Le plan de bataille de Bruxelles pour financer son budget XXL
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La président de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen.
Reuters
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La bataille budgétaire européenne s'annonce cruciale. Une semaine après la présentation des grandes orientations de la Commission européenne, les États entrent dans une âpre période de négociation. Au centre du jeu, une enveloppe de 2 000 milliards d'euros à répartir entre les États et les programmes défendus par Bruxelles : PAC, cohésion sociale, écologie, frontières.
La Commission se fixe un calendrier de deux ans pour aboutir aux négociations. Objectif de ce nouveau budget : faciliter l'accès aux fonds européens. « C'est une architecture avec moins de rubriques et moins de programmes », explique une source à Bruxelles.
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Pour financer cette vaste enveloppe, la Commission européenne a prévu de s'appuyer sur la contribution des États. Mais compte tenu de la situation tendue des finances publiques de certains pays comme la France, certains gouvernements vont appuyer sur le frein de leur soutien au budget de l'UE. Pour obtenir plus d'autonomie financière, Bruxelles veut donc mettre l'accent sur les ressources propres. Un dossier relativement sensible aux yeux de certains États. Ces ressources propres devraient représenter 65 milliards d'euros par an, soit 455 milliards d'euros sur la période 2028-2034 du cadre financier pluriannuel (CFP).