Lors de la signature du contrat entre la filière automobile et l'Etat, Bruno Le Maire a fait plusieurs appels du pied pour des investissements chinois en France. Le ministre a également martelé sa position vers le 100% électrique, et rappelle l'objectif des 2 millions de véhicules électrifiés produits en France à horizon 2030.« BYD est le bienvenu en France et l'industrie automobile chinoise est la bienvenue en France », a martelé Bruno Le Maire hier matin, lors de la conférence de presse qui a suivi la signature du contrat entre la filière automobile et le gouvernement. Une phrase qui contraste avec les tensions sur les subventions massives accordées à la production de véhicules électriques chinois, alors que le Président chinois Xi Jinping est actuellement en visite en France.
Le ministre de l'Économie a invité les constructeurs chinois à venir produire en France, rappelant les choix de baisses d'impôts aux entreprises, maintenues pour le nouveau contrat de filière. ainsi que des prix de l'électricité compétitifs pour les acteurs de l'automobile. « Nous payons notre énergie deux fois plus chère qu'en Chine ou qu'aux Etats-Unis », s'est d'ailleurs plaint Luc Chatel, le Président de la Plateforme automobile, principal syndicat du secteur.
Le géant chinois BYD, qui a dépassé Tesla en nombre de ventes électriques fin 2023, a déjà annoncé une première usine en Hongrie pour 2025. Mais une deuxième est déjà en prévision, voire une troisième. C'est en tout cas ce qu'a annoncé la directrice générale du groupe en Europe, Stella Li, fin avril. « Nous allons rencontrer différents gouvernements », a-t-elle précisé. Et parmi les pays cités pour accueillir ces nouveaux sites : l'Allemagne, l'Italie... et la France.
Êtreun pays de production et non de consommation
Il n'en fallait pas plus pour raviver les espoirs d'accueillir des usines chinoises et, par la même occasion, leurs investissements. Car Bruno Le Maire a bien rappelé qu'il souhaitait une France « de production et pas de consommation », précisant que « c'est ce qui nous permettra de garder nos filières et nos compétences et d'ouvrir de nouvelles usines ». Le ministre de l'Économie a ainsi confirmé les ambitions d'Emmanuel Macron de produire 2 millions de véhicules électrifiés pour 2030 en France.