Les sondages sortis des urnes - et ceux publiés jusqu'à ce jour de vote en Espagne - s'étaient lourdement trompés. Finalement, Unidos Podemos (UP), l'alliance de Podemos, d'Izquierda Unida, formée des Communistes et des Ecologistes, n'a pas réussi à dépasser le parti socialiste, le PSOE, qui reste la deuxième force politique du pays derrière le Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy. Les vrais perdants de ce scrutin seront donc les instituts de sondage qui ne se sont révélés guère plus efficaces que leurs confrères britanniques qui n'avaient pas vu la victoire du Brexit le 23 juin.

Le PP, grand vainqueur

Quant au grand vainqueur, ce sera le PP qui, sur 95 % des bulletins dépouillés, a obtenu 32,9 % des voix et 137 sièges contre 28,7 % et 123 sièges le 20 décembre. Le président du gouvernement sortant Mariano Rajoy peut s'estimer satisfait de ce résultat. Il apparaît qu'il a bénéficié, comme le PSOE, mais dans une plus grande ampleur, d'un réflexe de retour aux partis traditionnels. Réflexe certes limité, puisque le PP avait obtenu 45 % des voix et la majorité absolue en 2011, mais la progression de près de quatre points est nette et elle donne clairement à l'équipe sortante la légitimité pour tenter de former un gouvernement. Le président du gouvernement pourra prétendre avoir gagné ces élections du 26 juin et effacé en partie les lourdes pertes subies entre 2011 et 2015. Sans doute faut-il y voir un effet de crainte face à la crise politique que traverse le pays et la volonté, en conséquence, de renforcer le gouvernement sortant.

Les Socialistes en progrès

Mais la vraie surprise de ces élections, c'est la progression des Socialistes du PSOE que l'on donnait pour moribond. Avec 22,8 % des voix contre 22 % le 20 décembre, il perd 5 sièges à 85 sièges contre 90 voici six mois. Le secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez a fait mentir tous les pronostics et est parvenu à conserver largement la deuxième place dans l'échiquier politique espagnol en se renforçant. Il peut désormais espérer imposer sa candidature alternative à celle de Mariano Rajoy pour la présidence du Congrès qui avait échoué le 2 mars dernier en jouant cette fois sur l'affaiblissement d'Unidos Podemos.

Défaite pour Unidos Podemos

Car la sensation de cette soirée électorale, c'est que l'alliance menée par Pablo Iglesias n'a pas convaincu l'électorat espagnol de gauche. L'addition de IU et de Podemos avait obtenu 71 sièges et 24,4 % des voix le 20 décembre. Cette fois, la coalition ne recueille que 21,2 %, soit un recul de 3,4 points, mais préserve ses 71 députés. Plusieurs éléments peuvent expliquer cette défaite : l'effet « Brexit » qui a peut-être effrayé une partie de l'électorat qui a préféré se rallier aux partis « connus », l'alliance avec les « Communistes » d'IU qui a pu là aussi inquiéter une partie de l'électorat de Podemos et les projets de référendum en Catalogne qui ont peut-être provoqué un retour vers les partis « unionistes ». L'abstention, en hausse de 3,5 points à 30,3 %, a sans doute aussi joué négativement. En tout cas, toute la stratégie de Pablo Iglesias, basée sur le « sorpasso » et donc sur une alliance « proposée » au PSOE s'effondre. Podemos va devoir réfléchir à ses choix en vue de la formation de la prochaine coalition gouvernementale.

Recul pour Ciudadanos

Reste qu'il n'est pas le seul perdant de la soirée. Le parti libéral Ciudadanos a obtenu 12,9 % des voix et 32 députés, contre 13,9 % et 40 députés le 20 décembre. La défaite de son président, Albert Rivera, est claire. Ce dernier se présentait pourtant comme un politique pragmatique, seul capable, affirmait-il, s'il était renforcé, de construire autour de lui un gouvernement. Les électeurs ne l'ont pas réellement cru et l'ont même sanctionné. Il est vrai qu'il était difficile de savoir avec qui Ciudadanos, qui avait passé un pacte avec le PSOE en février, mais qui regardait également du côté du PP, voulait gouverner. En tout cas, cette défaite réduit la perspective d'un grand partie du centre après la disparition dans les années 1980 du CDS d'Adolfo Suárez, le "parti de la transition".

