L'UE débloque de nouveau 500 millions d'euros pour soutenir l'agriculture en crise

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L'argent débloqué pourra servir au soutien des petites exploitations, aux projets de coopérative, à des méthodes de production extensive, ou même de mesures supplémentaires de réduction de la production.
L'argent débloqué pourra servir au soutien des petites exploitations, aux projets de coopérative, à des méthodes de production extensive, ou même de mesures supplémentaires de réduction de la production. (Crédits : REUTERS/Francois Lenoir)
Cette nouvelle aide cible plus particulièrement le secteur laitier, miné par la surproduction. Il reviendra aux pays membres de décider des mesures à mettre en place pour stabiliser les marchés agricoles. La France va recevoir un peu moins de 10% du total.

La Commission européenne a annoncé lundi une nouvelle enveloppe de 500 millions d'euros pour soutenir le monde agricole en crise, et plus particulièrement le secteur laitier, dont les prix sont minés par la surproduction.

Ces fonds seront répartis suivant deux programmes : 150 millions d'euros pour inciter à réduire la production de lait dans l'UE et 350 millions d'euros distribués entre les Etats membres, a détaillé la Commission dans un communiqué.

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Les détails doivent encore être finalisés "dans les semaines à venir", précise Bruxelles, qui amendera le budget prévisionnel de 2017 pour prendre en compte ces nouvelles mesures. Le programme destiné spécifiquement à limiter la production de lait, surabondante dans l'UE, sera conduit au niveau communautaire "afin d'assurer que les agriculteurs dans toute l'Union y ont accès sous les mêmes conditions".

L'Allemagne, première bénéficiaire

Les 350 millions d'euros répartis entre Etats membres (le poids du secteur laitier fait partie des critères de répartition) seront destinés à des aides directes mais celles-ci se feront dans le respect de certains engagements parmi une liste proposée par la Commission.

L'Allemagne recevra près de 58 millions d'euros, suivie de la France, avec un peu moins de 50 millions. Le Royaume-Uni se voit attribuer un peu plus de 30 millions d'euros. Les Pays-Bas, la Pologne ou encore l'Italie font également partie des principaux bénéficiaires.

Il reviendra aux Etats membres de choisir parmi les mesures envisagées pour stabiliser les marchés agricoles. Outre le secteur du lait, ceux de la viande porcine et des fruits et légumes, affectés par l'embargo russe imposé en rétorsion des sanctions européennes liées à la crise en Ukraine, restent très fragiles.

Possibilité pour les Etats de compléter les aides jusqu'à 100%

Il pourra s'agir par exemple de soutien aux petites exploitations, aux projets de coopérative, à des méthodes de production extensive, ou même de mesures supplémentaires de réduction de la production. Ces aides pourront être complétées par les Etats jusqu'à hauteur de 100%, précise la Commission, donnant ainsi la possibilité de les doubler.

La Commission avait déjà annoncé un premier paquet de 500 millions d'euros en septembre, mais la situation toujours préoccupante avait poussé agriculteurs et Etats membres à réclamer une nouvelle intervention de Bruxelles.

"Notre objectif final est d'observer une reprise des prix payés aux agriculteurs dont ils ont bien besoin, pour qu'ils puissent continuer à vivre de leur travail", a spécifié Phil Hogan, cité dans le communiqué. Ces nouvelles mesures financières sont accompagnées d'une série de mesures plus techniques destinées notamment à retirer des stocks de produits pesant sur les marchés en crise.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 19/07/2016 à 10:24 :
Acheter "la paix sociale" sans résoudre le moindre problème avec l'argent des autres! Tout cela pour un dogme!
a écrit le 19/07/2016 à 5:33 :
et les 2/3 de cette somme ne vont pas à l'éleveur mais au fonctionnaire qui "fait" le dossier : en fait en France moins on fait plus on vit bien !!!!!!! plus on détruit et plus on vit bien !!!!
Réponse de le 19/07/2016 à 12:18 :
Vous savez les fixettes et autres obsessions c'est très mauvais pour l'analyse.
a écrit le 18/07/2016 à 20:52 :
Quand le prix du lait baisse, au détail, ça ne bouge pas du tout, est-ce à cause des accords annuels sur les prix ? Pourtant le lait, on en prend la crème, et fait du beurre avec (au sens propre). Mais quand le prix du blé augmente (pénurie), le prix des produits qui en découlent augmentent (mais pas quand ça baisse, bizarre).
Pour le porc il parait qu'il y a pas mal de demande de la Chine et que ça a fait remonter les prix d'achat de façon notable, ouf.
a écrit le 18/07/2016 à 17:40 :
On subventionne la surproduction et le gaspillage de masse qui engendrent des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses c'est tout simplement scandaleux.

A qui profite le crime ? A la seule agro-industrie , et tout les politiciens qu'elle achète bien entendu, tellement puissante qu'en France elle possède son propre syndicat, ultra puissant lui aussi, la FNSEA.

Les actionnaires ont le droit de tout faire et on s'étonne que l'économie mondiale se casse la gueule.

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