Bourses mondiales : les investisseurs attentistes après une nouvelle vague de résultats
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Alphabet, la maison-mère de Google, a chuté de 7,29 % après avoir publié des résultats annuels jugés décevants.
Eduardo Munoz
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Alphabet, la maison-mère de Google, a chuté de 7,29 % après avoir publié des résultats annuels jugés décevants.
Eduardo Munoz
Les marchés mondiaux n'affichaient pas de direction claire après une nouvelle salve de résultats publiés ce mercredi 5 février. Malgré une contre-performance d'Alphabet, la place américaine a terminé dans le vert : le Dow Jones a grimpé de 0,71 %, l'indice Nasdaq a gagné 0,19 % et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,39 %.
À New York, la maison mère de Google a chuté de 7,29 % après avoir publié des résultats annuels jugés décevants en raison d'une croissance un peu ralentie au quatrième trimestre, un cloud en dessous des attentes et l'annonce de dépenses colossales en 2025, à hauteur de 75 milliards de dollars.
Google Cloud a doublé son bénéfice opérationnel, indicateur clef de la rentabilité, à 2,1 milliards de dollars au quatrième trimestre, mais sa croissance a ralenti, alors que ce secteur est en pleine expansion.
Les investisseurs ont notamment retenu l'investissement de 75 milliards de dollars annoncé par Alphabet sur l'année 2025, principalement dans l'intelligence artificielle, une semaine après l'onde de chose provoquée par la start-up chinoise DeepSeek, qui avait présenté un modèle de langage opérationnel à moindre coût. Le géant Nvidia (+5,21 %) a bénéficié de cet optimisme, mais pas AMD (-6,27 %) qui a été plombée par des résultats jugés décevants.
Par ailleurs, sur la place américaine, le géant des VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) Uber a plongé de 7,56 %, plombé par des perspectives jugées décevantes pour le premier trimestre en termes de courses et de livraisons.
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Snap, la maison mère de Snapchat, a pour sa part dégagé un bénéfice net trimestriel de 9 millions de dollars, fait rare pour le réseau social qui n'a toujours pas atteint la rentabilité sur le long terme. L'entreprise californienne a réalisé 1,6 milliard de dollars de chiffre d'affaires, soit une croissance de 14 % sur un an, un résultat légèrement meilleur qu'attendu. Cela n'a pas suffi à convaincre les investisseurs : l'action de l'entreprise a perdu 8,36 % à Wall Street.
De son côté, le groupe Disney (-2,44 % à New York) a publié des résultats contrastés pour le premier trimestre de son exercice décalé, avec un chiffre d'affaires correspondant aux attentes grâce au cinéma, tandis que sa plateforme de streaming Disney+ a perdu des abonnés.
Mattel s'est enfin envolé de 15,33 % à New-York. Le spécialiste américain du jouet a publié des ventes en hausse au quatrième trimestre 2024, soutenu notamment par sa franchise de petites voitures Hot Wheels, et a dépassé les attentes des analystes malgré un bénéfice net en baisse.
En Europe, la Bourse de Paris a reculé de 0,19 % et Milan de 0,38 %, tandis que Londres s'est octroyée 0,61 % et Francfort 0,37 %.
« Les actions britanniques ont d'abord été sous pression mercredi en raison de la hausse de la livre avant de se redresser, soutenu par des secteurs spécifiques comme celui de la santé », a commenté Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group. « Les investisseurs sont restés prudents avant la décision de la Banque d'Angleterre (BoE) de jeudi, les marchés tablant sur une baisse des taux de 25 points de base », ajoute-t-il.
La BoE devrait en effet abaisser ce jeudi ses taux d'intérêt pour soutenir une économie britannique à la peine, confrontée en outre au risque d'être affectée par les droits de douane américains. Après deux coupes l'an dernier, les analystes s'attendent à ce que les membres de la BoE ramènent le taux directeur à 4,50 %.
Par ailleurs, sur la place européenne, le groupe pharmaceutique danois Novo Nordisk, première capitalisation européenne, a gagné 4,54 % à Copenhague (+3,76 % à New York), après avoir publié des résultats en fanfare pour 2024. Le géant pharmaceutique britannique GSK (+7,61 % à Londres) a, lui, vu ses ventes dopées par ses traitements contre le cancer en 2024 et a rehaussé ses prévisions de croissance.
Ailleurs sur les marchés, la guerre commerciale opposant les deux premières puissances économiques du globe « renforce l'attrait pour l'or comme valeur refuge », souligne Ricardo Evangelista, analyste d'ActivTrades. Vers 8 h 50 GMT ce jeudi (9 h 50 à Paris), l'once d'or s'établissait à 2 856,88 dollars, après avoir touché un nouveau sommet à 2 877,14 dollars. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'État américains à dix ans s'est détendu à 4,42 %, contre 4,52 % la veille en clôture.
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Du côté du pétrole et des changes, la devise américaine lâchait 0,47 % face à l'euro vers 8 h 50 GMT (9 h 50 à Paris), à 1,0357 dollar pour un euro. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu 2,09 % à 74,61 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a lâché 2,30 % à 71,03 % dollars.
(Avec AFP)
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