Italie : Matteo Renzi a présenté sa démission, le président prospecte

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Le chef du gouvernement démissionnaire Matteo Renzi et le président de la République Sergio Mattarella, le 20 novembre.
Le chef du gouvernement démissionnaire Matteo Renzi et le président de la République Sergio Mattarella, le 20 novembre. (Crédits : REUTERS/Tiziana Fabi)
Le chef du gouvernement assurera l'intérim jusqu'à la fin de la consultation du président, prévue samedi. De nouvelles élections législatives devraient avoir lieu dans les prochains mois.

Comme attendu, Matteo Renzi a présenté mercredi sa démission au président Sergio Mattarella. Le chef du gouvernement italien, qui a subi dimanche une lourde défaite au référendum sur son projet de réforme constitutionnelle, avait fait savoir plus tôt dans la journée qu'il démissionnerait dans le courant de la semaine après l'adoption du budget 2017 par le Parlement, initialement prévue vendredi.

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Mattarella a accepté la démission de Matteo Renzi et lui a demandé d'assurer l'intérim à la présidence du Conseil le temps de mener les consultations - qui doivent durer jusqu'à samedi après-midi - avec les partis politiques, précise la présidence de la République dans un communiqué. Les observateurs s'attendent à ce que le chef de l'Etat confie à un membre du gouvernement ou un responsable du Parti démocrate de Matteo Renzi la tâche d'essayer de former le nouveau gouvernement.

Des élections législatives au printemps ?

Les prochaines élections législatives sont prévues en 2018 mais de nombreuses personnalités politiques ont appelé à la tenue d'un scrutin anticipé.  De source proche de la présidence, on a rapporté mardi soir que Sergio Mattarella souhaitait qu'une nouvelle loi électorale soit adoptée avant la tenue d'un tel scrutin, ce qui le repousserait au printemps. Le Parti démocrate (PD) tente, lui, de définir sa stratégie. Matteo Renzi est toujours le chef de file de la formation de centre gauche, première force politique au Parlement, et il semble peu probable qu'un gouvernement émerge sans son aval.

(Avec Reuters)

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