Mariano Rajoy renforcé

Que va-t-il se passer à présent ? Le scrutin n'offre pas de majorité claire, mais il change la donne. Mariano Rajoy en sort renforcé et il sera plus difficile de demander sa démission pour gouverner avec le PP. Mais en a-t-il les moyens ? Sa victoire n'est pas suffisante pour construire une majorité gouvernementale et, à part Ciudadanos, il ne dispose pas de partenaires possibles à part le PSOE. Mariano Rajoy va sans doute demeurer ferme sur sa volonté d'établir une « grande coalition » avec le PSOE, mais Pedro Sánchez sort également renforcé du scrutin puisqu'il a réussi à empêcher le « sorpasso » par Unidos Podemos et à maintenir ses positions. Il pourra faire taire ses opposants en interne et imposer davantage ses conditions à ses éventuels partenaires de coalition. Autrement dit, lui aussi va retenter de devenir président du gouvernement.

Les conditions d'une alliance à gauche

Le scrutin apparaît donc comme un statu quo par rapport au 20 décembre, malgré la progression du PP. L'addition des partis de centre-droit est nettement supérieure à celle de la gauche et se creuse (169 contre 157 contre 163 à 160 auparavant). Mais les deux partis de droite ne disposent guère de réserve de voix au Congrès et sans majorité absolue (fixée à 176 sièges), ils auront du mal à obtenir le feu vert du parlement. Reste alors trois solutions, comme auparavant : une « grande coalition », un pacte à trois entre Ciudadanos, le PSOE et Podemos qu'avait proposé en mars Pedro Sánchez et une alliance de gauche avec l'appui des nationalistes catalans ou basques. Les trois cas demeurent toujours aussi peu probables qu'avant le scrutin.

Changement de position sur la Catalogne chez Unidos Podemos ?

Le changement pourrait venir de la déception d'Unidos Podemos. Si Pablo Iglesias et les siens considèrent qu'ils ont payé leur position dure face au PSOE et leur engagement trop fort pour le référendum catalan, ils pourraient décider de se montrer plus ouvert face à Pedro Sánchez. Mais la difficulté sera de faire accepter leurs alliés catalans, basques et galiciens un abandon de cette idée de référendum. Ce serait renforcer en Catalogne les Indépendantistes.

Un gouvernement minoritaire de droite ?

En cas de blocage persistant, le PSOE pourrait finalement accepter la victoire du PP et tolérer un gouvernement PP/Ciudadanos qu'il pourrait renverser quand il le désirera. Mais un tel gouvernement n'est pas certain de voir le jour (Ciudadanos acceptera-t-il un pacte avec le PP après une telle défaite ?) et il serait très fragile. Ces élections du 26 juin n'ont donc pas réglé la crise politique espagnole. Tout se passe comme s'il s'agissait d'un retour à la case départ et aux mêmes blocages qu'avant le scrutin...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/06/2016 à 8:00 :
..." PP , grand vainqueur " c'a oui ; ..." PSOE en progrès "...: avec 5 sieges de moins, on en doute . Sur par contre , que les " instituts de sondages " ...faiseurs d'opinion , n'ont eux pas réussi leur coup ...! Ils sont toujours très pragmatiques , les espagnols .
Réponse de le 29/06/2016 à 17:42 :
mon cher gegemalaga
1.5 million d´emplois crées c´est exact
bac+5 4o heures par semaine 750€
contrat 20h par semaine payees 380€ en fait 45h la différence payee au black si vous voulez on continue avec ces salaires pas d impots qui rentrent, pas de charges sociales , pas d´impots sur les sociétés. par contre la classe moyenne dont je suis paie ( 3x plus d´impots qu´en france )
a écrit le 27/06/2016 à 18:54 :
Rappelons que les maires de 4 des 5 plus grandes villes d'Espagne sont Podemos, et qu'il y aura à peu près 70 députés de ce parti là. Podemos a également 5 députés européens

Et si l'on veut bien se rappeler que Podemos ne présente des candidats que depuis octobre 2014, l'échec est très très relatif.
Réponse de le 28/06/2016 à 7:55 :
? feu de paille ?
moi , Iglesias me rappel un certain Cohn Bendit ...que les barricades de 68 n'ont pas menées au pouvoir , mais à qui lui ont assuré un bon job !
a écrit le 27/06/2016 à 16:40 :
Les espagnols ont eu raison de ne pas voter extrémistes, ça n'a jamais apporté rien de bon !
a écrit le 27/06/2016 à 13:15 :
Vous pourriez pas faire le ménage sur votre forum sans rire ? Vous avez vu tous les "golden corbeaux" qui viennent exprimer leur bêtise ici ?

