Le 8 avril, deux semaines après le premier tour des élections présidentielles autrichienne, les habitants du Trentin-Haut-Adige, une région autonome italienne aussi appelée Trentin-Tyrol du Sud et qui a appartenu à l'Autriche, s'exprimeront lors d'élections locales. Le parti pour la liberté autrichien (FPÖ) a une branche dans cette région, où l'autrichien est la deuxième langue officielle, et compte bien jouer la carte du nationaliste.
Dans un entretien accordé au quotidien italien La Repubblica, Heinz-Christian Strache, qui dirige le parti, a ajouté une couche à la campagne en cours :
Les habitants de la région devraient pouvoir appliquer leur droit d'autodétermination et décider librement de leur avenir, défend-il.
Cette proposition donne une nouvelle dimension à la campagne présidentielle en cours. Norbert Hofer, le candidat du FPÖ qui a mené le premier tour, a d'ores et déjà assuré être en faveur de la démocratie directe et des référendums. Son slogan, « la loi vient du peuple », confirme cette tendance.
Si l'idée de Heinz-Christian Strache n'a pas encore entraîné de réaction officielle de ses pairs, elle a déjà été catégoriquement refusée par d'autres. Reinhold Messner, alpiniste connu du Trentin-Haut-Adige, a qualifié sa déclaration d'« insensée »:
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Ingrid Felipe (Verts), vice-gouverneur de la région, partage cet avis:
« Il ne reste à présent plus qu'à Heinz-Christian Strache d'exiger un référendum sur l'accès de l'Autriche à l'Adriatique », moque un lecteur de l'interview du politicien dans La Republicca.
Toute tentative de « rendre Bolzano germanique » semble cependant perdue d'avance, puisque le dernier recensement indique qu'environ trois-quarts de la population sont à présent italophones, avec seulement 25% de germanophones.
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Par Herbert Vytiska, à Vienne, EurActiv.de (traduit par Manon Flausch)
(Article publié le lundi 9 mai 2016 sur Euractiv.fr)
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