Même si la présidente sortante Marie-Guite Dufay (PS) est donnée gagnante au second tour de l’élection, la gauche part en rangs dispersés. Le candidat de l’extrême droite arriverait en tête pour le premier tour, le 20 juin prochain. Sept listes sont enregistrées en préfecture.Si un sondage réalisé fin février, à la demande du parti socialiste du conseil régional (paru dans l'Est Républicain), donne la liste PS dirigée par Marie-Guite Dufay victorieuse au deuxième tour (30%), en revanche, au premier tour, c'est le candidat du RN, Julien Odoul, qui arrive en tête, avec 26%. Au second tour, ce dernier talonne l'actuelle présidente de région en attirant 27% des intentions de vote.
Quant aux autres candidats, au premier tour, Denis Thuriot (LREM-MoDem) arrive en deuxième position avec 18%, suivi de près par Gilles Platret (LR) (17%) à égalité avec Marie-Guite Dufay (PS) (17%), et enfin Stéphanie Modde (EE-LV) (12%). Les intentions de vote pour le second tour mettent Gilles Platret (LR) en troisième position (25%) sur le podium, suivi par Stéphanie Modde (EE-LV) (18%).
Un groupe majoritaire divisé
Après avoir longtemps laissé planer le doute sur son éventuelle candidature, la socialiste Marie-Guite Dufay, 72 ans, actuelle présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, repart pour un nouveau scrutin régional. Un groupe majoritaire divisé et une gauche atomisée expliquent sa candidature. En 2015, Marie-Guite Dufay avait remporté les régionales avec 34,20 % des voix devant l'UDI François Sauvadet (32,89 %) et Sophie Montel, la candidate du Front national (32,44 %).
Le 20 juin prochain, elle se retrouvera face à Gilles Platret, 47 ans, vice-président des Républicains. Réélu maire de Chalon-sur-Saône dès le premier tour en mars 2020 avec 52,9 % des voix, il avait repris la ville au PS en 2014. Pour ce scrutin régional, il rassemble une liste de droite et du centre (UDI, Mouvement de la ruralité, Mouvement écologiste indépendant). L'alliance qui peut sembler étonnante reste logique selon la tête de liste LR : « Nous sommes aujourd'hui en phase sur la quasi-totalité des sujets qui concernent notre région. Ça n'est pas un accord national, mais local, sur la base d'un projet », explique-t-il. Cette annonce a causé des remous et des condamnations de la part de plusieurs responsables LR et UDI locaux (dont François Sauvadet, le président UDI du conseil départemental).