C'est incroyable et un sacré repoussoir vu le niveau intellectuel de ceux-ci.

Merci d'y penser sinon ne perdez pas de temps à gérer un forum si vous n'êtes pas fait pour ça, pour ma part je viendrais quand même lire les articles qui m’intéressent.

Tout ces tristes sirs sont franchement épuisants.
a écrit le 27/06/2016 à 11:41 :
ROMARIC GODIN a du refaire son article dimanche dans la nuit.
Et après ça on dira que les marxistes léninistes sont pour les 32 heures et l'interdiction du travail le dimanche
Réponse de le 27/06/2016 à 17:22 :
Et évidemment, vous ne confondez pas avec ceux qui lorsqu'ils vont au golf ou dans un restaurant ou à l'apéro pensent qu'ils bossent...
a écrit le 27/06/2016 à 11:07 :
Cette vague électoraliste réactionnaire européenne est inquiétante.

En effet c'est pas ça qui va arranger la situation économique de l'europe, bien au contraire, ces gens là ne gouvernant uniquement et ouvertement que pour les plus riches ils ne sont pas près à redonner du pouvoir d'achat à ceux qui en ont besoin et donc à relancer l'économie.

Le cercle dans lequel tourne en rond l'oligarchie européenne se rétrécie de plus en plus.
a écrit le 27/06/2016 à 10:55 :
Les marxistes réapparus sous le nom de Podemos, Les Indignés ou Nuit Debout ont la gueule de bois. Ceux qui vont sur les réseaux sociaux mesurent l'intolérance extrême de leurs militants. Leur objectif personnel est de vivre aux frais des contribuables en ayant pour métier de vendre un grand soir où tout le monde penserait pareil après avoir envoyé en camp de rééducation ceux qui ne pensent pas comme eux. "Le seul parti à défendre le peuple est le nôtre" est leur slogan qui est suivi, une fois victorieux, de "Les opposants sont des agents du grand capital venu de l'étranger". Il faut des dizaines d'années parfois pour sortir d'un système marxiste qui tue la pensée.
a écrit le 27/06/2016 à 10:42 :
Le peuple Espagnol a pu decouvrir le vrai visage du leader au catogan de Podemos a à l'occasion des interminables negotiations (avec le PSOE) qui ont suivis les precedentes elections : hyper- narcissique, sectaire, dogmatique...

Cela explique en partie la contrperfromance de Podemos.
a écrit le 27/06/2016 à 10:28 :
"Mariano Rajoy net vainqueur des élections"

Puisqu'il qu'il y a une amnésie en Espagne, pour la peine, je durcirais la loi travail espagnole un copier/coller de la notre.En même temps c'est normal ,cela vient de la commission europeenne et non des gouvernements qui ne font qu'appliquer ces directives sous couvert bien sur d'autonomie.

