Depuis la mi-avril, le projet de fusion du groupe Société Générale et Crédit du Nord est sur le point de franchir un nouveau cap. Car après la première annonce en octobre 2020, amorcée en pleine crise sanitaire, de réduire son maillage de 2.100 à 1.500 agences à l'échelle nationale d'ici fin 2025 (soit par 3.700 suppressions de postes « sans départ contraint »), afin d'aboutir à une réduction de ses coûts « de plus de 350 millions d'euros » par an à compter de 2024, l'intention du groupe bancaire au logo rouge et noir, d'intégrer l'ensemble de ses filiales du Crédit du Nord en une seule et même entité, avait déjà suscité des remous et des inquiétudes.
Depuis, la Société Générale avait évoqué l'amorce de plusieurs chantiers avec les représentants du personnel, en même temps qu'elle procédait à de premières vagues de nominations pour accompagner la transformation de son réseau : cela avait été le cas en Auvergne Rhône-Alpes, où un ancien du groupe Crédit du Nord (en charge de la direction Nord-Ouest jusqu'ici) Didier Pariset, avait été nommé le 1er mars 2021 à la direction régionale de Lyon, en remplacement de Karim Idrissi, "dans le cadre d'un échange croisé pour faciliter la fusion des deux groupes".
Il vient d'ailleurs d'être confirmé, en vue de prendre les rênes de l'une des 11 entités nouvellement créées, la SG Auvergne Rhône-Alpes.