Vaccin russe Spoutnik V : l'Autriche veut en produire, la Hongrie en commande
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AGUSTIN MARCARIAN
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Spoutnik V, le vaccin russe contre le Covid-19, séduit plusieurs pays européens. Alors que la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite ouverte à l'utilisation de ce vaccin dans l'Union européenne, l'Autriche s'est déclarée prête ce dimanche à le produire sur son sol tandis que La Hongrie a levé le dernier obstacle pour l'administrer à sa population.
Dans un entretien au journal dominical allemand Welt am Sonntag, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz s'est en effet dit ouvert à ce que les vaccins russe Spoutnik V ou chinois contre le Covid-19 soient produits en Autriche, s'ils obtiennent une autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne.
"Il n'y va que de leur efficacité, leur sécurité et leur disponibilité rapide, pas de luttes géopolitiques", a-t-il précisé alors que les relations entre l'Union européenne et la Russie se sont récemment détériorées, notamment après l'empoisonnement présumé et l'emprisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny.
Un peu plus tard dans la journée, la Hongrie a levé le dernier obstacle à l'administration à sa population du vaccin russe Spoutnik V, avec le feu vert accordé par les autorités sanitaires nationales.
Mardi, Budapest avait annoncé avoir reçu 40.000 doses de ce vaccin, une première au sein de l'Union européenne (UE). Au total, le gouvernement nationaliste de Viktor Orban en a commandé deux millions, qui doivent être livrées sur trois mois. D'abord accueilli avec scepticisme en occident, le vaccin russe a depuis convaincu des experts de son efficacité.
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La revue médicale spécialisée The Lancet a publié mardi des résultats selon lesquels Spoutnik V est efficace à 91,6% contre les formes symptomatiques du Covid-19. A plusieurs reprises, la Hongrie, un pays de 9,8 millions d'habitants proche de Moscou, a dénoncé le processus d'acquisition des vaccins occidentaux par les autorités de l'UE, qu'il juge trop lent. Elle a également été le premier membre de l'UE à avoir signé un accord avec le laboratoire chinois Sinopharm, annonçant une commande de cinq millions de doses de son vaccin.
Elle prévoit de commencer à administrer à ses habitants le vaccin chinois dans le courant du mois de février.
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La chancelière allemande Angela Merkel a également entrouvert la porte au vaccin chinois, en soulignant qu'un pays comme "la Serbie vaccine plus vite" que le reste de l'Europe "avec le vaccin chinois".
L'UE a jusqu'ici autorisé trois vaccins contre le Covid, ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca.
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