Le projet de scission d'EY patine
Paul Marion
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Le siège français d'EY dans le quartier de La Défense, à Paris.
Reuters
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Le siège français d'EY dans le quartier de La Défense, à Paris.
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L'opération « Everest » aura-t-elle lieu en 2023 ? Le projet de scission des activités d'audit et de conseil au sein du géant EY ne progresse pas aussi vite qu'annoncé. Mercredi, le quotidien économique Financial Times (FT) affirmait même que le plan de scission était sur « pause » en raison « d'un différend houleux sur la part de ses activités fiscales qui devrait rester du côté de l'audit du cabinet ».
À la suite de l'article du Financial Times, EY a reconnu qu'il lui fallait encore travailler sur « la forme finale de la transaction », mais a confirmé que la scission était encore à l'ordre du jour. « Cette transaction est complexe et constituera la feuille de route pour la refonte de la profession, il est donc important de bien faire les choses », a poursuivi EY dans sa déclaration, assurant « rester attaché à la logique stratégique qui sous-tend » ce projet baptisé « Everest ». « Un accord peut et doit être conclu » avec les 13.000 associés qui devront approuver par un vote la séparation de l'audit et du conseil, a insisté EY.
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Après avoir été un bruit de couloir pendant des années, la scission d'EY a été officialisée par sa direction en septembre 2022. Cela doit lui permettre d'obtenir davantage de contrats dans les branches respectives de l'audit et du conseil sans se soucier des potentiels conflits d'intérêts qui émergent quand les deux activités sont rassemblées dans une même structure.
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