Au plus haut, les dividendes devraient encore augmenter en Europe
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En France, les paiements de dividendes devraient passer d'environ 75 milliards d'euros en 2024 à environ 81 milliards d'euros en 2025.
Sarah Meyssonnier
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En France, les paiements de dividendes devraient passer d'environ 75 milliards d'euros en 2024 à environ 81 milliards d'euros en 2025.
Sarah Meyssonnier
Voilà une nouvelle qui va plaire aux actionnaires. Les dividendes versés par les entreprises de l'indice MSCI Europe, un indice qui couvre environ 85% de la capitalisation boursière des marchés d'actions européens, devraient s'élever à environ 459 milliards d'euros en 2025, selon l'étude Allianz Global Investors Dividend Study 2025. Cela représenterait une augmentation de 4% par rapport à l'estimation de 440 milliards d'euros de dividendes versés en 2024.
Depuis la pandémie de Covid-19, les augmentations de dividendes se poursuivent, à un rythme qui s'intensifie, révèle l'étude. « Les technologies de l'information et la santé figurent parmi les secteurs où les augmentations de dividendes attendues pour 2025 sont les plus élevées ». Tandis que les paiements de dividendes du secteur de l'énergie devraient baisser, note Grant Cheng, gérant dividendes chez Allianz.
Par ailleurs, le rendement attendu des dividendes (le pourcentage de distribution par rapport au prix actuel de l'action) suit la tendance à l'augmentation des paiements de dividendes, d'après l'étude.
En France, les paiements de dividendes devraient ainsi passer d'environ 75 milliards d'euros en 2024, à environ 81 milliards d'euros en 2025, et pourraient atteindre 88 milliards d'euros en 2026, prévoit Allianz Global Investors. Et ce, alors que les entreprises du CAC 40 n'ont jamais autant redistribué d'argent à leurs actionnaires qu'en 2024, selon la lettre financière spécialisée Vernimmen.
Les rachats d'actions sont une alternative aux dividendes pour la redistribution des profits de l'entreprise à ses actionnaires. Justement, en 2024, les sociétés du CAC 40 ont procédé à 25,5 milliards d'euros de rachats d'actions, soit 1,0% de leur capitalisation boursière moyenne. Ces derniers ont cependant baissé de façon significative (-15%), en raison du programme exceptionnel de BNP Paribas en 2023 d'un montant de 5 milliards d'euros, lié à la vente de filiale américaine Bank of the West.
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Reste que le total des redistributions est le « niveau le plus haut jamais enregistré depuis que nous faisons cette étude » (22e année), notent les auteurs de la lettre Pascal Quiry et Yann Le Fur. Le champion toutes catégories de la distribution reste TotalEnergies (14,5 milliards d'euros), loin devant LVMH (6,8 milliards, dont 48% sont versés à la famille Arnault) et Stellantis (6,6 milliards d'euros).
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La lettre Vernimmen précise cependant qu'il est difficile d'établir des comparaisons pertinentes avec les années précédentes, « puisque les rachats d'actions sont discrétionnaires et n'impliquent, contrairement aux dividendes, aucun engagement implicite de récurrence ».
(Avec AFP)
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