À la veille de l'adoption des nouvelles lois sur le travail en Espagne, le ministre espagnol de l’Économie, Luis de Guindos avait prévenu le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, sans s'apercevoir que les caméras de télévision enregistraient le message : « Nous adopterons demain la réforme du marché du travail, et vous allez voir, elle sera extrêmement agressive, avec beaucoup de flexibilité dans la négociation collective et en réduisant les indemnités de licenciement ».
Le gouvernement espagnol adopte une batterie de mesures qui doit permettre aux entreprises de... licencier plus facilement ! En échange, Mariano Rajoy promet des aides financières à l'embauche et des allègements de charges à toutes les entreprises qui recruteront un chômeur.La principale mesure de cette réforme concerne les modalités et indemnités de licenciement, largement assouplies : les entreprises pourront désormais licencier leurs salariés, moyennant une indemnisation de 33 jours par année de travail, contre 45 jours/an auparavant.
Parallèlement, les entreprises pourront plus facilement recourir aux procédures de licenciement ne justifiant que 20 jours d'indemnités par année de travail, en cas de comptabilité négative pendant trois mois consécutifs.En plus de l’assouplissement des modalités de licenciement, Mariano Rajoy veut en effet en finir avec les cadres généraux qui définissent les règles de la négociation entre patronat et syndicats, c'est-à-dire faire voler en éclat les conventions collectives. De fait, la réforme qui vient d’être présentée permet de donner la priorité aux « conventions d'entreprises » sur les conventions de branches ; ce qui veut dire que chaque entreprise pourra déroger à la règle générale en signant un accord interne entre la direction et les délégués du personnel pour modifier tout type d'accord contractuel.Le chef d'entreprise aura également la possibilité de modifier à sa convenance les horaires de travail s'il juge que cela peut permettre d'éviter des licenciements. Les démarches seront en outre facilitées pour limier le temps de travail (et le salaire à proportion) ou recourir au chômage technique ; deux démarches qui ne seront plus soumises à l'autorisation administrative préalable.
Réponse de le 27/06/2016 à 13:04 :
Résultat, forte reprise de l'emploi et baisse du chômage en Espagne (-1,5 million). Aucun doute n'est plus possible, comme en Allemagne avec les lois Hartz et en Italie, avec le Jobs act de Renzi, l'assouplissement du marché du travail permet de retrouver le chemin de l'emploi. Et nous, on tarde à adopter la timide loi El Khmori après l'avoir largement vidée de sa substance...
Réponse de le 28/06/2016 à 8:06 :
amnesie ? ou pragmatisme ? En Espagne l'economie redemarre et il y a création d'emplois ( pas seulement saisonniers ) . La loi travail n'est pas à venir ...elle est passée avant.
Réponse de le 29/06/2016 à 18:16 :
@bruno_bd

Tu ne dois pas plus être concerné par le sujet , c'est plus facile d'y être favorable.
Réponse de le 29/06/2016 à 21:42 :
@Lachose : mieux vaut un emploi un peu moins protégé que pas d'emploi du tout.
a écrit le 27/06/2016 à 9:08 :
Compte tenu des prises de position pro nationalistes catalanes de Romaric, ce résultat devrait le réjouir, sinon le soulager, ses amis sortent minoritaires, comme en Décembre, mais indemnes et requinqués

L'abstention, et je pense le "brexit", ont profité à la droite

Les nationalistes ont été déshabillés en Catalogne, comme au Pays Basque, par Podemos, qui arrive en tête dans ces deux régions.

Mais ces nationalistes dits de gauche, n'ayant pas face à eux, une force nouvelle, avec un nouveau projet pour l'Espagne, porteur d'un nouveau récit universaliste et social, comme aurait put être une alliance majoritaire menée par Podemos, vont pouvoir reprendre leur travail de sape et de blocage, contre leur meilleur ennemi, en l'occurrence le PP, qui pour eux est l''âme même de l'Espagne.
De fait, même si les consignes de vote qu'on lancé les indépendantistes contre podemos, ont échoué dans leurs région, Ils sont soulagés par le résultat global de l'Espagne.

Les nationalistes dits périphériques, surtout catalans, (avec seulement 1,1 M de voix droite et gauche confondu, sur 5,4M d'inscrits en Catalogne) sont porteurs d'un récit national pour leur territoire, valorisant et nouveau, ancore que complètement utopique, et porteur de divisions dans leur propre région. Mais ils vont ancore marquer l'agenda politique en Espagne,

