La fin de la baisse des taux de la BCE envisageable cette année
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« Nous nous rapprochons du moment où nous pourrions devoir faire une pause ou arrêter de baisser les taux », affirme ce mercredi Isabel Schnabel.
KAI PFAFFENBACH
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« Nous nous rapprochons du moment où nous pourrions devoir faire une pause ou arrêter de baisser les taux », affirme ce mercredi Isabel Schnabel.
KAI PFAFFENBACH
La Banque centrale européenne pourrait ralentir voir stopper les baisses de taux cette année. La raison : elle est moins sûre que sa politique monétaire continue de peser sur l'économie, a déclaré ce mercredi une de ses hauts responsables.
« Nous nous rapprochons du moment où nous pourrions devoir faire une pause ou arrêter de baisser les taux », affirme Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times. « Nous devons entamer cette discussion », ajoute cette banquière centrale partisane d'un cours strict de la politique monétaire, avant la prochaine réunion de l'institution en mars, qui pourrait se saisir du sujet.
Lors de sa dernière réunion, la BCE a ouvert la possibilité d'autres baisses des taux. Une démarche censée l'aider à mieux faire face aux risques économiques accrus liés aux menaces de hausse des droits de douane de Donald Trump. Or, la BCE dispose de données qui « montrent que le degré de restriction a considérablement diminué », en d'autres termes que l'impact des taux d'intérêt élevés sur l'économie est désormais réduit, selon Isabel Schnabel.
À tel point qu'on ne peut « plus affirmer avec certitude » que la politique monétaire est toujours contraignante en zone euro. La banquière centrale en veut pour preuve une enquête récente montrant que les prêts aux entreprises ne sont pas affectés par les taux d'intérêt, selon 90 % des banques, et par ailleurs la consommation qui a augmenté plus que prévu au troisième trimestre.
Pour rappel, l'inflation dans la zone euro a nettement ralenti depuis le pic de 10,6 % en octobre 2022, lié à la hausse des prix de l'énergie en raison de la guerre en Ukraine. Elle tend désormais vers la cible de 2 %, en voie d'être atteinte en 2025.
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Cette amélioration a permis à la BCE de réduire ses taux d'intérêt à cinq reprises depuis juin, l'accent étant désormais mis moins sur l'inflation que sur les préoccupations liées à la croissance économique. Le taux de dépôt a été abaissé la dernière fois en janvier, de 0,25 point, atteignant 2,75 %, soit une baisse totale de 1,25 point depuis septembre 2023.
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Un gouverneur de la BCE appelle à simplifier les règles bancaires
L'Europe doit éviter une réglementation excessive et pourrait également envisager de simplifier les règles existantes, a indiqué ce mercredi Fabio Panetta, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Pour lui, il était important de voir les premières mesures réelles que l'administration américaine prendrait.
« Les États-Unis se préparent à déréglementer, peut-être trop, et l'Europe continue de réglementer, peut-être trop », a résumé le gouverneur de la banque centrale italienne. Si les États-Unis adoptent une déréglementation à grande échelle, l'Europe devrait éviter de faire de même tout en envisageant de simplifier ses réglementations bancaires existantes, a-t-il ajouté. En précisant avoir écrit à la Commission européenne avec trois autres responsables de politique monétaire à ce sujet.
« Une réglementation excessive doit toujours être évitée, d'autant plus si le monde commence à prendre une direction différente, car cela engendrerait un désavantage concurrentiel pour les banques européennes », a-t-il affirmé.
(Avec AFP)
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