La Grèce et ses créanciers ont trouvé un accord pour un troisième plan d'aide

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Les discussions se sont poursuivies toute la nuit de lundi à mardi dans un hôtel du centre d'Athènes. Après de longues heures de négociations, la Grèce et ses créanciers sont finalement parvenus à trouver un accord sur un nouveau plan d'aide.
Ces questions concerneraient notamment le fonds de privatisation souhaité par les créanciers du pays (UE, BCE, FMI, Mécanisme européen de stabilité) et le sort des créances douteuses qui pèsent sur le bilan des banques du pays.
Hier soir, Euclide Tsakalotos, le ministre des Finances se disait confiant sur l'issue finale, en dépit "des questions dont ils (les négociateurs) veulent débattre encore et encore".
Athènes d'un côté, et de l'autre les quatre institutions créancières du pays, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) et Mécanisme européen de stabilité (MES) étaient engagées dans un marathon depuis plus de deux semaines pour essayer de conclure au plus vite un plan d'aide au pays porté à 86 milliards d'euros, troisième plan d'aide depuis 2010.
Avec ce nouvel accord, le gouvernement grec respire enfin. Le 20 août, le pays doit honorer une dette de 3,4 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE). Sans cette nouvelle aide, la Grèce risquait un défaut de paiement.
Pour le moment, peu de précisions sur les détails de ce nouvel accord ont filtré... Un responsable du ministère des Finances, interrogé par Reuters, a toutefois précisé que les deux parties s'étaient notamment mis d'accord sur la création d'un fonds chargé de procéder aux privatisations et sur la manière de gérer les créances douteuses du secteur bancaire grec. Ces deux dossiers ont longtemps constitué des points d'achoppement dans les négociations.
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Hier, les deux parties s'étaient accordées sur le cadre budgétaire de la Grèce jusqu'en 2018, ce qui constitue une étape décisive pour l'élaboration d'un accord final.
Selon une source gouvernementale interrogée par l'agence de presse grecque ANA, les négociateurs ont convenu qu'en 2015, la Grèce connaîtrait un déficit primaire (solde du budget hors remboursement de la dette) de 0,25% du PIB, avant des excédents primaires de 0,5% du PIB en 2016, 1,75% en 2017 et 3,5% en 2018, selon cette source.
Ces objectifs diffèrent des objectifs sur lesquels la Grèce et ses créanciers travaillaient jusqu'en juin. A l'époque, ils n'envisageaient que des excédents primaires, 1% cette année, 2% en 2016, 3% en 2017 et 3,5% en 2018.
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Les négociateurs ont également dû tenir compte de l'important ralentissement économique qui pèse sur le pays. Depuis le 28 juin, la mise en place du contrôle des capitaux pour éviter une panique bancaire, paralyse le pays.
(Avec Reuters et AFP)
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