D'où viennent les nouveaux milliardaires ? D'Asie, d'Amérique centrale ? Eh bien...

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La fortune des milliardaires d'Europe Centrale et Orientale s'élève à 3,2 milliards de dollars, en moyenne, contre 24,3 milliards aux Etats-Unis et 20 milliards en Europe Occidentale. Copyright Reuters
La fortune des milliardaires d'Europe Centrale et Orientale s'élève à 3,2 milliards de dollars, en moyenne, contre 24,3 milliards aux Etats-Unis et 20 milliards en Europe Occidentale. Copyright Reuters (Crédits : <small>Reuters</small>)
Les grandes fortunes d'Europe Centrale et Orientale, d'Afrique et du Moyen-Orient représentent désormais près de 18% du nombre total de milliardaires dans le monde, d'après une étude réalisée par Forbes et Société Générale Private Banking. La plupart d'entre eux ne sont pas des héritiers mais des « self made men. »

Le milliardaire russe, chinois, indien ou brésilien se banalise. Et ce, une dizaine d'années seulement après avoir fait irruption dans le club très select des grandes fortunes mondiales. C'est que, après les fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), de nouveaux marchés prometteurs émergent. A savoir l'Europe Centrale et Orientale, l'Afrique et le Moyen-Orient. Conséquence de leur développement, ces trois zones géographiques comptent 250 milliardaires, au total, selon une étude réalisée par le magazine Forbes et Société Générale Private Banking. Ce qui ne représente pas moins de 17,5% du nombre total de milliardaires dans le monde ! Résultat, les milliardaires américains, même s'ils demeurent les plus nombreux, représentent désormais moins d'un tiers (31%) des 1.426 milliardaires recensés par Forbes dans le monde, contre 42% il y a cinq ans.

L'écart entre les fortunes « émergentes » et celles des pays matures se résorbe rapidement

Certes, le patrimoine de ces nouveaux super-riches ne rivalise pas encore avec ceux des Bill Gates, Warren Buffett et autres Bettencourt ou Arnault : les avoirs moyens des milliardaires d'Europe Centrale et Orientale s'élèvent à 3,2 milliards de dollars, contre 24,3 milliards aux Etats-Unis et 20 milliards en Europe Occidentale. L'écart est plus sensible encore avec les grandes fortunes d'Afrique, qui tournent autour de 2,3 milliards de dollars en moyenne. Même les très riches Moyen-Orientaux ne sont pas encore au niveau des milliardaires américains et européens, avec un patrimoine moyen de 7,6 milliards de dollars. Mais « l'écart se comble très vite », précisent Forbes et SG Private Banking. Un rattrapage d'autant plus rapide que les grandes fortunes d'Europe Centrale et Orientale, d'Afrique et du Moyen-Orient sont de « naissante récente », certaines s'étant constituées en moins de 20 ans, souligne l'étude.

Des « self made men » plutôt que des héritiers

De fait, plus des trois quarts (78%) d'entre elles sont des fortunes dites de de première génération. Autrement dit, ces nouveaux milliardaires ne sont pas des héritiers mais des « self made-men. » Comme le polonais Jan Kulczyk, à la tête du fonds d'investissement éponyme Kulczyk Investments, spécialisé dans le gaz et le pétrole. Cet homme de 63 ans se trouve aujourd'hui à la tête d'un magot de 3,5 milliards de dollars, qui fait de lui la 384ème fortune mondiale, d'après Forbes. Ou comme l'Ukrainien Victor Pinchuk, 52 ans, qui émarge à la 353ème place du classement Forbes, avec un patrimoine de 3,8 milliards de dollars. Lequel trouve son origine dans les tubes en acier pour les gazoducs. Mieux, à 48 ans seulement, l'homme le plus riche de la république tchèque, Petr Kellner, n'est autre que la 106ème plus grande fortune du monde, avec un pactole de 10,4 milliards. Qu'il a amassé en bâtissant Home Credit, un groupe de banque et d'assurance d'envergure internationale.

Des investissements dans le sport et la politique

Que font-ils de leur argent, ces nouveaux « super-riches ? » La plupart d'entre eux l'investissent... dans le sport. Comme l'avait fait, en son temps, le milliardaire russe Roman Abramovich, propriétaire du club de foot britannique de Chelsea. Mais la politique titille également ces nouveaux milliardaires, à l'image de l'Egyptien Naguib Sawiris, ancien patron du groupe de télécommunications Orascom et 589ème fortune mondiale, qui a fondé le Parti des Egyptiens Libres, dans le sillage de la révolution du Printemps arabe.

 

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Commentaires
a écrit le 21/03/2018 à 15:30 :
Moi je suis une jeune fille orpheline de 21ans eleve mon reve le plus es de devenir medecin. Mais . les moyens me manque. Sil vous aidez moi je sui au burkina
a écrit le 21/03/2018 à 15:28 :
Moi je suis une jeune fille orpheline de 21ans eleve mon reve le plus es de devenir medecin. Mais . les moyens me manque. Sil vous aidez moi je sui au burkina
a écrit le 12/05/2017 à 16:12 :
Bonjour j su un jeune vivent en côtéd'ivoire j besoin d'aide d'argent
a écrit le 30/03/2015 à 18:37 :
Bonsoir,c'est vrai que toutes ces personnes qui sont fortunées me font rèver.Alors que j'ai besoin de 150000 euros pour racheter la maison familiale de mes parents ou j'ai vécu depuis 1954,j'aimerai trouver LA personne qui me fera un don!!!! je ne sais pas qui a dit que l'argent ne fait pas le bonheur,mais quand on en a çà aide quand mème!!! Bonne soirée
a écrit le 31/01/2014 à 8:36 :
Bien dit Stranger ! Par exemple selon certains Jan Kulczyk est un patron talentueux, pour beaucoup il incarne le personnage qui a fait fortune grâce à ses contacts avec le pouvoir et profitant des biens nationales après l'effondrement do communisme .
a écrit le 01/04/2013 à 11:12 :
j'ajoute à ça "self made-men bien aidé" et j'en passe...
a écrit le 30/03/2013 à 12:38 :
Bizzarement le mon des algériens dans ce clasement est absent, et pourtant...
Personnellment, je connais au moins deux milliardaires et, leurs fortunes dépasse de trés loin les trois milliardaires egyptiens de la famille Sawiris d'Orascom ... mais chuuut, ne dis riens..
a écrit le 30/03/2013 à 11:50 :
Assez rigolo l'article qui découvre l'évidence. L'écart des fortunes se résorbe rapidement, mais tout comme l'écart des pauvretés entre pays émergents et pays matures. Quant à l'immaturité, elle suit le même chemin : l'économie, mais aussi le social, l'humanisme et même le religieux le montrent. Il n'y a qu'à voir l'évolution en Occident de la religion, après celle de l'empire romain puis de l'épiscopat, son successeur ; et à côté, les critiques, outrancières ou pas contre l'immoralité et l'absence de foi de l'Occident. Bien tard, habemus papam des pauvres !

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