Car ce qui se joue au delà des enjeux économiques, c'est la construction d'un nouveau récit national, un imaginaire pour l'identité espagnole, que podemos porte, et que le PP comme le PSOE on négligé et abandonné aux régions.
Un nouveau récit national n'est concevable qu'en mettant hors la loi, la période de la dictature, imposée contre la volonté du peuple espagnol. Il passe par l'ouverture de toutes les fosses communes du franquisme. Ciudadanos, qui représente une droite civilisée, l'avait compris, et cela faisait parti de leur agenda. Mais c'est un vote jeune et urbain.
Pour l'Espagne, la mémoire franquiste, est comme l'Algérie pour la France. Il y a tout une fraction importante de la population qui vote, en fonction de l'attitude du pouvoir vis a vis de cette mémoire.
a écrit le 27/06/2016 à 8:59 :
La déception est grande pour ceux ont voté pour des partis ou "mouvements" construit de toute pièce, (Ils surgissent du jour au lendemain) par les médias et leur "élites" pour mieux tromper les récalcitrants au système! Qu'ils se rassurent, il y en a dans chaque pays!
a écrit le 27/06/2016 à 8:13 :
pauvre espagne! plus on leur tapent sur la tête plus ils sont contents enfin ils ont choisit
tant pis pour eux.
le pp est ravis le pose est satisfait mde rosa diez continuera à toucher des immenses subventions rien ne va changer les impôts et les copues sombres vont continuer
BRAVO À TOUS
Réponse de le 28/06/2016 à 8:13 :
vous vouliez dire pauvre Espagne , ou pauvres espagnols ? Les espagnols se font peut etre " taper sur la tete " , mais en attendant il y a eu plus de 1 millions de chomeurs en moins ...( tiens , mais au fait ...combien de voix à perdu Podemos ? un peu + de 1 millions , je crois ...
a écrit le 27/06/2016 à 7:39 :
Ben non, vu l'état des forces, si le PSOE laisse se mettre en place un gouvernement de centre droit minoritaire, il n'est pas évident qu'il puisse trouver une majorité même relative pour le renverser. La coalition PP/C's n'est qu'à 8 sièges de la majorité absolue, il en manque 19 à PSOE/Podemos.
a écrit le 27/06/2016 à 5:15 :
Les gauches sont désunies, fractionnées et irréconciliables. Pour ce démarquer l'extrême gauche (tout comme l'extrême droite) propose l'indépendance, le retour sur soi, des recettes économiques du passé quand elles sont énoncées, le tout anime par des tribuns populistes.
Seuls différent les emballages, l'immigration en ce qui concerne l'extrême droite, le sociétal pour l'extrême gauche.
a écrit le 27/06/2016 à 0:08 :
Les ravages de la proportionnelle intégral. Tous les courants sont représentés mais il est impossible de gouverner faute de majorité stable. Donner une prime proportionnelle (30% des sièges au parti arrivé en tête) permettrait pourtant de dégager des majorités claires. Cela éviterait que les partis s'accaparent le choix des citoyens avec des alliances douteuses.
Réponse de le 28/06/2016 à 13:14 :
...ou le majoritaire uninominal à 1 tour à l'anglaise.
a écrit le 26/06/2016 à 23:23 :
Manifestement les systèmes électoraux sont à revoir car on obtient des résultats qui empêchent une gestion claire dans de nombreux pays. Parmi des exemples, le cas du Brexit au Royaume désuni aboutit a l'absurdité du retrait des anglais alors qu'ils avaient voté à 67% en 73 pour l'entrée dans l'Union, c'est un travail magistral de plusieurs décennies à défaire et çà fait que l'Ecosse et l'Irlande vont elles rester dans l'Union européenne. Ou la loi travail en France : les parlementaires ont fait évoluer le texte plutôt vers les attentes des syndicats, le sénat le fait revenir plus vers les attentes du patronat pour mettre le gouvernement en difficulté. Au final on a des blocages et d'importantes pertes.
a écrit le 26/06/2016 à 21:09 :
Apres l'Allemagne ou le SPD est devenue force negligeable, l'Espagne aujourd'hui et en 2017 la France. Les Partis Socialistes européens appartiennent au passé, les vraies gauches renaissent.
Réponse de le 26/06/2016 à 22:23 :
Mélenchon troisième dans moins de 10 mois.
Réponse de le 27/06/2016 à 11:26 :
Mélenchon le type qui a dit : "Chavez, c'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste, de la révolution"....fichtre pour quel résultat !
Réponse de le 28/06/2016 à 13:17 :
les "vraies gauches" (Die Linke, Podemos...) sont surtout l'ingrédient qui manquait pour empêcher la gauche (vraie ou fausse) de gouverner pour un bon moment. Il n'y a qu'en Grèce que la "vraie" gauche gouverne, et, rattrapée par le réel, elle devient vite impopulaire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :