Le parallèle est saisissant : BNP Paribas annonce un nouveau plan stratégique pour sa banque détail en France avec, à la clé, selon les syndicats, la fermeture d'un tiers des agences d'ici 2030 ; la Société Générale est en passe de boucler la fusion de ses réseaux Société Générale et Crédit du Nord, annoncée en septembre 2020, avec quelques mois d'avance sur le plan de marche. Il s'agit ici de redimensionner les réseaux d'agences, à l'heure de la numérisation des usages bancaires, et compte-tenu d'une part de marché finalement assez modeste face aux réseaux mutualistes.
Le plan Vision 2025 de la Société Générale vise à réduire le nombre d'agences de 2 100 fin 2020 à 1 500, soit une baisse de 30 %. Le plan tablait également sur 3 700 suppressions de postes, sans départ contraint. Objectif : réaliser une réduction de coûts de 350 millions d'euros par an dès 2024. A la fin de l'année dernière, la banque avait indiqué que 80 % du projet avait été réalisé et il serait même en avance de quelques mois par rapport à son échéance prévue de fin d'année.
Pour un projet présenté comme à « hauts risques » d'après le rapport d'expertise qui avait été mené par le cabinet Secafi, c'est donc un succès pour la banque, d'autant qu'elle a profité de ce chantier pour refondre son informatique et son offre de produits et services. Mais cela n'a pas été sans une pression énorme sur les équipes qui laissera sans doute des traces.